Le site Wikileaks révèle mercredi avoir mis la main sur des documents secrets décrivant un accord entre les gouvernements cubains et vénézuéliens afin que les seconds fournissent aux premiers un accès Internet à haut débit via les fonds sous-marins.
Cet accord technico-politique, qui date de 2006, intervient au cœur de la très médiatique guerre ouverte entre les présidents des États-Unis et du Venezuela, G.W. Bush et Hugo Chavez. En fournissant un support majeur pour la connexion de Cuba à Internet, Chavez entaillerait sérieusement "el bloqueo" américain, l'embargo financier, commercial et économique qui isole Cuba depuis... 1962. Le contrat entre les deux pays donnerait la possibilité au gouvernement cubain d'abandonner progressivement la très coûteuse connectivité par satellite - seule technologie permettant aujourd'hui un "contournement" de l'embargo.
Un tuyau de 1 500 km sous l'océan
Le câble (deux paires de fibres optiques de 320 gigaoctets chacune), qui, selon ce document, reliera Cuba, la Jamaïque, Haïti et Trinidad au reste du monde par La Guaira au Venezuela, mesurera 1 550 km de long au total et reposera dans certaines zones de la mer des Caraïbes à la profondeur de 5 400 m - entraînant ainsi l'utilisation d'une protection à base de cordes d'acier courbées (vu le niveau de pression) et d'un revêtement spécial dans les endroits où le câble ne sera pas plus épais qu'un pouce : attirés par les champs électromagnétiques, les requins, bien que dépourvus de passeport américain, y seront en effet de redoutables censeurs.
Les travaux de pose de ce câble sous-marin devraient être réalisés par la Corporación Venezolana de Guyana Telecom et Empresa de Telecomunicaciones de Cuba sous l'autorité de la Gran Caribe Telecommunications, une joint venture créée pour le projet. La connexion, qui prévoit de bien séparer le trafic commercial du trafic "gouvernemental", permettra la transmission de données, de vidéos et de voix sur IP. Grâce à ce lien, les deux pays souhaitent « établir un nouvel ordre mondial, multi-polaire, basé sur la viabilité, l'équité et le bien commun, et qu'un tel câble international, protégé par des organisations internationales est crucial », déclaration d'intention qui ressemble bien à une dialectique pratiquée dans la région latino-américaine.
L'installation complète du dispositif devrait être achevée au plus tôt fin 2009, et multiplierait par 3 000 les capacités de Cuba en matière de connectivité Internet.
Cet accord technico-politique, qui date de 2006, intervient au cœur de la très médiatique guerre ouverte entre les présidents des États-Unis et du Venezuela, G.W. Bush et Hugo Chavez. En fournissant un support majeur pour la connexion de Cuba à Internet, Chavez entaillerait sérieusement "el bloqueo" américain, l'embargo financier, commercial et économique qui isole Cuba depuis... 1962. Le contrat entre les deux pays donnerait la possibilité au gouvernement cubain d'abandonner progressivement la très coûteuse connectivité par satellite - seule technologie permettant aujourd'hui un "contournement" de l'embargo.
Un tuyau de 1 500 km sous l'océan
Le câble (deux paires de fibres optiques de 320 gigaoctets chacune), qui, selon ce document, reliera Cuba, la Jamaïque, Haïti et Trinidad au reste du monde par La Guaira au Venezuela, mesurera 1 550 km de long au total et reposera dans certaines zones de la mer des Caraïbes à la profondeur de 5 400 m - entraînant ainsi l'utilisation d'une protection à base de cordes d'acier courbées (vu le niveau de pression) et d'un revêtement spécial dans les endroits où le câble ne sera pas plus épais qu'un pouce : attirés par les champs électromagnétiques, les requins, bien que dépourvus de passeport américain, y seront en effet de redoutables censeurs.Les travaux de pose de ce câble sous-marin devraient être réalisés par la Corporación Venezolana de Guyana Telecom et Empresa de Telecomunicaciones de Cuba sous l'autorité de la Gran Caribe Telecommunications, une joint venture créée pour le projet. La connexion, qui prévoit de bien séparer le trafic commercial du trafic "gouvernemental", permettra la transmission de données, de vidéos et de voix sur IP. Grâce à ce lien, les deux pays souhaitent « établir un nouvel ordre mondial, multi-polaire, basé sur la viabilité, l'équité et le bien commun, et qu'un tel câble international, protégé par des organisations internationales est crucial », déclaration d'intention qui ressemble bien à une dialectique pratiquée dans la région latino-américaine.
L'installation complète du dispositif devrait être achevée au plus tôt fin 2009, et multiplierait par 3 000 les capacités de Cuba en matière de connectivité Internet.
NicoP,
Le 17 juillet 2008 à 14:45
(18 125
lectures)
Il y a 78 commentaires
limité au site du gouvernement cubain....
les requins, bien que dépourvus de passeport américain
SoundeluXe87
Le jeudi 17 juillet 2008 à 14:53:23
#3
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le vendredi 4 juillet 08
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983
commentaires
Lol je me doute bien que personne ne va s'amuser à sectionner ce cable par 5400m de profondeur avec de bons petits toutous qui veillent plus haut
Compte_supprime_156580
Le jeudi 17 juillet 2008 à 14:54:03
#4
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le vendredi 6 juin 08
-
302
commentaires
les salauds, faut les enfermer pour infraction aux règles internationales
si tu as le courage de mettre ta main là
Bien joué les vénézuéliens et dans le cul Bush !
Embargo à la con !
Embargo à la con !
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