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Les netbooks seraient une menace pour Windows

À peine 70 % de parts de marché, la ruine est proche

ASUS Eee PC 904Depuis que les netbooks sont apparus, un autre nom est venu plus régulièrement aux lèvres de ceux qui ne connaissaient pas : Linux. Diverses distributions sont fournies avec des petits ordinateurs portables, au point que des analystes y voient un ennui pour Microsoft.

Mais à quel point les netbooks peuvent-ils donc nuire à Microsoft ? Selon Bloomberg, la part de marché de Windows ne serait « que » de 70 % sur ces machines. Un chiffre somme toute important, mais évidemment bien moindre que sur le marché classique des PC, où Windows règne en maître avec environ 90 % du gâteau.

Bien qu’aucun constructeur d’envergure ne propose de machines exclusivement sous Linux, les modèles basés sur une distribution sont quasiment toujours moins chers. Le plus souvent, des sociétés telles qu’Asus avec son Eee PC transforment Linux de manière à fournir une interface léchée et adaptée aux besoins de l’utilisateur sur ce type de machine. Les capacités matérielles limitées et la petite taille de l’écran réservent les netbooks au surf sur le Web (d’où le nom) ainsi qu’à la bureautique légère et un peu de multimédia.

Reste maintenant à savoir si les 70 % de parts de marché de Windows sont dues à une certaine préférence pour Linux via son prix et/ou ses qualités, ou si c’est une simple conséquence de l’arrivée un peu tardive de Microsoft sur ce secteur. Car on ne pourra pas enlever ceci à la firme : elle n’a pas perçu d’emblée le potentiel énorme d’un marché qui représente des millions de machines, quand bien même Steve Ballmer considère le phénomène comme « mineur ».

Tellement mineur d’ailleurs que les ventes de netbooks compteront cette année pour un tiers de la croissance du marché informatique mondial selon les analystes de Citygroup. Chez IDC, on n’hésite d’ailleurs pas à parler de « réelle menace » pour Microsoft, qui n’a pas eu réellement le temps de se retourner. En effet, il faut considérer que le premier Eee PC, qui a réellement initié le marché, n’est apparu qu’il y a un an seulement.

Nous sommes face au même genre de virage qui provoque des remous chez Microsoft. De même que l’arrivée fulgurante de Firefox a forcé l’éditeur de Redmond à réagir, ce dernier parle désormais beaucoup des performances de Windows 7 pour les petites configurations. Plus question pour l’entreprise de devoir laisser un ancien système sur un marché aussi porteur.
Source : Bloomberg
le 10 novembre 2008 à 15:52 (27 208 lectures)