Révisera ou révisera pas ? Plusieurs voix se sont fait entendre pour débattre du statut des intermédiaires (éditeur, hébergeurs, etc.), voire réclamer une modification des textes qui tiendraient compte des nouveaux développements du Web. Sur le thème, une directive de 2000 sur la société de l’information sert de socle à de nombreux textes nationaux, dont, en France, la loi sur la confiance dans l’économie numérique.
Deux gifles européennes
Jörgen Holmquist, directeur général de la direction générale Marché intérieur et services de la Commission européenne, a fermé sèchement la porte à ces volontés. Dans une lettre adressée aux autorités françaises, il cadenasse : « La commission européenne ne juge pas utile et nécessaire de procéder à une révision de la Directive Commerce Électronique ». Première gifle. « Si la France concluait de son côté à la nécessité d’une révision de la loi de Confiance dans l’Économie numérique, il va de soi qu’elle devrait être notifiée au stade de projet au titre de la directive 98/34 afin de s’assurer préalablement de la compatibilité des nouveaux textes avec le droit communautaire ». Deuxième gifle visant à rappeler, à la France, qu’elle ne peut se dédire de ses engagements européens, aussi sensible soit-elle aux arguments des lobbyistes. Et Bruxelles d'en profiter pour rappeler que les solutions Web 2.0 sont bien couvertes par le texte européen, contrairement à ce que laisserait entendre une consultation organisée par le gouvernement.
Un statut en béton ?
Les ayants droit soutiennent pourtant cette modification pour une raison simple (et simplifiée) : celle de ne plus être contrecarrés dans leurs actions en justice par ce maudit statut de l’hébergeur. Ce statut conditionne en effet la responsabilité de l’intermédiaire (YouTube, Dailymotion, etc.) à un formalisme pénible : c’est seulement quand il est alerté formellement d’un problème (une diffamation, une contrefaçon, etc.), que l’hébergeur est obligé de choisir (j’efface, je garde). S’il choisit l’inertie, il devient responsable et donc condamnable. Dans ces règles du jeu, en France, l’intermédiaire n’a aucune obligation de surveillance préalable. Un rappel qui, en cette période où filtrage généralisé et contrôle a priori sont des thèmes récurrents, reste difficilement digérable pour les ayants droit.
Des solutions consensuelles
Toujours en France, des intermédiaires comme Dailymotion ont opté pour une vision dite pragmatique (ou « win-win ») en amont des réflexions entre la position d'hébergeur ou d'éditeur. Guiseppe de Martino, juriste sur la plateforme, l’expliquait lors de la conférence Juriscom : le site a élaboré une charte avec des grands noms comme Disney ou Viacom pour résoudre les disputes et collaborer sur les questions de droit d’auteur, mieux : « dédiaboliser une partie de nos activités ».
À l’aide de systèmes de marquage de l’Ina et d’Audible Magic, de la géolocalisation par adresse IP, tant bien que mal, Dailymotion parvient à faire sa niche dans le modèle de l’hébergement vidéo. De tels accords sont rares en France. De plus, le professeur Pierre Sirinelli l’exposait hier : ces mesures restent du droit consensuel, de la soft law :« que se passe-t-il si l’autre n’implémente pas les mesures ? » Autre risque : celui qui sait lire l’empreinte ne devient-il pas « roi du monde » grâce à une surréservation de ces moyens techniques ? Ces questions avaient déjà été soulevées pour les DRM lors des débats sur le projet DADVSI. Aujourd’hui, ces DRM tombent à petit feu face aux choix d’un autre acteur royal : l’utilisateur.
Deux gifles européennes
Jörgen Holmquist, directeur général de la direction générale Marché intérieur et services de la Commission européenne, a fermé sèchement la porte à ces volontés. Dans une lettre adressée aux autorités françaises, il cadenasse : « La commission européenne ne juge pas utile et nécessaire de procéder à une révision de la Directive Commerce Électronique ». Première gifle. « Si la France concluait de son côté à la nécessité d’une révision de la loi de Confiance dans l’Économie numérique, il va de soi qu’elle devrait être notifiée au stade de projet au titre de la directive 98/34 afin de s’assurer préalablement de la compatibilité des nouveaux textes avec le droit communautaire ». Deuxième gifle visant à rappeler, à la France, qu’elle ne peut se dédire de ses engagements européens, aussi sensible soit-elle aux arguments des lobbyistes. Et Bruxelles d'en profiter pour rappeler que les solutions Web 2.0 sont bien couvertes par le texte européen, contrairement à ce que laisserait entendre une consultation organisée par le gouvernement.
Un statut en béton ?
Les ayants droit soutiennent pourtant cette modification pour une raison simple (et simplifiée) : celle de ne plus être contrecarrés dans leurs actions en justice par ce maudit statut de l’hébergeur. Ce statut conditionne en effet la responsabilité de l’intermédiaire (YouTube, Dailymotion, etc.) à un formalisme pénible : c’est seulement quand il est alerté formellement d’un problème (une diffamation, une contrefaçon, etc.), que l’hébergeur est obligé de choisir (j’efface, je garde). S’il choisit l’inertie, il devient responsable et donc condamnable. Dans ces règles du jeu, en France, l’intermédiaire n’a aucune obligation de surveillance préalable. Un rappel qui, en cette période où filtrage généralisé et contrôle a priori sont des thèmes récurrents, reste difficilement digérable pour les ayants droit.
Des solutions consensuelles
Toujours en France, des intermédiaires comme Dailymotion ont opté pour une vision dite pragmatique (ou « win-win ») en amont des réflexions entre la position d'hébergeur ou d'éditeur. Guiseppe de Martino, juriste sur la plateforme, l’expliquait lors de la conférence Juriscom : le site a élaboré une charte avec des grands noms comme Disney ou Viacom pour résoudre les disputes et collaborer sur les questions de droit d’auteur, mieux : « dédiaboliser une partie de nos activités ».
À l’aide de systèmes de marquage de l’Ina et d’Audible Magic, de la géolocalisation par adresse IP, tant bien que mal, Dailymotion parvient à faire sa niche dans le modèle de l’hébergement vidéo. De tels accords sont rares en France. De plus, le professeur Pierre Sirinelli l’exposait hier : ces mesures restent du droit consensuel, de la soft law :« que se passe-t-il si l’autre n’implémente pas les mesures ? » Autre risque : celui qui sait lire l’empreinte ne devient-il pas « roi du monde » grâce à une surréservation de ces moyens techniques ? Ces questions avaient déjà été soulevées pour les DRM lors des débats sur le projet DADVSI. Aujourd’hui, ces DRM tombent à petit feu face aux choix d’un autre acteur royal : l’utilisateur.
Le 18 septembre 2008 à 18:39
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Il y a 35 commentaires
overdrives
Le jeudi 18 septembre 2008 à 18:50:26
#1
Inscrit
le mardi 11 juillet 06
-
2981
commentaires
y'a dailymotion d'un côté :
-"MAIS BORDEL DONNEZ NOUS LES SIGNATURES DE VOS OEUVRES POUR QUE CE SOIT AUTOMATIQUE!!!!"
et de l'autre les ayants droit :
-"ON A AUTRE CHOSE A FAIRE, DÉMERDEZ VOUS, SUPPRIMEZ TOUT, GNAGNA J'ENTENDS RIEN CHUI SOURD ET COMPLÈTEMENT DEMEURE !"
ça m'énerve
-"MAIS BORDEL DONNEZ NOUS LES SIGNATURES DE VOS OEUVRES POUR QUE CE SOIT AUTOMATIQUE!!!!"
et de l'autre les ayants droit :
-"ON A AUTRE CHOSE A FAIRE, DÉMERDEZ VOUS, SUPPRIMEZ TOUT, GNAGNA J'ENTENDS RIEN CHUI SOURD ET COMPLÈTEMENT DEMEURE !"
ça m'énerve
Biensure que les intermédiaires à toutes transactions doivent payer si le client demande reboursement pour service non rendu.
Exemple cette société Allopass qui fait téléphoner des gens sur des numéros surtaxé pour avoir un code, leur systeme déconne et dit qu'il est impossible d'avoir un code pour le moment et qu'il faut téléphonner plus tard, bref la grosse arnaque.
Belgacom facture le client, le client paye et demande reboursement pour service non rendu et belgacom dit que c'est le client qui doit contacter Allopass pour se faire rembourser, oui mais en attendant c'est belgacom l'intermédiaire qui a touché l'argent en 1er, et donc c'est bien belgacom qui doit rembourser le client et s'arranger avec Allopass qui est en train d'arnaquer tout le monde via leur réseau de téléphonie, aussi bien les clients que les webmasters de sites payant qui se font avoir car allopass touche l'argent d'une maniere pas très loyal et ne donne rien au webmasters, qui je suis sure ont perdu énormément d'argent depuis 2004.
Pour le reste avec cette histoir de vidéos hebergés sur youtube, la justice dans son cul elle ne vas rien pouvoir faire contre youtube, car ce qu'il y a sur youtube appartien à 100% à youtube, et si l'aillant droit gueule, il peut tout simplement aller se faire foutre, il n'avait cas pas laisser trainer ces fichiers qui se sont fait copier dans tout les sens, et comme dit la chansson, laisse pas trainer ton fils !
Exemple cette société Allopass qui fait téléphoner des gens sur des numéros surtaxé pour avoir un code, leur systeme déconne et dit qu'il est impossible d'avoir un code pour le moment et qu'il faut téléphonner plus tard, bref la grosse arnaque.
Belgacom facture le client, le client paye et demande reboursement pour service non rendu et belgacom dit que c'est le client qui doit contacter Allopass pour se faire rembourser, oui mais en attendant c'est belgacom l'intermédiaire qui a touché l'argent en 1er, et donc c'est bien belgacom qui doit rembourser le client et s'arranger avec Allopass qui est en train d'arnaquer tout le monde via leur réseau de téléphonie, aussi bien les clients que les webmasters de sites payant qui se font avoir car allopass touche l'argent d'une maniere pas très loyal et ne donne rien au webmasters, qui je suis sure ont perdu énormément d'argent depuis 2004.
Pour le reste avec cette histoir de vidéos hebergés sur youtube, la justice dans son cul elle ne vas rien pouvoir faire contre youtube, car ce qu'il y a sur youtube appartien à 100% à youtube, et si l'aillant droit gueule, il peut tout simplement aller se faire foutre, il n'avait cas pas laisser trainer ces fichiers qui se sont fait copier dans tout les sens, et comme dit la chansson, laisse pas trainer ton fils !
Blablabla
4 phrases, 13 lignes
On t'a jamais appris à te servir du point de ponctuation à l'école ?
Beh nan. On lui a peut être dit (inculquer des connaissances) mais il ne l'a pas observé par lui même. Pas de relecture rien, c'est la fête du slip.
Papillon_CX t'as quel âge ?
Papillon_CX t'as quel âge ?
Bientot, les hébergeur ne voudront plus heberger personne si ils deviennent responsables des contenus !
Je me doute que c'est un modele qui saura etre apprécié par les majors mais ça devient réellement dangereux le web !
Je me doute que c'est un modele qui saura etre apprécié par les majors mais ça devient réellement dangereux le web !
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