Quelle fibre pour quelle régulation ? Selon les Échos, la Commission européenne envisagerait dans un projet de recommandation de contraindre les opérateurs de fibre optique d’ouvrir leur réseau à la concurrence.
Ce projet de texte que se sont procuré nos confrères va contraindre les opérateurs dominants à ouvrir leur réseau à la concurrence, aussi bien en haut qu’en très haut débit. Un dispositif financier incitatif est également à l’étude pour éviter les prises de risque trop conséquentes : cette ouverture à la concurrence serait contrebalancée par la possibilité de facturer l’accès « à 10 ou 12 % de l’investissement consenti sur une période de cinq ans », expliquent les Échos, une prime s’ajoutant aux 2 à 3 % autorisés actuels sur les réseaux en cuivre.
Restera à connaître l’effet d’une telle démarche sur la réalité du terrain. Chez les gros acteurs, qui auraient préféré une solution plus axée sur un partage des risques, on craint surtout qu’un tel plan ne fasse fuir les opérateurs alternatifs qui préfèreraient utiliser les infrastructures en place.
En France, l’Arcep avait elle aussi mis l’accent sur la mutualisation, avec pour cible les infrastructures de l’opérateur historique : « Les fourreaux de France Télécom constituent une infrastructure essentielle, l’accès au génie civil de France Télécom doit être assuré pour permettre l’investissement de tous les opérateurs », concluait l’autorité.
Ce projet de texte que se sont procuré nos confrères va contraindre les opérateurs dominants à ouvrir leur réseau à la concurrence, aussi bien en haut qu’en très haut débit. Un dispositif financier incitatif est également à l’étude pour éviter les prises de risque trop conséquentes : cette ouverture à la concurrence serait contrebalancée par la possibilité de facturer l’accès « à 10 ou 12 % de l’investissement consenti sur une période de cinq ans », expliquent les Échos, une prime s’ajoutant aux 2 à 3 % autorisés actuels sur les réseaux en cuivre.
Restera à connaître l’effet d’une telle démarche sur la réalité du terrain. Chez les gros acteurs, qui auraient préféré une solution plus axée sur un partage des risques, on craint surtout qu’un tel plan ne fasse fuir les opérateurs alternatifs qui préfèreraient utiliser les infrastructures en place.
En France, l’Arcep avait elle aussi mis l’accent sur la mutualisation, avec pour cible les infrastructures de l’opérateur historique : « Les fourreaux de France Télécom constituent une infrastructure essentielle, l’accès au génie civil de France Télécom doit être assuré pour permettre l’investissement de tous les opérateurs », concluait l’autorité.
Marc Rees
le 9 septembre 2008 à 07:10
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