Il n'est pas rare que pour une raison ou une autre, vous deviez renvoyer un produit électronique au constructeur ou au distributeur intermédiaire. Selon une étude d'Accenture, réalisée auprès d'un échantillon de plus de 4 100 consommateurs européens contactés par téléphone dans six pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Espagne et...Il n'est pas rare que pour une raison ou une autre, vous deviez renvoyer un produit électronique au constructeur ou au distributeur intermédiaire. Selon une étude d'Accenture, réalisée auprès d'un échantillon de plus de 4 100 consommateurs européens contactés par téléphone dans six pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Espagne et Suède), entre février et mars 2008, le retour des produits électroniques par ces mêmes consommateurs coûterait la bagatelle de 7,3 milliards d'euros aux fabricants et aux distributeurs.
Les va-et-vient des ordinateurs et des baladeurs
Et parmi les six pays étudiés, quels sont les rois du retour ? La France et l'Allemagne, avec respectivement 12 et 11 % de renvois. Un chiffre particulièrement élevé, alors que les Anglais sont 9 % à retourner leurs produits, contre 8 % en Pologne ainsi qu'en Espagne, et 7 % en Suède.
Quels sont les produits les plus touchés par ces retours ? Sans surprise, les ordinateurs arrivent en tête avec 5 % renvoyés, suivis par les lecteurs MP3 (5 % aussi), les GPS (4 %), les téléphones portables (4 %) et les lecteurs DVD (4 %).
Quant aux raisons de ces renvois, elles sont globalement peu surprenantes. En effet, si les défauts de fonctionnement représentent moins de 5 % à peine des raisons invoquées, la raison première (à 44 %) concerne les produits endommagés ou cassés lors de l'utilisation, tandis que 28 % sont des produits ne fonctionnant pas comme prévu. Enfin, 20 % sont des produits endommagés ou cassés lors de l'ouverture de la boîte.
« Mais des disparités importantes existent entre les pays. En France, les consommateurs invoquent à 48 % le fait que le produit ne fonctionne pas comme prévu. Exceptés les consommateurs espagnols, qui majoritairement mettent en avant cette même raison (pour 30 % d'entre eux), les autres consommateurs européens retournent le produit en indiquant qu'il s'est endommagé ou cassé lors de l'utilisation (c'est le cas de 74 % des consommateurs polonais, 60 % des Allemands, 47 % des Suédois et 36 % des Britanniques). »
Les achats sur le Web, pas un problème pour les Français
Accenture, qui a réalisé une étude similaire aux États-Unis, a rapidement remarqué des différences notables entre les deux rives de l'Atlantique. Ainsi, alors que seulement 26 % des Américains sondés ont déclaré que leur produit était retourné parce qu'il était cassé ou endommagé, 59 % des Européens ont évoqué une raison similaire.
Plus amusant, 27 % des Américains ont retourné des produits pour la simple et bonne raison qu'ils avaient des... remords. Les achats frénétiques suivis de remords concernent seulement 6 % des Européens, révèle Accenture.
Enfin, concernant les achats sur Internet, les Français sont globalement bien lotis, puisque seulement 12 % d'entre eux retournent leurs produits électroniques, contre 21 % de l'autre côté de la Manche, 28 % en Suède et surtout 45 % en Allemagne ! Des résultats particulièrement élevés.
« Ces retours ne devraient pas être considérés comme des coûts d'exploitation normaux par les entreprises. En effet, notre analyse indique qu'une réduction de 1 % des retours des produits ne présentant pas de défaut permettrait de réduire de près de 4 % les coûts induits par la gestion de ces retours. Ce 1 % représenterait par exemple 23 millions d'euros d'économies pour un grand distributeur de produits électroniques de consommation », analyse Thierry Wiart, responsable Accenture France Benelux en charge du domaine de la logistique après-vente dans le secteur de l’électronique.
Les va-et-vient des ordinateurs et des baladeurs
Et parmi les six pays étudiés, quels sont les rois du retour ? La France et l'Allemagne, avec respectivement 12 et 11 % de renvois. Un chiffre particulièrement élevé, alors que les Anglais sont 9 % à retourner leurs produits, contre 8 % en Pologne ainsi qu'en Espagne, et 7 % en Suède.Quels sont les produits les plus touchés par ces retours ? Sans surprise, les ordinateurs arrivent en tête avec 5 % renvoyés, suivis par les lecteurs MP3 (5 % aussi), les GPS (4 %), les téléphones portables (4 %) et les lecteurs DVD (4 %).
Quant aux raisons de ces renvois, elles sont globalement peu surprenantes. En effet, si les défauts de fonctionnement représentent moins de 5 % à peine des raisons invoquées, la raison première (à 44 %) concerne les produits endommagés ou cassés lors de l'utilisation, tandis que 28 % sont des produits ne fonctionnant pas comme prévu. Enfin, 20 % sont des produits endommagés ou cassés lors de l'ouverture de la boîte.
« Mais des disparités importantes existent entre les pays. En France, les consommateurs invoquent à 48 % le fait que le produit ne fonctionne pas comme prévu. Exceptés les consommateurs espagnols, qui majoritairement mettent en avant cette même raison (pour 30 % d'entre eux), les autres consommateurs européens retournent le produit en indiquant qu'il s'est endommagé ou cassé lors de l'utilisation (c'est le cas de 74 % des consommateurs polonais, 60 % des Allemands, 47 % des Suédois et 36 % des Britanniques). »
Les achats sur le Web, pas un problème pour les Français
Accenture, qui a réalisé une étude similaire aux États-Unis, a rapidement remarqué des différences notables entre les deux rives de l'Atlantique. Ainsi, alors que seulement 26 % des Américains sondés ont déclaré que leur produit était retourné parce qu'il était cassé ou endommagé, 59 % des Européens ont évoqué une raison similaire.
Plus amusant, 27 % des Américains ont retourné des produits pour la simple et bonne raison qu'ils avaient des... remords. Les achats frénétiques suivis de remords concernent seulement 6 % des Européens, révèle Accenture.
Enfin, concernant les achats sur Internet, les Français sont globalement bien lotis, puisque seulement 12 % d'entre eux retournent leurs produits électroniques, contre 21 % de l'autre côté de la Manche, 28 % en Suède et surtout 45 % en Allemagne ! Des résultats particulièrement élevés.
« Ces retours ne devraient pas être considérés comme des coûts d'exploitation normaux par les entreprises. En effet, notre analyse indique qu'une réduction de 1 % des retours des produits ne présentant pas de défaut permettrait de réduire de près de 4 % les coûts induits par la gestion de ces retours. Ce 1 % représenterait par exemple 23 millions d'euros d'économies pour un grand distributeur de produits électroniques de consommation », analyse Thierry Wiart, responsable Accenture France Benelux en charge du domaine de la logistique après-vente dans le secteur de l’électronique.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 26 septembre 2008 à 11:18
(11 116
lectures)
Soutenez l'indépendance de PC INpact en devenant Premium
- Tout le contenu de PC INpact sans pub
- Et bien plus encore...
Il y a 23 commentaires
dudul007
Le vendredi 26 septembre 2008 à 11:24:36
#1
Inscrit
le mercredi 4 janvier 06
-
739
commentaires
Plus amusant, 27 % des Américains ont retourné des produits pour la simple et bonne raison qu'ils avaient des... remords.
société de consommation ?
On pourrait déjà fortement limiter le taux de retour si on arrêtait de concevoir la majorité des produits à la va-vite, dans une optique de "produit jetable".
snoel
Le vendredi 26 septembre 2008 à 11:31:16
#3
Inscrit
le lundi 6 décembre 04
-
31515
commentaires
J'ai jamais rien retourné en SAV, c'est grave docteur ?
nicobiz
Le vendredi 26 septembre 2008 à 11:43:02
#4
Inscrit
le lundi 19 septembre 05
-
1343
commentaires
Des clients pas doués, il y en a plus qu'on le pense.
Pas forcement ceux qui ont 2 mains gauches, mais des boulets
Pas forcement ceux qui ont 2 mains gauches, mais des boulets
patos
Le vendredi 26 septembre 2008 à 11:45:19
#5
Inscrit
le mercredi 7 novembre 07
-
6800
commentaires
Un défaut arrive pour tout le monde :o La poisse aussi est de rigueur desfois
quoi qu'il en soit, s'ils concevaient leur produit pour 3 ans au lieu de 1 an et 1j, ça serait déjà pas mal....
*a toujours du ouvrir les pc portables pour les nettoyer/changer les pates thermiques tout les ans*
quoi qu'il en soit, s'ils concevaient leur produit pour 3 ans au lieu de 1 an et 1j, ça serait déjà pas mal....
*a toujours du ouvrir les pc portables pour les nettoyer/changer les pates thermiques tout les ans*
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.









