Le géant Samsung ne devrait pas pouvoir combler son appétit féroce en rachetant le spécialiste américain de la mémoire flash, SanDisk. Tout du moins pour le moment. Le conseil d'administration de ce dernier a en effet rejeté unanimement l'offre non sollicitée de la firme sud-coréenne.
SanDisk en veut (beaucoup) plus
Près de 5,9 milliards ont pourtant été posés sur la table des dirigeants de SanDisk. Cette somme a cependant été jugée trop peu élevée au regard de la valeur réelle de l'entreprise. Pour les patrons de SanDisk, l'offre de Samsung est qui plus est fort malvenue.
En effet, si elle représente une forte plus-value par rapport à la valeur actuelle (avant l'emballement boursier) de l'action de SanDisk, elle est aussi 55 % inférieure à sa valeur au cours de l'année 2007. Pour SanDisk, Samsung tente donc de profiter de la faiblesse de sa valeur du jour pour le racheter à bas prix.
« L'action SanDisk a perdu tellement de sa valeur depuis l'an dernier, et le marché des mémoires flash NAND subit une telle baisse susceptible de durer un certain temps qu'il doit bien y avoir quelques investisseurs institutionnels désireux de vendre à Samsung (pour sortir du marché) », a ainsi confirmé Park Hyun, analyste chez Prudential Investment & Securities.
Une histoire de licences...
Derrière ce rachat, outre se renforcer sur le secteur extrêmement important qu'est celui de la mémoire flash, Samsung serait particulièrement intéressé par les licences de SanDisk. Ce dernier disposerait en effet de nombreuses licences liées au flash fortement rémunératrices, notamment payées par Samsung lui-même. On parle ainsi d'un gain annuel de 350 millions de dollars réalisé par SanDisk uniquement grâce à ces fameuses licences.
Le refus de SanDisk ne concerne cependant que l'offre à l'instant T de Samsung. Si la firme asiatique consentait à réévaluer sa proposition, l'Américain pourrait bien revoir son avis.
Selon SanDisk, Samsung a immédiatement répliqué à la réponse négative de SanDisk en réitérant son offre il y a deux jours.
À l'instar du feuilleton Yahoo! et Microsoft, le soap opera Samsung et SanDisk pourrait bien durer plusieurs mois. Tout dépendra des réelles ambitions du Coréen et des capacités à résister de l'Américain.
SanDisk en veut (beaucoup) plus
Près de 5,9 milliards ont pourtant été posés sur la table des dirigeants de SanDisk. Cette somme a cependant été jugée trop peu élevée au regard de la valeur réelle de l'entreprise. Pour les patrons de SanDisk, l'offre de Samsung est qui plus est fort malvenue. En effet, si elle représente une forte plus-value par rapport à la valeur actuelle (avant l'emballement boursier) de l'action de SanDisk, elle est aussi 55 % inférieure à sa valeur au cours de l'année 2007. Pour SanDisk, Samsung tente donc de profiter de la faiblesse de sa valeur du jour pour le racheter à bas prix.
« L'action SanDisk a perdu tellement de sa valeur depuis l'an dernier, et le marché des mémoires flash NAND subit une telle baisse susceptible de durer un certain temps qu'il doit bien y avoir quelques investisseurs institutionnels désireux de vendre à Samsung (pour sortir du marché) », a ainsi confirmé Park Hyun, analyste chez Prudential Investment & Securities.
Une histoire de licences...
Derrière ce rachat, outre se renforcer sur le secteur extrêmement important qu'est celui de la mémoire flash, Samsung serait particulièrement intéressé par les licences de SanDisk. Ce dernier disposerait en effet de nombreuses licences liées au flash fortement rémunératrices, notamment payées par Samsung lui-même. On parle ainsi d'un gain annuel de 350 millions de dollars réalisé par SanDisk uniquement grâce à ces fameuses licences.
Le refus de SanDisk ne concerne cependant que l'offre à l'instant T de Samsung. Si la firme asiatique consentait à réévaluer sa proposition, l'Américain pourrait bien revoir son avis.
Selon SanDisk, Samsung a immédiatement répliqué à la réponse négative de SanDisk en réitérant son offre il y a deux jours.
À l'instar du feuilleton Yahoo! et Microsoft, le soap opera Samsung et SanDisk pourrait bien durer plusieurs mois. Tout dépendra des réelles ambitions du Coréen et des capacités à résister de l'Américain.
Source :
SanDisk
Nil Sanyas
le 18 septembre 2008 à 09:44
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