Mise à jour (2) 24 juillet 2009 l'Assemblée a repoussé une série d'amendements qui visait à rendre interopérables et/ou gratuits les fameux logiciels de sécurisation.
Hadopi 2 oblige les consommateurs à acquérir des moyens dits « de sécurisation» de leur ligne internet afin de ne pas être accusés de « négligence...Mise à jour (2) 24 juillet 2009 l'Assemblée a repoussé une série d'amendements qui visait à rendre interopérables et/ou gratuits les fameux logiciels de sécurisation.
Hadopi 2 oblige les consommateurs à acquérir des moyens dits « de sécurisation» de leur ligne internet afin de ne pas être accusés de « négligence caractérisée », expliquait-on sur les bans de l'opposition. "Cette obligation nouvelle ne doit pas être supportée financièrement par le consommateur. Par ailleurs, les moyens labellisés par la HADOPI devront être interopérables afin que tous les consommateurs, quel que soit leur logiciel d’exploitation, puissent les installer".
L'objectif, au delà de l'aspect économique, était donc d'éviter de contraindre les utilisateurs de systèmes trop exotiques (vieille version de Windows, système d'exploitation libre, etc.) à changer de système pour s'adapter au logiciel de sécurisation. Si en effet aucun logiciel n'est disponible sur sa machine, il n'aura aucune arme pour se défendre si son IP traine sur les réseaux P2P en raison du piratage de son accès par un voisin. Autre effet dévastateur : changer d'OS peut parfois contraindre à changer de matériel, nouvelle couche d'investissements que devra supporter l'abonné "bon père de famille".
MAM a simplement affirmé en substance, si on devait obliger à la gratuité à chaque fois qu'il y a une obligation, ca serait de la démagogie. Vous faites de ghetto entre ceux qui peuvent , et ceux qui ne peuvent pas. Nous on s'intéresse à ceux qui voudraient mais qui ne peuvent pas, a réagi Jean Pierre Brard. En vain.
Mise à jour 2 avril 2009 : les logiciels de sécurisation, ces mouchards qui surveilleront les activités des internautes seront payants. Riester comme Albanel ont refusé que les "outils de sécurisation" soient impérativement gratuits, comme le réclamait le député Bloche coauteur d'un amendement 307 allant en ce sens.
Ce choix imposera donc des coûts importants pour les particuliers qui devront acheter un tel mouchard, mais aussi pour les entreprises (certains sociétés ont des centaines de machines) ou évidemment les administrations, et donc les contribuables. en plus d'acheter le logiciel anti-téléchargement , il faudra compter le coût de l'installation. A l'échelle du pays, ce sont plusieurs millions d'euros...
D'autres amendements imposants l'interopérabilité ou indirectement le respect des principes du logiciel libre ont été refusés.
--------------------------
Premiere diffusion 19 février 2009 : Dans les échanges qui ont été publiés suite aux auditions de la Commission des Lois, une petite pépite est à relever.
Deux projets d’amendement ont été présentés, l’un par Jean Dionis du Séjour, l’autre par Patrick Bloche. Ces amendements précisaient que les moyens de sécurisation ont l’obligation d’être mis à la disposition des consommateurs gratuitement et interopérables. Après le vote de la loi DADVSI, cette obligation d’interopérabilité devait sembler naturelle aux députés.
De plus, ces moyens sont fondamentaux : quand une adresse IP est repérée, la seule solution qu’à l’abonné récidiviste pris par l’Hadopi pour échapper à la suspension, c’est de prouver l’usage d’un outil de sécurisation à l’instant du repérage.
Pour faire simple : « messieurs de l’Hadopi, mon IP n’a pas pu être visible sur les réseaux P2P en plein échange illicite puisqu’au même moment, mon logiciel de sécurisation labellisé par l’Hadopi était activé ! » En d’autres termes, le bon père de famille abonné Orange/Free/NC ou SFR prendra inévitablement les devants pour verrouiller l’accès de sa machine et empêcher que sa connexion ne puisse être utilisée pour commettre des infractions (par les parents, les enfants, les voisins, un tiers, un cheval de Troie, un virus, un ver…). Et qu'il soit sous Windows, Mac OS ou Linux, il devra trouver cette solution sauf à subir les foudres de la riposte graduée.
Des outils payants
Reste qu'on ne sait pas encore très bien comment fonctionnera cet outil (blocage de port, filtrage de protocole, blacklistage d’URL,… ?), ce qui génère d'importants risques de présomption de culpabilité.
Franck Riester, rapporteur du projet de loi au nom de la Commission des lois, a cependant déjà donné deux précieuses indications : « les moyens de sécurisation mis en place ne sauraient être gratuits, à l’image des logiciels de contrôle parental, mis à la disposition des consommateurs à titre payant, même si leur prix est modique. »
C’est là, la consécration d’un marché immense de millions de clients qui s’ouvre aux éditeurs de solution de sécurité : d'un côté la peur du gendarme, de l'autre, le réconfort du bouclier.
C'est aussi la confirmation de ce que nous confiait Olivier Henrard, conseiller juridique de Mme Albanel et un des rédacteurs de la loi Hadopi, qui pensait en juin 2008 que ce sont les FAI qui allaient tirer profit de ce marché : « à partir du moment où les internautes vont avoir intérêt à installer ce genre de dispositif où il existera donc une demande solvable, les FAI vont alors développer une offre dans ce domaine. Il faudra prévoir, dès lors qu’il s’agit de fournir aux abonnés un moyen de s’exonérer de leur responsabilité, un dispositif qui permet de certifier à l’Hadopi qu’à tel ou tel moment, ce dispositif était utilisé ». A la question de savoir s’il n’y a pas une forme de vente liée, M. Henrard répond par la négative : « On crée une incitation et chacun se détermine en fonction de ses obligations. Il y a des aléas dont on veut se protéger et si on est un tout petit peu rationnel, il est évident qu’on va demander à son FAI l’utilisation d’un tel dispositif. » Et payer.
Des outils non interopérables
Mais il y a mieux. Le rapporteur Riester s’est également exprimé sur l’interopérabilité. « Je n’y suis pas favorable, a-t-il expliqué avant de poursuivre il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d’exploitation. L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels ». Comment se défendra l'abonné Linux si les éditeurs préfèrent investir sur du Windows, marché bien plus juteux ?
La colère de l'APRIL
Contactée, l’April, qui défend le logiciel libre, a immédiatement réagi, la mémoire encore fraîche : « comme pour DADVSI, l'urgence est déclarée. Comme pour DADVSI, ce texte est annoncé comme le remède miracle contre le téléchargement d'œuvres en peer-to-peer. Comme pour DADVSI, des mesures « techniques » sont imposées. Comme pour DADVSI, l'interopérabilité est menacée»
L’association constate ainsi que « trois ans après DADVSI, le gouvernement et la majorité semblent n'avoir rien retenu des débats sur l'interopérabilité et le logiciel libre (…)On ignore tout de la nature de ces moyens de sécurisation : on ne sait pas ce qu'ils font, ni où ils s'installent, et quelle est la maîtrise que l'utilisateur pourra en avoir ».
Pour Alix Cazenave, responsable des affaires publiques à l’association, « tout ce que l'on sait pour l'instant, c'est qu'ils seront labellisés par l'Hadopi après avoir consulté les "experts" intéressés. Qu'ils garantissent l'interopérabilité serait un minimum ! »
« Monsieur Riester est la preuve qu'il reste encore à l'Assemblée nationale des députés qui sont opposés à l'interopérabilité, opposés à la libre concurrence, opposés au libre-choix des utilisateurs, et opposés au logiciel libre. Il soutient un dispositif qui va, une fois de plus, pénaliser sans aucune justification les auteurs et les utilisateurs de logiciels libres. Avec ce dispositif, nous ne serons pas égaux devant la loi ! » s'insurge Benoît Sibaud, Président de l'April.
Le texte du projet de loi sera examiné par l’Assemblée nationale à partir du 10 mars.
Hadopi 2 oblige les consommateurs à acquérir des moyens dits « de sécurisation» de leur ligne internet afin de ne pas être accusés de « négligence caractérisée », expliquait-on sur les bans de l'opposition. "Cette obligation nouvelle ne doit pas être supportée financièrement par le consommateur. Par ailleurs, les moyens labellisés par la HADOPI devront être interopérables afin que tous les consommateurs, quel que soit leur logiciel d’exploitation, puissent les installer".
L'objectif, au delà de l'aspect économique, était donc d'éviter de contraindre les utilisateurs de systèmes trop exotiques (vieille version de Windows, système d'exploitation libre, etc.) à changer de système pour s'adapter au logiciel de sécurisation. Si en effet aucun logiciel n'est disponible sur sa machine, il n'aura aucune arme pour se défendre si son IP traine sur les réseaux P2P en raison du piratage de son accès par un voisin. Autre effet dévastateur : changer d'OS peut parfois contraindre à changer de matériel, nouvelle couche d'investissements que devra supporter l'abonné "bon père de famille".
MAM a simplement affirmé en substance, si on devait obliger à la gratuité à chaque fois qu'il y a une obligation, ca serait de la démagogie. Vous faites de ghetto entre ceux qui peuvent , et ceux qui ne peuvent pas. Nous on s'intéresse à ceux qui voudraient mais qui ne peuvent pas, a réagi Jean Pierre Brard. En vain.
Mise à jour 2 avril 2009 : les logiciels de sécurisation, ces mouchards qui surveilleront les activités des internautes seront payants. Riester comme Albanel ont refusé que les "outils de sécurisation" soient impérativement gratuits, comme le réclamait le député Bloche coauteur d'un amendement 307 allant en ce sens.
Ce choix imposera donc des coûts importants pour les particuliers qui devront acheter un tel mouchard, mais aussi pour les entreprises (certains sociétés ont des centaines de machines) ou évidemment les administrations, et donc les contribuables. en plus d'acheter le logiciel anti-téléchargement , il faudra compter le coût de l'installation. A l'échelle du pays, ce sont plusieurs millions d'euros...
D'autres amendements imposants l'interopérabilité ou indirectement le respect des principes du logiciel libre ont été refusés.
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Premiere diffusion 19 février 2009 : Dans les échanges qui ont été publiés suite aux auditions de la Commission des Lois, une petite pépite est à relever.Deux projets d’amendement ont été présentés, l’un par Jean Dionis du Séjour, l’autre par Patrick Bloche. Ces amendements précisaient que les moyens de sécurisation ont l’obligation d’être mis à la disposition des consommateurs gratuitement et interopérables. Après le vote de la loi DADVSI, cette obligation d’interopérabilité devait sembler naturelle aux députés.
De plus, ces moyens sont fondamentaux : quand une adresse IP est repérée, la seule solution qu’à l’abonné récidiviste pris par l’Hadopi pour échapper à la suspension, c’est de prouver l’usage d’un outil de sécurisation à l’instant du repérage.
Pour faire simple : « messieurs de l’Hadopi, mon IP n’a pas pu être visible sur les réseaux P2P en plein échange illicite puisqu’au même moment, mon logiciel de sécurisation labellisé par l’Hadopi était activé ! » En d’autres termes, le bon père de famille abonné Orange/Free/NC ou SFR prendra inévitablement les devants pour verrouiller l’accès de sa machine et empêcher que sa connexion ne puisse être utilisée pour commettre des infractions (par les parents, les enfants, les voisins, un tiers, un cheval de Troie, un virus, un ver…). Et qu'il soit sous Windows, Mac OS ou Linux, il devra trouver cette solution sauf à subir les foudres de la riposte graduée.
Des outils payants
Reste qu'on ne sait pas encore très bien comment fonctionnera cet outil (blocage de port, filtrage de protocole, blacklistage d’URL,… ?), ce qui génère d'importants risques de présomption de culpabilité.
Franck Riester, rapporteur du projet de loi au nom de la Commission des lois, a cependant déjà donné deux précieuses indications : « les moyens de sécurisation mis en place ne sauraient être gratuits, à l’image des logiciels de contrôle parental, mis à la disposition des consommateurs à titre payant, même si leur prix est modique. »
C’est là, la consécration d’un marché immense de millions de clients qui s’ouvre aux éditeurs de solution de sécurité : d'un côté la peur du gendarme, de l'autre, le réconfort du bouclier.
C'est aussi la confirmation de ce que nous confiait Olivier Henrard, conseiller juridique de Mme Albanel et un des rédacteurs de la loi Hadopi, qui pensait en juin 2008 que ce sont les FAI qui allaient tirer profit de ce marché : « à partir du moment où les internautes vont avoir intérêt à installer ce genre de dispositif où il existera donc une demande solvable, les FAI vont alors développer une offre dans ce domaine. Il faudra prévoir, dès lors qu’il s’agit de fournir aux abonnés un moyen de s’exonérer de leur responsabilité, un dispositif qui permet de certifier à l’Hadopi qu’à tel ou tel moment, ce dispositif était utilisé ». A la question de savoir s’il n’y a pas une forme de vente liée, M. Henrard répond par la négative : « On crée une incitation et chacun se détermine en fonction de ses obligations. Il y a des aléas dont on veut se protéger et si on est un tout petit peu rationnel, il est évident qu’on va demander à son FAI l’utilisation d’un tel dispositif. » Et payer.
Des outils non interopérables
Mais il y a mieux. Le rapporteur Riester s’est également exprimé sur l’interopérabilité. « Je n’y suis pas favorable, a-t-il expliqué avant de poursuivre il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d’exploitation. L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels ». Comment se défendra l'abonné Linux si les éditeurs préfèrent investir sur du Windows, marché bien plus juteux ?
La colère de l'APRIL
Contactée, l’April, qui défend le logiciel libre, a immédiatement réagi, la mémoire encore fraîche : « comme pour DADVSI, l'urgence est déclarée. Comme pour DADVSI, ce texte est annoncé comme le remède miracle contre le téléchargement d'œuvres en peer-to-peer. Comme pour DADVSI, des mesures « techniques » sont imposées. Comme pour DADVSI, l'interopérabilité est menacée»
L’association constate ainsi que « trois ans après DADVSI, le gouvernement et la majorité semblent n'avoir rien retenu des débats sur l'interopérabilité et le logiciel libre (…)On ignore tout de la nature de ces moyens de sécurisation : on ne sait pas ce qu'ils font, ni où ils s'installent, et quelle est la maîtrise que l'utilisateur pourra en avoir ».
Pour Alix Cazenave, responsable des affaires publiques à l’association, « tout ce que l'on sait pour l'instant, c'est qu'ils seront labellisés par l'Hadopi après avoir consulté les "experts" intéressés. Qu'ils garantissent l'interopérabilité serait un minimum ! »
« Monsieur Riester est la preuve qu'il reste encore à l'Assemblée nationale des députés qui sont opposés à l'interopérabilité, opposés à la libre concurrence, opposés au libre-choix des utilisateurs, et opposés au logiciel libre. Il soutient un dispositif qui va, une fois de plus, pénaliser sans aucune justification les auteurs et les utilisateurs de logiciels libres. Avec ce dispositif, nous ne serons pas égaux devant la loi ! » s'insurge Benoît Sibaud, Président de l'April.
Le texte du projet de loi sera examiné par l’Assemblée nationale à partir du 10 mars.
Le 24 juillet 2009 à 11:35
(166 810
lectures)
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Il y a 716 commentaires
Ils peuvent se brosser, peut importe le système que j'utiliserais, je n'installerais pas ces merdes pour être fliqué jusqu'a chez moi !
T'façons, dès les premières sanctions, leur loi volera en éclat à cause des flous qui y figurent et surement quelques bon avocats/juristes qui vont se régaler...
Edité par Askrin le jeudi 19 février 2009 à 23:38
T'façons, dès les premières sanctions, leur loi volera en éclat à cause des flous qui y figurent et surement quelques bon avocats/juristes qui vont se régaler...
Edité par Askrin le jeudi 19 février 2009 à 23:38
Une solution : Imule sous I2P
lolotwingo
Le jeudi 19 février 2009 à 23:43:55
#143
Inscrit
le mardi 2 septembre 08
-
211
commentaires
Il y a malheureusement une 3eme solution.
L'activation d'une option "bridage de port/protocole/url" chez le FAI par l'utilisateur. Un peu comme l'option controle parental, ou antispam chez certains FAI. Dans ce cas, pas besoin de log démesurés. Le FAI doit juste logguer les changements de config effectués par l'utilisateur.
L'activation d'une option "bridage de port/protocole/url" chez le FAI par l'utilisateur. Un peu comme l'option controle parental, ou antispam chez certains FAI. Dans ce cas, pas besoin de log démesurés. Le FAI doit juste logguer les changements de config effectués par l'utilisateur.
Ah mais c'est PARFAIT ca !!
Rien chez soi, le FAI qui atteste que tout est ok, et les newsgroup (ou p2p) cryptés sur port 443 (port https donc inblocable) qui pompent joyeusement
Ca ca fait partie des solution "passoire"
Edité par lolotwingo le jeudi 19 février 2009 à 23:44
S'il faut installer un soft sur les appareil qui utilisent une IP bonjour le casse tête avec
-Téléphones
-Lecteurs MP3
-Consoles de Jeux portable et fixe
-Les routeurs
-Les imprimantes
-les NAS/disques dur wifi
-les lecteurs DVD/divX de salon
-GPS
-camera
-Les "vieux appareil" dreamcast, windows 3.1, Amiga... jusqu'a preuve du contraire j'ai encore le droit de les utiliser.
etc
sans parler de tout les futurs appareil qui un jours risque d'utiliser une IP. A ce rythme la prochaine loi c'est d'interdire les connexion IP a tout les appareil qui n'auront pas été approuvé par le gouvernement merci le frein a l'innovation.
-Téléphones
-Lecteurs MP3
-Consoles de Jeux portable et fixe
-Les routeurs
-Les imprimantes
-les NAS/disques dur wifi
-les lecteurs DVD/divX de salon
-GPS
-camera
-Les "vieux appareil" dreamcast, windows 3.1, Amiga... jusqu'a preuve du contraire j'ai encore le droit de les utiliser.
etc
sans parler de tout les futurs appareil qui un jours risque d'utiliser une IP. A ce rythme la prochaine loi c'est d'interdire les connexion IP a tout les appareil qui n'auront pas été approuvé par le gouvernement merci le frein a l'innovation.
desolé pour la pub, mais la video est sympa, diffusez
http://www.numerama.com/magazine/12092-Hadopi-un-documentaire-libre-contre-la-lo...
http://www.numerama.com/magazine/12092-Hadopi-un-documentaire-libre-contre-la-lo...
Merci
diabolik-earth
Le jeudi 19 février 2009 à 23:51:04
#146
Inscrit
le dimanche 24 août 08
-
1442
commentaires
C'est plus compliqué que ca, mais pire pour eux :
En aucun cas un logiciel client ne suffit à lui seul à certifier le non-piratage.
Si c'est sur le PC, ton exemple suffit à contourner. Mais même avec un seul PC, les logs peuvent être contrefaits, et donc n'ont pas valeur de preuve, c'est forcement un équipement non controlé par l'utilisteur qui doit logguer (la box ou plus en amont)
Si c'est sur la box opérateur, l'opérateur devra modifier sa box, ou ajouter un truc dans le firmware : ca va couter très cher, et les logs ne peuvent pas être stockés sur la box (problème de place), il faut stocker ca chez l'opérateur.
Si c'est chez l'opérateur, ca lui coute encore bien plus cher, et il doit aussi stocker les logs.
Au final, la seule preuve probante impose le stockage de logs chez l'opérateur (free,orange,etc), ce qui va leur couter une FORTUNE en stockage (qui doit être sécurisé/backupé, ce qui coute extrèmement cher vu le volume généré, sans compter le développement des outils permettant de scanner efficacement les Tera (Peta surement ...) de logs en cas de demande des ayants droits.
Ce n'est tout simplement pas possible sans investir des dizaines de millions d'euros aussi bien pour la mise ne place que pour l'archivage au fil du temps.
Bilan :
Soit c'est fiable et c'est alors impossible à faire
Soit c'est pas fiable (on peut se dedouaner facilement en bidouillant) et dans ce cas ca sera une passoire.
Hadopi, mort né ...
En aucun cas un logiciel client ne suffit à lui seul à certifier le non-piratage.
Si c'est sur le PC, ton exemple suffit à contourner. Mais même avec un seul PC, les logs peuvent être contrefaits, et donc n'ont pas valeur de preuve, c'est forcement un équipement non controlé par l'utilisteur qui doit logguer (la box ou plus en amont)
Si c'est sur la box opérateur, l'opérateur devra modifier sa box, ou ajouter un truc dans le firmware : ca va couter très cher, et les logs ne peuvent pas être stockés sur la box (problème de place), il faut stocker ca chez l'opérateur.
Si c'est chez l'opérateur, ca lui coute encore bien plus cher, et il doit aussi stocker les logs.
Au final, la seule preuve probante impose le stockage de logs chez l'opérateur (free,orange,etc), ce qui va leur couter une FORTUNE en stockage (qui doit être sécurisé/backupé, ce qui coute extrèmement cher vu le volume généré, sans compter le développement des outils permettant de scanner efficacement les Tera (Peta surement ...) de logs en cas de demande des ayants droits.
Ce n'est tout simplement pas possible sans investir des dizaines de millions d'euros aussi bien pour la mise ne place que pour l'archivage au fil du temps.
Bilan :
Soit c'est fiable et c'est alors impossible à faire
Soit c'est pas fiable (on peut se dedouaner facilement en bidouillant) et dans ce cas ca sera une passoire.
Hadopi, mort né ...
Ça tombe bien sarko aime bien dépenser des milliards
Personnellement, ca fait un moment que je suis assez pessimiste (ou pas) sur la suite des évènements !
Tout d'abord, l'histoire n'est qu'une suite de recommencement à mon sens, et il se passe toujours un évènement majeur tous les 30-40 ans (guerre, crise majeure, révolution) ! C'est d'ailleurs le principal intérêt de s'intéresser à l'Histoire. J'ai cru un moment que le gros dernier était l'avènement d'Internet, mais quand je vois ce qu'il se passe dernièrement, je n'en suis plus si sûr ! Je ne suis plus certain que la liberté illusoire apportée par le net et/ou le confort auquel on accède aujourd'hui soient un efficace rempart contre ce genre d'évènement. Ca me dépasse d'ailleurs que nos élites ne s'en rendent pas compte (à moins que la dépense de centaines de milliards de dollars ne serve surtout qu'à éviter cela!).
En ce moment, entre la crise, les réformes, ce genre de loi liberticide (parmi beaucoup d'autres), les évènements en Guadeloupe et peut être demain dans les banlieues, ça sent franchement le roussi en France ! Sarkozy n'en est qu'une forme de signe annonciateur et catalyseur !
Au niveau international, on a eu aussi un certain nombre de signes (je considère que l'élection d'Obama est aussi une forme d'espoir qui, si elle ne se matérialise pas, risque d'être encore plus destructrice ; elle est considérée par beaucoup comme l'élection dela dernière chance). D'ailleurs, on parle beaucoup de la fin du capitalisme telle qu'on l'a connue, à tort ou à raison. Retour au protectionnisme, chômage en augmentation, accroissement des inégalités, les états comme l'Irlande affichant une santé d'enfer encore dernièrement proche de l'implosion (-11% de déficit prévu pour 2009), les politiques ne savent plus innover et raisonnent toujours vieille idéologie (comme certaines industries). Même si certains signes ne sont pas nouveaux, cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas déclarés avec tant d'intensité et si concomitamment, il est vrai du fait de la crise qui n'est pas (plus) que financière.
Je ne suis pas du genre à voir dans la maltraitance du milieu informatique les germes d'une révolution, loin de là, mais ça commence à faire beaucoup et tous ces signes ne font que m'interpeller (Je refusais d'être propriétaire (surtout par manque d'argent) car le marché de l'immobilier était insensé, 2008 m'a donné raison. Pourtant , beaucoup y ont vu un investissement, comme si cela ne pouvait que grimper !)
Je ne suis pas prophète mais je me fais pas mal de mourron, Hadopi n'étant qu'une goutte d'eau dans tout ce merdier. J'espère me tromper, même si je suis pour une grosse évolution de notre société, pas une révolution qui n'apportera pas grand chose de bon à court-moyen terme.
Pourquoi je poste ce commentaire sur cette news, je ne sais pas trop ; peut être car c'est encore une fois l'escalade dans le n'importe quoi par rapport à cette loi, et que ce nawak n'est pas une exclusivité de notre chère Christine ! Ou plus simplement parce que c'est vendredi soir !
J'ai fini, vous pouvez me traiter de Nostradamus à 2 yens !
Edité par Sebuzz le jeudi 19 février 2009 à 23:53
Tout d'abord, l'histoire n'est qu'une suite de recommencement à mon sens, et il se passe toujours un évènement majeur tous les 30-40 ans (guerre, crise majeure, révolution) ! C'est d'ailleurs le principal intérêt de s'intéresser à l'Histoire. J'ai cru un moment que le gros dernier était l'avènement d'Internet, mais quand je vois ce qu'il se passe dernièrement, je n'en suis plus si sûr ! Je ne suis plus certain que la liberté illusoire apportée par le net et/ou le confort auquel on accède aujourd'hui soient un efficace rempart contre ce genre d'évènement. Ca me dépasse d'ailleurs que nos élites ne s'en rendent pas compte (à moins que la dépense de centaines de milliards de dollars ne serve surtout qu'à éviter cela!).
En ce moment, entre la crise, les réformes, ce genre de loi liberticide (parmi beaucoup d'autres), les évènements en Guadeloupe et peut être demain dans les banlieues, ça sent franchement le roussi en France ! Sarkozy n'en est qu'une forme de signe annonciateur et catalyseur !
Au niveau international, on a eu aussi un certain nombre de signes (je considère que l'élection d'Obama est aussi une forme d'espoir qui, si elle ne se matérialise pas, risque d'être encore plus destructrice ; elle est considérée par beaucoup comme l'élection dela dernière chance). D'ailleurs, on parle beaucoup de la fin du capitalisme telle qu'on l'a connue, à tort ou à raison. Retour au protectionnisme, chômage en augmentation, accroissement des inégalités, les états comme l'Irlande affichant une santé d'enfer encore dernièrement proche de l'implosion (-11% de déficit prévu pour 2009), les politiques ne savent plus innover et raisonnent toujours vieille idéologie (comme certaines industries). Même si certains signes ne sont pas nouveaux, cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas déclarés avec tant d'intensité et si concomitamment, il est vrai du fait de la crise qui n'est pas (plus) que financière.
Je ne suis pas du genre à voir dans la maltraitance du milieu informatique les germes d'une révolution, loin de là, mais ça commence à faire beaucoup et tous ces signes ne font que m'interpeller (Je refusais d'être propriétaire (surtout par manque d'argent) car le marché de l'immobilier était insensé, 2008 m'a donné raison. Pourtant , beaucoup y ont vu un investissement, comme si cela ne pouvait que grimper !)
Je ne suis pas prophète mais je me fais pas mal de mourron, Hadopi n'étant qu'une goutte d'eau dans tout ce merdier. J'espère me tromper, même si je suis pour une grosse évolution de notre société, pas une révolution qui n'apportera pas grand chose de bon à court-moyen terme.
Pourquoi je poste ce commentaire sur cette news, je ne sais pas trop ; peut être car c'est encore une fois l'escalade dans le n'importe quoi par rapport à cette loi, et que ce nawak n'est pas une exclusivité de notre chère Christine ! Ou plus simplement parce que c'est vendredi soir !
J'ai fini, vous pouvez me traiter de Nostradamus à 2 yens !
Edité par Sebuzz le jeudi 19 février 2009 à 23:53
patos
Le jeudi 19 février 2009 à 23:52:04
#148
Inscrit
le mercredi 7 novembre 07
-
6800
commentaires
A la première suspension de ma ligne, ce sera la cour de justice pour "Justice non équitable". On ne peut pas "payer pour être protégé". C'est de la corruption à grande échelle.
C'est anticonstitutionnel, mais d'une force...
C'est anticonstitutionnel, mais d'une force...
crocodudule
Le jeudi 19 février 2009 à 23:55:18
#149
Inscrit
le vendredi 11 mai 07
-
1623
commentaires
comment dire... ça laisse sur le cul.
Y a pas un amendement godwin en préparation pour faire bien dans le tableau ?
La putacerie (désolé il semble difficile de nommer les choses autrement) étant de faire passer la pilule de l'hadopi pour les FAI en les intéressant économiquement.
Ce n'est hélas pas une première, notamment avec les lois perben qui faisaient déjà un appel du pied aux boites de sécu. privées qui ont été (et sont) très heureuses de voir certains secteurs, de fait, plus protégés par les forces de l'ordre. Notamment les institutions (administrations, tribunaux, fac) qui recourent aux boites privées pour la sécurité au quotidien. (avec un économie égale à 0, puisque précisément lorsque il y a des risques, la police ou gendarmerie prend place).
J'espère que certains FAI auront un peu d'intégrité et n'accepteront pas d'entrer dans ce jeu.
Edité par crocodudule le jeudi 19 février 2009 à 23:56
Y a pas un amendement godwin en préparation pour faire bien dans le tableau ?
La putacerie (désolé il semble difficile de nommer les choses autrement) étant de faire passer la pilule de l'hadopi pour les FAI en les intéressant économiquement.
Ce n'est hélas pas une première, notamment avec les lois perben qui faisaient déjà un appel du pied aux boites de sécu. privées qui ont été (et sont) très heureuses de voir certains secteurs, de fait, plus protégés par les forces de l'ordre. Notamment les institutions (administrations, tribunaux, fac) qui recourent aux boites privées pour la sécurité au quotidien. (avec un économie égale à 0, puisque précisément lorsque il y a des risques, la police ou gendarmerie prend place).
J'espère que certains FAI auront un peu d'intégrité et n'accepteront pas d'entrer dans ce jeu.
Edité par crocodudule le jeudi 19 février 2009 à 23:56
pseudocode
Le vendredi 20 février 2009 à 00:03:55
#150
Inscrit
le vendredi 4 août 06
-
1594
commentaires
Ca ca fait partie des solution "passoire"
Certes, ca n'empeche pas un geek de passer. Mais ca va bloquer une bonne partie des kikoolols.
On peut aussi imaginer que le mode "hadopi" oblige l'utilisation d'un proxy HTTP/SOCKS chez le FAI. Et là, c'est déjà moins passoire.
Edité par pseudocode le vendredi 20 février 2009 à 00:05
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