L'International Federation of Phonographic Industry, plus connue sous son acronyme IFPI, a publié récemment son bilan de la musique numérique pour l'année 2008. La fédération, par la voix de son président John Kennedy, est ainsi heureuse de remarquer que de nombreux gouvernements poussent les fournisseurs d'accès à Internet à régler le problème du "piratage" (voir les cas de la France, du Royaume-Uni, de l'Australie, des États-Unis, de la Suisse et de la Nouvelle-Zélande).
1/5e des ventes de musique est désormais numérique
Représentant désormais 20 % de l'industrie, contre 15 % en 2007, 11 % en 2006, 5 % en 2005 et 2 % en 2004, la musique numérique a généré 3,7 milliards de dollars (+25 %) dans le monde, dont 1,5 milliard (+10,8 %) uniquement aux États-Unis, pays très en avance dans ce secteur, principalement grâce à iTunes Store, mais aussi Rock Band et Guitar Hero.
Encore loin du marché du jeu vidéo, dont les ventes "numériques" représentent désormais près de 35 % des revenus globaux (merci Steam et le Xbox Live), celui de la musique dématérialisée tente au maximum d'élargir ses sources de revenus.
Outre le téléchargement classique (avec ou sans DRM) sur ordinateur ou sur son téléphone, et les jeux vidéo (voir ci-dessus), les maisons de disques ont lié des accords – ou sont en cours – avec les sites de streaming audio (Deezer, Jiwa, Last FM, MySpace, etc.) et vidéo (YouTube, Dailymotion, etc.).
Les États-Unis et les autres
1,4 milliard de morceaux (singles) ont été téléchargés en 2008, en hausse de 24 % révèle l'IFPI, tandis que les albums, qui ne représentent que quelques dizaines de millions d'unités, sont en forte hausse (+37 %).
Composé des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France, le top 5 des pays les plus téléchargeurs de musiques "légales" est cependant très disparate. Ainsi, alors que le pays de l'oncle Sam occupe 78,6 % du marché mondial à lui seul, avec 1,1 milliard de singles (+27 %) et 66 millions d'albums (+32 %), le Japon est loin derrière.
Pourtant deuxième marché mondial de la musique numérique, l'archipel nippon n'a vendu "que" 140 millions de singles (+26 %), contre 110 millions (+42 %) pour le Royaume-Uni et 37,4 millions (+22 %) en Allemagne.
L'Hexagone au top en matière de lutte contre le téléchargement "illégal"
La France est le pays du top 5 affichant la plus forte croissance (+49 %). Une augmentation liée aux offres "illimitées" des opérateurs téléphoniques (SFR et Orange) et des FAI (Neuf et Alice principalement), mais aussi liée à la faiblesse du marché français. Avec seulement 25,5 millions de singles et 1,4 million d'albums, il n'y a pas de quoi pavoiser.
L'IFPI note cependant que « le pays domine le monde en termes d'actions gouvernementales destinées à enrayer la piraterie sur Internet ». Une précision qui n'étonnera pas grand monde.
Les parts de la musique numérique sur le marché total dans chacun de ces cinq marchés sont tout aussi intéressantes à analyser (parts en revenu et non en unité). Chiffres de janvier à juin 2008 :
La fédération internationale a de plus estimé que près de 40 milliards de morceaux ont été téléchargés illégalement sur P2P en 2008 (calcul sur seulement 16 pays), ce qui permet à l'IFPI d'annoncer que « cela signifie qu'environ 95 % des morceaux de musique sont téléchargés sans rétribution aux artistes ni aux maisons de disque qui les produisent ».
1/5e des ventes de musique est désormais numérique
Représentant désormais 20 % de l'industrie, contre 15 % en 2007, 11 % en 2006, 5 % en 2005 et 2 % en 2004, la musique numérique a généré 3,7 milliards de dollars (+25 %) dans le monde, dont 1,5 milliard (+10,8 %) uniquement aux États-Unis, pays très en avance dans ce secteur, principalement grâce à iTunes Store, mais aussi Rock Band et Guitar Hero.Encore loin du marché du jeu vidéo, dont les ventes "numériques" représentent désormais près de 35 % des revenus globaux (merci Steam et le Xbox Live), celui de la musique dématérialisée tente au maximum d'élargir ses sources de revenus.
Outre le téléchargement classique (avec ou sans DRM) sur ordinateur ou sur son téléphone, et les jeux vidéo (voir ci-dessus), les maisons de disques ont lié des accords – ou sont en cours – avec les sites de streaming audio (Deezer, Jiwa, Last FM, MySpace, etc.) et vidéo (YouTube, Dailymotion, etc.).
Les États-Unis et les autres
1,4 milliard de morceaux (singles) ont été téléchargés en 2008, en hausse de 24 % révèle l'IFPI, tandis que les albums, qui ne représentent que quelques dizaines de millions d'unités, sont en forte hausse (+37 %).
Composé des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France, le top 5 des pays les plus téléchargeurs de musiques "légales" est cependant très disparate. Ainsi, alors que le pays de l'oncle Sam occupe 78,6 % du marché mondial à lui seul, avec 1,1 milliard de singles (+27 %) et 66 millions d'albums (+32 %), le Japon est loin derrière.
Pourtant deuxième marché mondial de la musique numérique, l'archipel nippon n'a vendu "que" 140 millions de singles (+26 %), contre 110 millions (+42 %) pour le Royaume-Uni et 37,4 millions (+22 %) en Allemagne.
L'Hexagone au top en matière de lutte contre le téléchargement "illégal"
La France est le pays du top 5 affichant la plus forte croissance (+49 %). Une augmentation liée aux offres "illimitées" des opérateurs téléphoniques (SFR et Orange) et des FAI (Neuf et Alice principalement), mais aussi liée à la faiblesse du marché français. Avec seulement 25,5 millions de singles et 1,4 million d'albums, il n'y a pas de quoi pavoiser.
L'IFPI note cependant que « le pays domine le monde en termes d'actions gouvernementales destinées à enrayer la piraterie sur Internet ». Une précision qui n'étonnera pas grand monde.
Les parts de la musique numérique sur le marché total dans chacun de ces cinq marchés sont tout aussi intéressantes à analyser (parts en revenu et non en unité). Chiffres de janvier à juin 2008 :
- États-Unis : 39 %
- Japon : 19 %
- Royaume-Uni : 16 %
- France : 12 %
- Allemagne : 9 %

La fédération internationale a de plus estimé que près de 40 milliards de morceaux ont été téléchargés illégalement sur P2P en 2008 (calcul sur seulement 16 pays), ce qui permet à l'IFPI d'annoncer que « cela signifie qu'environ 95 % des morceaux de musique sont téléchargés sans rétribution aux artistes ni aux maisons de disque qui les produisent ».
Source :
l'IFPI
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 19 janvier 2009 à 12:22
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Il y a 42 commentaires
overdrives
Le lundi 19 janvier 2009 à 12:25:17
#1
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le mardi 11 juillet 06
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2981
commentaires
Pitié pitié PITIE
Stop de préciser "légal" chaque fois après le mot "téléchargement".
Vous avez déjà vu des pubs pour les CD "non gravés", des voitures "non volées" ?
Au secours ...
Stop de préciser "légal" chaque fois après le mot "téléchargement".
Vous avez déjà vu des pubs pour les CD "non gravés", des voitures "non volées" ?
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La fédération internationale a de plus estimé que près de 40 milliards de morceaux ont été téléchargés illégalement sur P2P en 2008 (calcul sur seulement 16 pays), ce qui permet à l'IFPI d'annoncer que « cela signifie qu'environ 95 % des morceaux de musique sont téléchargés sans rétribution aux artistes ni aux maisons de disque qui les produisent ».
Environ 3% aux artistes et environ 50/60% aux maisons de disques
misterB
Le lundi 19 janvier 2009 à 12:36:36
#3
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Une Enquete intéréssante de Rue89 sur la musique
iso_propanol
Le lundi 19 janvier 2009 à 12:38:32
#4
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Si seulement cette industrie comprenait que le consomateur ne demande qu'a acheter de la musique en ligne, sans DRM pour pouvoir l'ecouter partout et sur tous supports. a un prix qui prend en compte les economies d'echelles realisables grace a l'internet....
Mais non, ils vont s'arcebouter sur leur model eco irealiste jusqu'a leurs morts.
Monde de Me.de
Pitié pitié PITIE
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Au secours ...
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Ben vu que y a aussi un box office du téléchargement illégal, et puis que la frontière entre le bien et le mal dans ce domaine est assez floue et évolue chaque jour, c'est pour éviter toute confusion.
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