Filtrage des hotspots publics : colère noire contre liste blanche
Un régime à la chinoise de sites labellisés
La question de la liste blanche des sites accessibles depuis un hotspot public continue de provoquer du remous parmi les professionnels du secteur.
Hier, la Fédération France Wireless qui regroupe des acteurs associatifs et professionnels du Wi-Fi en France et dans les DOM-TOM, s’est vigoureusement opposée à la proposition de la ministre de la Culture Christine Albanel : afin de « sécuriser » les accès Wi-Fi publics, celle-ci préconise de constituer une liste blanche de sites qui seraient ainsi les seuls accessibles par les internautes en nomadisme.
La FFW « s’interroge sur la neutralité d’une telle liste qui favoriserait l’accès à certains sites au détriment d’autres, tous ayant des contenus non répréhensibles, créant ainsi un internet filtré par l’État. Dans un pays actuellement en difficulté économique, le développement de nouvelles entreprises serait amputé de visibilité sur la toile par cette mesure. Internet étant un monde vivant en temps réel, il sera impossible de gérer en temps réel une telle liste privant ainsi les internautes d’un accès à l’information. Le fait d’imposer une telle liste porte atteinte à la liberté individuelle sur le choix de la consultation d’un site en particulier ».
Faute de mieux, l’acteur estime qu’il aurait été plus judicieux pour la ministre de constituer une liste noire, plutôt qu’une liste d’heureux élus...
"Le monde des Monthy Python"
Interviewé récemment par Ecrans.fr, Benjamin Bayart tacle à son tour cette idée au micro de France Info.
Le président de French Data Network estime que c’est là la conséquence d’une idiotie, d’« une loi qui veut lutter contre le piratage, qui cherche à défendre les moines copistes de DVD contre le Gutenberg du numérique donc on est d’entrée de jeu dans l’absurde. À partir du moment où on a accepté qu’on était dans le monde des Monthy Python, on peut dire n’importe quoi ». Pour Bayart, « cela revient à dire que la presse gratuite embête la presse payante et donc la presse gratuite aura le droit de diffuser les messages du gouvernement ».
Toujours selon Benjamin Bayart, la seule solution est de rester sur le principe du droit d’auteur : « quand il y a commerce d’un contenu culturel, l’artiste est rémunéré sur ce commerce. C’est ça le fond, c’est de dire que le marchand de livres, il va bien falloir qu’il paye quelque chose à l’auteur. Quand ma petite sœur échange de la musique avec ses copines sur MSN, elle ne vend rien, elle n’achète rien donc elle donne le même pourcentage que tout le monde : 10% de zéro, et on est sur un modèle vachement sain ».
Hier, la Fédération France Wireless qui regroupe des acteurs associatifs et professionnels du Wi-Fi en France et dans les DOM-TOM, s’est vigoureusement opposée à la proposition de la ministre de la Culture Christine Albanel : afin de « sécuriser » les accès Wi-Fi publics, celle-ci préconise de constituer une liste blanche de sites qui seraient ainsi les seuls accessibles par les internautes en nomadisme.
La FFW « s’interroge sur la neutralité d’une telle liste qui favoriserait l’accès à certains sites au détriment d’autres, tous ayant des contenus non répréhensibles, créant ainsi un internet filtré par l’État. Dans un pays actuellement en difficulté économique, le développement de nouvelles entreprises serait amputé de visibilité sur la toile par cette mesure. Internet étant un monde vivant en temps réel, il sera impossible de gérer en temps réel une telle liste privant ainsi les internautes d’un accès à l’information. Le fait d’imposer une telle liste porte atteinte à la liberté individuelle sur le choix de la consultation d’un site en particulier ».
Faute de mieux, l’acteur estime qu’il aurait été plus judicieux pour la ministre de constituer une liste noire, plutôt qu’une liste d’heureux élus...
"Le monde des Monthy Python"
Interviewé récemment par Ecrans.fr, Benjamin Bayart tacle à son tour cette idée au micro de France Info. Le président de French Data Network estime que c’est là la conséquence d’une idiotie, d’« une loi qui veut lutter contre le piratage, qui cherche à défendre les moines copistes de DVD contre le Gutenberg du numérique donc on est d’entrée de jeu dans l’absurde. À partir du moment où on a accepté qu’on était dans le monde des Monthy Python, on peut dire n’importe quoi ». Pour Bayart, « cela revient à dire que la presse gratuite embête la presse payante et donc la presse gratuite aura le droit de diffuser les messages du gouvernement ».
Toujours selon Benjamin Bayart, la seule solution est de rester sur le principe du droit d’auteur : « quand il y a commerce d’un contenu culturel, l’artiste est rémunéré sur ce commerce. C’est ça le fond, c’est de dire que le marchand de livres, il va bien falloir qu’il paye quelque chose à l’auteur. Quand ma petite sœur échange de la musique avec ses copines sur MSN, elle ne vend rien, elle n’achète rien donc elle donne le même pourcentage que tout le monde : 10% de zéro, et on est sur un modèle vachement sain ».
Le 20 février 2009 à 12:06
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Il y a 292 commentaires
geekounet85
Le vendredi 20 février 2009 à 12:09:28
#1
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encore une histoire de couleur......
Spyder974
Le vendredi 20 février 2009 à 12:10:10
#2
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Quand ma petite sœur échange de la musique avec ses copines sur MSN, elle ne vend rien, elle n’achète rien donc elle donne le même pourcentage que tout le monde : 10% de zéro, et on est sur un modèle vachement sain
encore une !!
Plam
Le vendredi 20 février 2009 à 12:13:36
#3
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C'est un bon gars Benjamin Bayart. J'ai déjà vu lors d'un conférence, il mâche pas ses mots, comme d'hab.
Ça fait du bien de pas avoir de langue de bois
Amethyste
Le vendredi 20 février 2009 à 12:15:37
#4
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Colère saine pour un dossier puant
Pourquoi ce type là n'est pas invité dans les débats parlementaires?
Pourquoi ce type là n'est pas invité dans les débats parlementaires?
geekounet85
Le vendredi 20 février 2009 à 12:16:20
#5
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le mercredi 9 juin 04
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Quand ma petite sœur échange de la musique avec ses copines sur MSN, elle ne vend rien, elle n’achète rien donc elle donne le même pourcentage que tout le monde : 10% de zéro, et on est sur un modèle vachement sain
en fait ce mec a cerné le problème! il n'y a pas d'échange d'argent avec le P2P! ce n'est que du don! de quelque chose qui ne nous appartient pas, soit, mais ce n'est pas de la vente! il n'y a donc pas de taxe possible. en fait tout le problème vient de là! les majors pleurent parce qu'elles n'ont aucun moyen de récuprer de l'argent sur un commerce qui n'existe pas financièrement mais uniquement via du troc, de l'échange (illégal bien entendu, mais bon... ya bien la taxe pour copie privée...).
en fait c'est ça qui dérange le plus: qu'il n'y ai pas d'argent en jeux, a récupérer!
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