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Une étude quantifie l'émission carbone des requêtes Google

La tasse de thé pollue !

carbone Alors que la firme avait affirmé travailler au maximum à réduire son empreinte carbone, et ce, depuis mai 2006 avec une annonce en grande pompe, ses trois objectifs étaient les économies sur la consommation des centres de données, l'implication dans les énergies renouvelables et la limitation des émissions carbones.

Mais selon une étude du physicien Alex Wissner-Gross, le plus gros de l'émission carbone de Google ne viendrait pas forcément des centres de recherche, mais des recherches elles-mêmes effectuées via le moteur. En effet, pour toute demande, Google émettrait 7 grammes de CO². On multipliera ce chiffre par les quelque 200 millions de recherches effectuées quotidiennement pour se faire un aperçu de la pollution indirectement générée...

Chercheur pour l'Université de Harvard, Alex explique donc qu'une requête équivaut à une tasse de thé, on vous laisse le choix pour le parfum, puisqu'en deux demandes, on produit autant qu'une bouilloire électrique qui a fini de chauffer son eau (15 g).

Selon Alex, les centres de calcul que Google possède et a dispersés un peu partout dans le monde sont extrêmement gourmands en énergie. Toutefois, il précise également que le moteur n'est pas pire que tout autre centre de données. La faute revient au consommateur : « Si vous souhaitez un résultat rapide et significatif, alors cela va réclamer de plus grandes sources d'énergie pour y parvenir. »

Mais le physicien n'a pas fini de nous démoraliser ; un internaute qui surfe émet entre 0,02 et 0,2 gramme de CO²... par seconde, et ce, en fonction du site qu'il visite.

Google proteste...

Google ne s'est toutefois pas laissé faire et estime que les chiffres avancés par Alex sont « bien trop élevés ». Et d'affirmer que les progrès réalisés dans la consommation d'énergie ont été très importants depuis 2007, autant que la réduction de CO². Le moteur évaluerait plutôt l'empreinte carbone d'une requête à 0,2 gramme.

D'autre part, on n'oubliera pas de mentionner que le physicien est à l'origine d'une société nommée CO2Stats, qui apporte son aide, contre rémunération, aux sites, afin qu'ils développent un internet plus propre. On n'hésitera pas non plus à se demander si les fameux 7 grammes prennent en compte l'utilisateur lui-même et son propre ordinateur, ou simplement l'énergie déployée et dévorée par Google...
Source : Times
le 12 janvier 2009 à 15:56 (21 756 lectures)