Alors qu'hier, YouTube expliquait que la Performing Rights Society, ou PRS, l'avait quasiment contraint à supprimer l'accès aux clips Premium pour le Royaume-Uni, du fait d'un différend entre le site et la société de collecte des droits, voilà que MySpace pourrait être contraint de faire de même.La renégociation des droits avec la PRS ne touche en effet pas que YouTube, et les discussions entamées pourraient ne pas aboutir favorablement évoquent des sources de l'industrie. « Beaucoup de prestataires de services négocient et renouvellent leur licence d'utilisation avec la PRS actuellement, mais les taux sont connus pour ne pas être très rentables », précise la source évoquée par le Guardian.
Des circonstances qui muselleraient l'activité en ligne, dans de telles conditions, mais sur lesquelles MySpace Angleterre, contacté par le Guardian n'a pas souhaité faire de commentaires.
On se souvient déjà que le service Pandora avait été contraint de mettre fin à son activité le 15 janvier dernier, pour avoir échoué dans la négociation. De même, Imeem et RealNetWorks discutent actuellement de leur avenir, tandis que YouTube et la PRS doivent se rencontrer aujourd'hui dans la journée.
Le service vidéo de Google explique qu'il est tout disposé à partager les revenus avec les ayants droit, mais que dans les conditions dictées par la PRS, autant cesser son activité plutôt que de perdre de l'argent à chaque vidéo regardée. Une pratique qui serait tout simplement intenable sur la durée.
Du côté de la PRS, on continue de défendre son bout de gras, dans l'espoir de parvenir à un compromis : l'objectif n'est pas de cesser les discussions, mais de respecter les intérêts de chacun. Pour l'avocat Kolvin Stone, spécialisé dans le droit techologie et internet, la situation ne tournerait pas à l'avantage de YouTube qui doit endosser des coûts élevés de fonctionnement. En revanche, cette rupture pourrait entraîner un choc auprès des ayants droit qui demanderont des comptes à PRS.
Si le modèle mis en place s'est basé sur un certain fonctionnement, il doit désormais changer : l'habitude prise par les consommateurs d'obtenir en permanence de la gratuité n'est peut-être plus viable. Il reviendrait alors à YouTube de trouver d'autres alternatives, qui permettraient de continuer à alimenter les caisses de la PRS.
Source :
Guardian
Nicolas.G
le 11 mars 2009 à 10:27
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