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L'IETF à Montréal pour faire communiquer IPv4 et IPv6

Rien ne remplacera la migration complète vers IPv6

internetOn en parle régulièrement car le sujet est important : le nombre d’adresses IP (version 4) disponibles est en chute constante, et la situation est préoccupante, surtout en Chine avec l’explosion du nombre de connectés.

En fin de semaine dernière s’est tenue à Montréal une conférence organisée par l’IETF (Internet Engineering Task Force). Le but était de discuter des perspectives d’avenir, car des solutions doivent être trouvées. Il est évident maintenant qu’une migration vers IPv6 ne se fera jamais d’une seule traite, et les experts réunis devaient songer à des solutions de migration douce. Le thème des solutions était « simple » : faire communiquer de manière souple les parcs Ipv4 et IPv6.

Or, si le sujet s’énonce rapidement, la mise en pratique est complexe. Jusqu’à présent, c’est la SIIT (Stateless IP and ICMP Translation) qui a été utilisée, mais elle avait un problème inhérent à son mode de fonctionnement : elle traduit une adresse IPv6 en adresse IPv4. Mais cette traduction pose problème puisqu’une seule adresse IPv4 peut représenter un parc entier de machine.

Avec la SIIT est souvent utilisé un système NAT-PT (Network Address Translation-Protocol Translation). Cela étant, ce système provoque des perturbations qui rendent souvent difficiles l’utilisation d’autres protocoles et types de communications tels que FTP, VoIP et applications P2P.

Plusieurs solutions sont à l’étude, mais il y a une chose certaine : ceux qui se tourneront vers l’IPv6 pourront normalement se connecter sans aucun problème aux services qui utilisent encore IPv4. À l’inverse, dans quelques années, ceux qui utiliseront encore des adresses IPv4 devraient rencontrer plus de difficultés pour utiliser des services IPv6, les solutions avancées ne présentant pas de remèdes miracles dans ce sens.

 
Source : Ars Technica
le 6 octobre 2008 à 17:17 (13 414 lectures)