Lors de la conférence sur le piratage, organisée à l’Assemblée Nationale, Olivier Bomsel, professeur d’économie à l'Ecole des Mines, a donné son point de vue sur les enjeux liés au respect de la propriété dans l’environnement numérique.
L’intéressé n’est pas seulement connu pour avoir traité l’UFC de...
Lors de la conférence sur le piratage, organisée à l’Assemblée Nationale, Olivier Bomsel, professeur d’économie à l'Ecole des Mines, a donné son point de vue sur les enjeux liés au respect de la propriété dans l’environnement numérique.
L’intéressé n’est pas seulement connu pour avoir traité l’UFC de « secte de charlatans » dans une tribune de Libé, ou pour avoir produit des films, il fut aussi et surtout l’un des membres de la mission Olivennes, celle qui donna naissance aux accords de l’Élysée, lesquels enfantèrent le projet de loi Création et Internet.
Après avoir rappelé l’importance de la propriété, et consécutivement la nécessité de la défendre à moindre coût, l’auteur a replacé ce droit dans le cadre des économies numériques.
Dans la chaîne « verticale » entre détenteur du droit de propriété et les consommateurs, explique-t-il, chaque acteur est en concurrence pour proposer « son » produit. De là, les équipementiers qui « peuvent avoir intérêts à ce que leurs équipements apportent le plus d’utilité, et éventuellement d’utilité non payée à des acteurs situés en amont, au consommateur final ». Pour ce membre de la mission Olivennes, le danger est donc là : « Si on n’a pas les moyens de faire respecter en aval, chez le consommateur, les règles de propriété, toute la chaîne va aller vers la destruction du droit ».
Or, problème : plus il y a d’acteurs dans la chaîne, plus l’application du droit coûte cher. « Se crée [alors] dans la société un mouvement prônant l’abolition de la propriété, c’est ce qui est apparu quand on demandait à mettre en place la licence globale pour remplacer les droits de propriété exclusifs ».
Deux phases, deux priorités
Sur cette scène dynamique qu’est Internet qui met en jeu au moins quatre acteurs (ayant droit, consommateur, FAI, Etat) deux phases sont identifiées : dans une première phase de développement des réseaux, estime l’auteur, « le politique a jugé que les effets du déploiement d’internet étaient positifs et supérieurs aux effets négatifs induits par le contournement de la propriété intellectuelle ».
Dans une deuxième phase, avec un internet qui s’est effectivement déployé, l’enjeu économique n’est plus là : « on se rend compte que le contournement de la propriété fait plus de dommages que la poursuite selon ce modèle du déploiement d’internet n’en provoquerait ». Tout l’enjeu est donc « de rétablir sur les réseaux […] le fonctionnement de la propriété et de le faire à un coût qui soit effectivement raisonnable. »
L’intéressé note, comme l’a fait maintes fois la ministre de la Culture, que le respect de la propriété avec les armes traditionnelles (l’action en contrefaçon) a des coûts très élevés.
Tout l’enjeu de la mission Olivennes fut donc de trouver une arme – la suspension d’accès – qui soit beaucoup plus économique à mettre en place pour rétablir la propriété. « L’accord de l’Élysée a eu essentiellement pour objet de trouver le moyen d’élever pour le consommateur le prix du piratage ou la désutilité du piratage. Comment rendre le piratage moins confortable pour le consommateur. »
Le filtrage volontaire, la prochaine étape
Mais l’auteur va plus loin et estime que le filtrage sera la prochaine étape naturelle derrière laquelle les FAI vont tout naturellement s’abriter, en tant qu’acteur économique raisonné : « Le mérite de ce dispositif est d’élever à la marge le coût du piratage pour le consommateur - qui anticipe éventuellement de pouvoir être suspendu - et il transfert ce coût au FAI qui va devoir gérer la suspension des abonnements, le cas échéant. Il fait donc apparaitre le coût d’application de la propriété pour ce qu’il est, et supporté par les acteurs économiques. Résultats des courses, cela va être que très vraisemblablement les FAI qui vont subir des coûts pour suspendre leurs consommateurs vont vouloir mettre en place des solutions de filtrage, qui tendanciellement, vont permettre d’abaisser les coûts d’application de la propriété… »
Des FAI qui refusent d'assumer ces coûts
Reste que le filtrage n'est pas aussi simple qu'il en est et les acteurs sont loin d'être d'accord pour l'appliquer sans l'intervention d'un juge ou de la loi (voir les positions de Free)
Dans la présentation du Budget 2009 du ministère de la Culture, Christine Albanel évaluait à 6,7 millions d’euros le coût de l’Hadopi, mais elle laissait volontairement de côté celui de la vérification adresse IP-identité de l’abonné qui n’est pas neutre. « Le budget annuel de l’HADOPI est estimé à 6,7 millions d’euros, auxquels s’ajoutent le coût du repérage des actes de piratage et de leur signalement à l’HADOPI (pris en charge par les ayants droit) et celui des l’identification des internautes responsables, qui devraient reposer sur les fournisseurs d’accès à Internet, sur requête de l’HADOPI. »
Tout le charme du verbe « reposer », qui prend un nouvel éclairage avec les propos de l'économiste, n’aura pas été pris à sa juste valeur par les FAI. Ceux-ci n’ont aucune volonté de supporter les coûts d’identification des adresses IP, même par anticipation. Ils s’abritent derrière la jurisprudence constitutionnelle qui met à la charge du budget de l’Etat le coût de la sauvegarde de l’ordre public.
Dans la même lignée que Free, l’AFA nous avait par exemple expliqué qu’« on nous avait clairement dit que les frais afférents à la mise en place des coûts de fonctionnement et de développements ne seraient pas pris en charge par les FAI. Nous sommes opérateurs et cette mission qui nous est demandée est étrangère à nos activités. Conformément à la décision du Conseil Constitutionnel, elle doit être assumée par les pouvoirs publics, et non par les opérateurs privés. »
L’Association des fournisseurs français poursuivait : « en matière de pédopornographie, nous sommes remboursés par les autorités. Pourquoi en matière de téléchargement, y aurait-il un traitement privilégié ? C’est contraire aux engagements [Olivennes] et cela compromet encore plus l’équilibre de ce texte. »
Lors de la conférence sur le piratage, organisée à l’Assemblée Nationale, Olivier Bomsel, professeur d’économie à l'Ecole des Mines, a donné son point de vue sur les enjeux liés au respect de la propriété dans l’environnement numérique. L’intéressé n’est pas seulement connu pour avoir traité l’UFC de « secte de charlatans » dans une tribune de Libé, ou pour avoir produit des films, il fut aussi et surtout l’un des membres de la mission Olivennes, celle qui donna naissance aux accords de l’Élysée, lesquels enfantèrent le projet de loi Création et Internet.
Après avoir rappelé l’importance de la propriété, et consécutivement la nécessité de la défendre à moindre coût, l’auteur a replacé ce droit dans le cadre des économies numériques.
Dans la chaîne « verticale » entre détenteur du droit de propriété et les consommateurs, explique-t-il, chaque acteur est en concurrence pour proposer « son » produit. De là, les équipementiers qui « peuvent avoir intérêts à ce que leurs équipements apportent le plus d’utilité, et éventuellement d’utilité non payée à des acteurs situés en amont, au consommateur final ». Pour ce membre de la mission Olivennes, le danger est donc là : « Si on n’a pas les moyens de faire respecter en aval, chez le consommateur, les règles de propriété, toute la chaîne va aller vers la destruction du droit ».
Or, problème : plus il y a d’acteurs dans la chaîne, plus l’application du droit coûte cher. « Se crée [alors] dans la société un mouvement prônant l’abolition de la propriété, c’est ce qui est apparu quand on demandait à mettre en place la licence globale pour remplacer les droits de propriété exclusifs ».
Deux phases, deux priorités
Sur cette scène dynamique qu’est Internet qui met en jeu au moins quatre acteurs (ayant droit, consommateur, FAI, Etat) deux phases sont identifiées : dans une première phase de développement des réseaux, estime l’auteur, « le politique a jugé que les effets du déploiement d’internet étaient positifs et supérieurs aux effets négatifs induits par le contournement de la propriété intellectuelle ».
Dans une deuxième phase, avec un internet qui s’est effectivement déployé, l’enjeu économique n’est plus là : « on se rend compte que le contournement de la propriété fait plus de dommages que la poursuite selon ce modèle du déploiement d’internet n’en provoquerait ». Tout l’enjeu est donc « de rétablir sur les réseaux […] le fonctionnement de la propriété et de le faire à un coût qui soit effectivement raisonnable. »
L’intéressé note, comme l’a fait maintes fois la ministre de la Culture, que le respect de la propriété avec les armes traditionnelles (l’action en contrefaçon) a des coûts très élevés.
Tout l’enjeu de la mission Olivennes fut donc de trouver une arme – la suspension d’accès – qui soit beaucoup plus économique à mettre en place pour rétablir la propriété. « L’accord de l’Élysée a eu essentiellement pour objet de trouver le moyen d’élever pour le consommateur le prix du piratage ou la désutilité du piratage. Comment rendre le piratage moins confortable pour le consommateur. »
Le filtrage volontaire, la prochaine étape
Mais l’auteur va plus loin et estime que le filtrage sera la prochaine étape naturelle derrière laquelle les FAI vont tout naturellement s’abriter, en tant qu’acteur économique raisonné : « Le mérite de ce dispositif est d’élever à la marge le coût du piratage pour le consommateur - qui anticipe éventuellement de pouvoir être suspendu - et il transfert ce coût au FAI qui va devoir gérer la suspension des abonnements, le cas échéant. Il fait donc apparaitre le coût d’application de la propriété pour ce qu’il est, et supporté par les acteurs économiques. Résultats des courses, cela va être que très vraisemblablement les FAI qui vont subir des coûts pour suspendre leurs consommateurs vont vouloir mettre en place des solutions de filtrage, qui tendanciellement, vont permettre d’abaisser les coûts d’application de la propriété… »
Des FAI qui refusent d'assumer ces coûts
Reste que le filtrage n'est pas aussi simple qu'il en est et les acteurs sont loin d'être d'accord pour l'appliquer sans l'intervention d'un juge ou de la loi (voir les positions de Free)
Dans la présentation du Budget 2009 du ministère de la Culture, Christine Albanel évaluait à 6,7 millions d’euros le coût de l’Hadopi, mais elle laissait volontairement de côté celui de la vérification adresse IP-identité de l’abonné qui n’est pas neutre. « Le budget annuel de l’HADOPI est estimé à 6,7 millions d’euros, auxquels s’ajoutent le coût du repérage des actes de piratage et de leur signalement à l’HADOPI (pris en charge par les ayants droit) et celui des l’identification des internautes responsables, qui devraient reposer sur les fournisseurs d’accès à Internet, sur requête de l’HADOPI. »
Tout le charme du verbe « reposer », qui prend un nouvel éclairage avec les propos de l'économiste, n’aura pas été pris à sa juste valeur par les FAI. Ceux-ci n’ont aucune volonté de supporter les coûts d’identification des adresses IP, même par anticipation. Ils s’abritent derrière la jurisprudence constitutionnelle qui met à la charge du budget de l’Etat le coût de la sauvegarde de l’ordre public.
Dans la même lignée que Free, l’AFA nous avait par exemple expliqué qu’« on nous avait clairement dit que les frais afférents à la mise en place des coûts de fonctionnement et de développements ne seraient pas pris en charge par les FAI. Nous sommes opérateurs et cette mission qui nous est demandée est étrangère à nos activités. Conformément à la décision du Conseil Constitutionnel, elle doit être assumée par les pouvoirs publics, et non par les opérateurs privés. »
L’Association des fournisseurs français poursuivait : « en matière de pédopornographie, nous sommes remboursés par les autorités. Pourquoi en matière de téléchargement, y aurait-il un traitement privilégié ? C’est contraire aux engagements [Olivennes] et cela compromet encore plus l’équilibre de ce texte. »
Le 22 janvier 2009 à 17:10
(28 751
lectures)
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Il y a 60 commentaires
Ce raisonnement est GENIAL ! Pour garder leurs clients/sources de revenu, les FAIs devront eux-même les empêcher de subir la sanction par HADOPI en filtrant ce qu'ils font !
On peut même faire plus fort : HADOPI pourra avantager le FAI qui fait des efforts de filtrage en coupant plus d'accès aux clients des autres (c'est gratuit de savoir quel IP est chez quel FAI).
Bientôt, il ne restera qu'UNIVERSAL ADSL label bleu*, seul FAI dont les clients sont autorisés à surfer sur le minitel 2.0.
Je ne suis pas d'accord avec Olivier Bomsel sur le fond mais au moins, il nous permet de voir vers quoi se dirigent nos politiques préférés.
* appelation de moralité et de légalité controlées
Edité par IFRIC4 le jeudi 22 janvier 2009 à 17:24
On peut même faire plus fort : HADOPI pourra avantager le FAI qui fait des efforts de filtrage en coupant plus d'accès aux clients des autres (c'est gratuit de savoir quel IP est chez quel FAI).
Bientôt, il ne restera qu'UNIVERSAL ADSL label bleu*, seul FAI dont les clients sont autorisés à surfer sur le minitel 2.0.
Je ne suis pas d'accord avec Olivier Bomsel sur le fond mais au moins, il nous permet de voir vers quoi se dirigent nos politiques préférés.
* appelation de moralité et de légalité controlées
Edité par IFRIC4 le jeudi 22 janvier 2009 à 17:24
Ouai il manque quand même des paramètres à son analyse... No comment
kalimergo
Le jeudi 22 janvier 2009 à 17:24:54
#3
Inscrit
le vendredi 31 octobre 08
-
1878
commentaires
la secte s'agrandie de jour en jour. Ils n'ont aps peur que les clients se delocalisent eux aussi. Parce qu'avec un régime digne de la Chine, il n'y a plus de raison de rester en France. La vie coute quand même beaucoup moins chers là bas et il y a moins de chomage.
Une idée géniale serait qu'ils filtrent l'accès à tous les sites et protocoles suscpetibles de nous permettre de télécharger des médias, illégaux ou pas... Comme ça, dans 6 mois, on ne sera plus du tout emmerdé par ayants droits qui iront tous pointés à la soupe populaire !
La seul raison qui pourrais pousser un "fai" a filtrer na rien a voire avec le droit d'auteur mais plutôt avec le sous dimensionnement de son réseau.
C'est assez intéressant ce que dit ce O. Bomsel, mais encore une fois il s'enferme dans des considérations dépassées...
Propriété privée n'est pas synonyme d'obligation de paiement ou toute autre considération économique ou commerciale.
Ca veut juste dire que "C'est à moi !".
Le fait de faire payer pour permettre à d'autres à accéder à ce qui m'appartient n'est qu'une pratique rendue possible par ce droit à la propriété. Pas un droit fondamental.
Internet et les nouvelles technologies numériques N'EMPECHE ABSOLUMENT PAS la propriété : rien n'enlève à un auteur la parenté de son oeuvre.
A partir de là, le "piratage" sur Internet ne menace absolument en rien la propriété privée. Tout juste elle met à mal les anciennes pratiques commerciales qui se sont greffées autour.
[EDIT] Et du coup, le raisonnement de ce O. Bomsel se casse entièrement la gueule... [/EDIT]
Il faut désormais que tous les acteurs en place ouvrent les yeux, réalisent que les choses ont définitivement changé et remettent en cause leurs modèles.
On PEUT concilier propriété privée et libre diffusion des oeuvres sur Internet. On peut même "assurer" une certaine rétribution pour les artistes.
Il faut juste que les personnes en charge de ça (les majors, et oui) se sortent le doigt et se remettent à bosser.
Tant qu'elles ne feront plus leur boulot, elles n'auront rien à espérer du monde qui les entoure.
Edité par Natsume le jeudi 22 janvier 2009 à 17:28
Propriété privée n'est pas synonyme d'obligation de paiement ou toute autre considération économique ou commerciale.
Ca veut juste dire que "C'est à moi !".
Le fait de faire payer pour permettre à d'autres à accéder à ce qui m'appartient n'est qu'une pratique rendue possible par ce droit à la propriété. Pas un droit fondamental.
Internet et les nouvelles technologies numériques N'EMPECHE ABSOLUMENT PAS la propriété : rien n'enlève à un auteur la parenté de son oeuvre.
A partir de là, le "piratage" sur Internet ne menace absolument en rien la propriété privée. Tout juste elle met à mal les anciennes pratiques commerciales qui se sont greffées autour.
[EDIT] Et du coup, le raisonnement de ce O. Bomsel se casse entièrement la gueule... [/EDIT]
Il faut désormais que tous les acteurs en place ouvrent les yeux, réalisent que les choses ont définitivement changé et remettent en cause leurs modèles.
On PEUT concilier propriété privée et libre diffusion des oeuvres sur Internet. On peut même "assurer" une certaine rétribution pour les artistes.
Il faut juste que les personnes en charge de ça (les majors, et oui) se sortent le doigt et se remettent à bosser.
Tant qu'elles ne feront plus leur boulot, elles n'auront rien à espérer du monde qui les entoure.
Edité par Natsume le jeudi 22 janvier 2009 à 17:28
Commentaire de
darkbeast supprimé
le
01/01/1970 à 00:00:00
:
nettoyage du soir, espoir
Compte_supprime_125468
Le jeudi 22 janvier 2009 à 17:28:20
#8
Inscrit
le dimanche 20 mai 07
-
1549
commentaires
Parce qu'avec un régime digne de la Chine, il n'y a plus de raison de rester en France. La vie coute quand même beaucoup moins chers là bas et il y a moins de chomage.
Je suis pas convaincu là...
Ouais en fait ils savent très bien que l'Hadopi ne marche pas, mais en fait la méthode c'est juste de sortir chaque année une loi un peu plus dure pour aboutir à un système chinois sans que personne ne le remarque. Le principe de la vaseline
la secte s'agrandie de jour en jour. Ils n'ont aps peur que les clients se delocalisent eux aussi. Parce qu'avec un régime digne de la Chine, il n'y a plus de raison de rester en France. La vie coute quand même beaucoup moins chers là bas et il y a moins de chomage.
N'exagère pas ! la chine a encore beaucoup d'avance sur nous...
Albanel se donne du mal pour rattraper le niveau, mais on est encore loin d'avoir leur filtrage et les sanctions qu'ils adoptent pour leur contrevenant... Pour rattraper notre retard, Albanel doit encore modifier le 66-1 de la constitution. C'est seulement lorsqu'elle aura régler ce problème qu'on pourra se vanter d'avoir un système aussi performant que le système chinois ! Mais ne perdons pas espoir, on y arrive petit a petit !
Edit : D'ailleurs, elle a déjà presque régler le problème de l'article 66 de la constitution.
Edité par Comode le jeudi 22 janvier 2009 à 17:37
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