Les enfants victimes d'abus et de sévices disposeront bientôt d'un service qui leur permettra de contacter le NSPCC, organisme de protection de l'enfance anglais, par SMS et Internet. En recourant à ces outils, il espère pouvoir inciter plus d'enfants, familiers de la technologie, à franchir le pas de la parole. Les premières expérimentations montrent que garçons et filles n'ont pas les mêmes attentes, ni besoin en termes d'écoute. De même, l'amélioration de la ligne directe ChildLine intervient alors que l'organisme a recruté récemment plus de personnes pour répondre. Mais en dépit de cette augmentation de personnel, environ 67 % des appels peuvent obtenir une réponse, et seuls 40 % des enfants qui ont besoin de conseils en reçoivent.
Parvenir à mieux encadrer
Des chiffres « pas encore assez bons », estime Mary Marsh, chef de la direction du NSPCC depuis 2006. Constatant « un réel problème » à ne pas être en mesure de répondre à tous, la solution passerait par différents moyens d'accéder à l'organisme. Et c'est de Microsoft que vient une part du financement, puisque 1,3 million de £, sous la forme de logiciels et services maison seront déployés. Un espace sur la page d'accueil de Microsoft sera également réservé, et permettra aux enfants de prendre contact avec ChildLine. Un partenariat important, estime l'éditeur.
La technologie vraiment au secours
Selon les chiffres du NSPCC, 34 % des cas signalés d'abus sexuels en 2005/2006 sont le fait d'une personne connue de l'enfant, et 59 % des agresseurs sont des membres de la famille. Mary se réjouit donc que désormais l'enfant n'ait plus à trouver une cabine téléphonique, mais puisse les contacter via son ordinateur. Si les SMS sont un moyen manifestement efficace pour les garçons, ils semblent moins convaincre les filles. La présence d'un logo sur la page d'accueil de MSN pourrait de même amplement faciliter la décision de l'enfant.
La France a prévu de lancer prochainement un service similaire, comme l'avait annoncé Franck Supplisson, le directeur de cabinet d'Éric Besson. En effet, une plateforme de signalement des crimes et délits sera mise en place sous peu au sein de l’OCLCTIC, service central de la police judiciaire contre la cybercriminalité.
Source :
BBC
Nicolas.G
le 22 septembre 2008 à 17:39
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