Depuis peu, Google News, le portail le plus important d'informations et d'actualités, a ajouté des publicités à sa page, alors qu'en sept années d'existence, jamais le moteur n'avait introduit de mode de rémunération à ses pages. Un atout dans la rémunération de Google, mais qui ne séduit pas la presse française, laquelle souhaite que les revenus générés soient partagés entre le moteur et les éditeurs de contenus. Le magazine Wired avait déjà soulevé cette problématique peu après l'annonce faite par Google, en pointant que nulle part le moteur ne semblait indiquer un partage des revenus ainsi créés par le biais des clics et de l'affichage. Pour tous, le service Google News est, comme tout ce que Google produit, un outil destiné à une monétisation, à plus ou moins longue échéance.
L'apparition des Adsense témoignait également d'une période économique creuse, dans laquelle on finit par chercher la rentabilité par tous les moyens et ce test réalisé aux États-Unis. Mais pour Philippe Jannet, président du Groupement des éditeurs en ligne, cité par Les Échos, si personne ne s'oppose à ce que le moteur ajoute ses publicités, cela ne peut être accepté qu'à condition « qu'il y ait une répartition du chiffre d'affaires généré avec les journaux. Car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents ». Logique implacable.
Jusqu'à présent, même en se rendant sur la page de Google News, seul le public américain voit ces publicités, et pour l'heure, la firme de Mountain View refuse catégoriquement d'entendre parler de partage. La version française recense 25.000 sources d'informations et apporterait de 10 à 20 % selon les chiffres des Échos de trafic à un site.
Un argument difficile à ignorer pour les journaux, alors que Pascal Pouquet, directeur adjoint des nouveaux médias du groupe Figaro, s'était entendu dire par Josh Cohen, qu'aucune perspective de monétisation directe par Google news n'était en prévision. Ce même Josh éludera méchamment la question quand nos confrères des Échos lui demanderont si les éditeurs de presse américains ont donné leur accord pour que figurent des publicités Adsense sur les pages de recherche.
Pour Eric Schmidt, le PDG du moteur, la réponse est dans l'énoncé : « Nous sommes capables d'envoyer du trafic sur les sites de presse et les journaux peuvent ensuite monétiser ce trafic. Cela leur permet de générer du chiffre d'affaires. Le problème est que cela ne suffit pas à compenser le déclin des autres revenus de la presse. » Rien n'est encore prévu pour l'Europe, alors que le marché est tout juste mis en place aux États-Unis.
Source :
Les Echos
Nicolas.G,
Le 2 mars 2009 à 12:31
(12 998
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Il y a 34 commentaires
Pour Eric Schmidt, le PDG du moteur, la réponse est dans l'énoncé : « Nous sommes capables d'envoyer du trafic sur les sites de presse et les journaux peuvent ensuite monétiser ce trafic. Cela leur permet de générer du chiffre d'affaires. Le problème est que cela ne suffit pas à compenser le déclin des autres revenus de la presse. » Rien n'est encore prévu pour l'Europe, alors que le marché est tout juste mis en place aux États-Unis.
effectivement, si google leur apporte 10 à 20% de trafic en plus, demander une dime sur les pubs google, c'est un peu vouloir le beurre...
Le scénario :
- la presse écrite réclame,
- Google les envoie promener,
- certains journaux demandent à être retirés de Google News,
- leurs revenus publicitaires s'effondrent,
- ils reviennent supplier papa Google de leur pardonner, et de les remettre, siouplé...
Bref, pas très différent de ce qui s'est passé avec la presse écrite belge...
- la presse écrite réclame,
- Google les envoie promener,
- certains journaux demandent à être retirés de Google News,
- leurs revenus publicitaires s'effondrent,
- ils reviennent supplier papa Google de leur pardonner, et de les remettre, siouplé...
Bref, pas très différent de ce qui s'est passé avec la presse écrite belge...
PCI aussi veut des parts ?
Car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents ». Logique implacable.
Pas faux. D'un autre coté, les journaux reversent quelle part de leurs revenus publicitaires aux personnes qui font l'objet d'un sujet dans leurs pages ?
CharlieConnor
Le lundi 2 mars 2009 à 13:07:06
#5
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le vendredi 20 février 09
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commentaires
En même temps, Google News est au service des sites de news en leur envoyant des lecteurs. Le contraire (les sites de news permettent à Google News d'exister) est aussi vrai, mais moins
C'est le serpent qui se mord la queue.
Edité par CharlieConnor le lundi 2 mars 2009 à 13:09
C'est le serpent qui se mord la queue.
Edité par CharlieConnor le lundi 2 mars 2009 à 13:09
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