Reporters Sans Frontières vient de publier la dernière édition de son dossier « Les ennemis d'Internet », qui consiste à dévoiler la vérité sur tous les pays qui s'attaquent à la liberté d'expression sur Internet. Mais la nouveauté aujourd'hui, c'est l'apparition de nouveaux pays dénoncés par l'organisation internationale de défense de la liberté de la presse, non pas comme des dictatures sous censure, mais comme des démocraties sous surveillance.
On retrouve donc les 12 traditionnels ennemis du Net, des pays qui censurent plus ou moins ouvertement l'ensemble d'Internet sur son territoire. Certains pratiquent même l'emprisonnement de cyberdissidents et autres blogueurs considérés comme politiquement ou culturellement trop subversifs. Un classique, qui n'en est pas moins intolérable. Médaille d'or de la discipline, la Chine, qui enferme actuellement 49 cyberdissidents.
RSF remarque surtout un renouveau des pratiques, consistant à manipuler l'information : « Commentaires téléguidés déposés sur des sites Internet très consultés et piratages informatiques orchestrés par des gouvernements censeurs brouillent l’information sur Internet ». Aucun doute, le secteur des nouvelles technologies regorge d'innovations... en tout genre.
La seconde partie du dossier de l'organisation est d'ailleurs particulièrement intéressante, elle recense les gouvernements qui ont placé le Net « sous surveillance » : l'Australie, le Barheïn, le Belarus, la Corée du Sud, Les Émirats arabes unis, l'Érythrée, la Malaisie, le Sri Lanka, la Thaïlande, et le Zimbabwe. RSF dénonce ici des pratiques de filtrage trop intense, la possibilité d'intercepter les courriers électroniques, parfois même sans mandat de justice, mais aussi la censure de sujets culturellement tabous, comme l'homosexualité, qui porte atteinte à l'Islam, selon les Émirats arabes unis.
Un document parfaitement synthétisé, à lire absolument, et attentivement.
On retrouve donc les 12 traditionnels ennemis du Net, des pays qui censurent plus ou moins ouvertement l'ensemble d'Internet sur son territoire. Certains pratiquent même l'emprisonnement de cyberdissidents et autres blogueurs considérés comme politiquement ou culturellement trop subversifs. Un classique, qui n'en est pas moins intolérable. Médaille d'or de la discipline, la Chine, qui enferme actuellement 49 cyberdissidents.RSF remarque surtout un renouveau des pratiques, consistant à manipuler l'information : « Commentaires téléguidés déposés sur des sites Internet très consultés et piratages informatiques orchestrés par des gouvernements censeurs brouillent l’information sur Internet ». Aucun doute, le secteur des nouvelles technologies regorge d'innovations... en tout genre.
La seconde partie du dossier de l'organisation est d'ailleurs particulièrement intéressante, elle recense les gouvernements qui ont placé le Net « sous surveillance » : l'Australie, le Barheïn, le Belarus, la Corée du Sud, Les Émirats arabes unis, l'Érythrée, la Malaisie, le Sri Lanka, la Thaïlande, et le Zimbabwe. RSF dénonce ici des pratiques de filtrage trop intense, la possibilité d'intercepter les courriers électroniques, parfois même sans mandat de justice, mais aussi la censure de sujets culturellement tabous, comme l'homosexualité, qui porte atteinte à l'Islam, selon les Émirats arabes unis.
Un document parfaitement synthétisé, à lire absolument, et attentivement.
Bruno Cormier
le 12 mars 2009 à 15:39
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