Dans un texte publié dans La Tribune et Electron Libre, Laurent Petitgirard, président du conseil d’administration de la SACEM, revient sur le projet Création et Internet (bientôt présenté au Sénat) et le contexte de son adoption.Spécialement, l’intéressé fustige « la proposition d'une taxation à 0,9 % des fournisseurs d'accès à Internet au bénéfice de la télévision publique » défendue par Nicolas Sarkozy pour compenser la fin de la pub. Cette ponction « ne peut qu'inquiéter les auteurs, qui risquent de voir s'évanouir une source de rémunération dont ils devraient déjà bénéficier directement depuis longtemps ». La vache à lait des FAI n’est en effet pas une source infinie et cette ponction vient contrecarrer les plans de la société de redistribution.
Une taxe sur les FAI à l'instar de taxe TV publique
Faut-il y voir un regret de la licence globale, dont on sait comment elle fut dénoncée et torpillée par les ayants droit lors du débat sur la loi DAVDSI ? Pas si sûr.
Dans une interview, Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM, nous exposait qu’un plan était dans les cartons depuis bien longtemps en matière de financement de la musique. En parallèle aux mécanismes de la riposte graduée, la SACEM rêve d’une contribution des FAI pour le financement de la musique. « Il ne s'agit pas de la licence globale », nous affirmait Bernard Miyet mais une simple analogie : « quand vous êtes câblodistributeur comme Numericable et que vous transportez des programmes, vous payez une redevance pour les droits d'auteur. Quand vous êtes plateforme satellitaire, c’est la même chose. Sur la partie Internet, les FAI sont arrivés à échapper à toute responsabilité juridique et financière alors qu’on sait bien que c’est sur la musique qu’ils ont fait tout leur développement ». Pour le président du directoire, le rappel est de rigueur : « le principe de base du droit d’auteur, c’est que toute personne qui exploite des œuvres protégées et en tire un bénéfice direct ou indirect doit contribuer à la rémunération des créateurs. »
Délicate évaluation
Dans les murs de la SACEM, l’idée est donc de mettre en place une ponction sur les FAI qui viendrait financer le secteur de la musique. La contrepartie est limpide depuis longtemps : c’est le fait pour les opérateurs de tirer indirectement parti des échanges de musique. Il ne s’agit sûrement pas d’autoriser l’extension de la copie privée à Internet sous couvert d’une licence dite globale ou légale. Ce serait la remise en cause immédiate des offres légales « classiques » (iTunes, etc.). Et afin d’aller à un montant le plus finement calculé, on ferait appel à des repères traduisant un certain usage de la musique sur le web et qui permettrait du coup d’établir des ponctions sur le chiffre d’affaires des acteurs des telcos. « On n’ira pas « au poil » près, ce serait trop couteux, mais on peut trouver des moyens pour avoir une répartition des droits d’auteur aussi fine et précise que possible », nous expliquait M. Miyet.
Reste que ces repères sont délicats de maniement. Se baser sur les échanges illicites pour asseoir une taxe variable n’est-il pas une forme de recel ? Le débat est actuellement posé devant le Conseil d’État au regard de la rémunération pour copie privée et la prise en compte des usages de films DIVX récupérés sur les réseaux. De même se baser sur les usages légaux ne reviendrait-il pas à exclure les artistes peu mis en avant sur les offres numériques ?
Le texte HADOPI et le filtre parlementaire
On comprend en tout cas le passage de M. Petitgirard qui pointe un doigt accusateur sur ces « fournisseurs d’accès à Internet, toujours responsables de rien après s’être enrichis sur tout et dont le principal objectif est de continuer à être exonérés de toute responsabilité juridique, comme financière. Alors même que les échanges de musique sont largement à l’origine de l’explosion des abonnements, ces derniers n’auraient-ils pas dû depuis le début contribuer à la rémunération des auteurs ? »
Le président du conseil d’administration de la SACEM exprime enfin ses craintes au regard du projet HADOPI face au filtre du processus législatif. « Si ce projet de loi devait de plus être sensiblement altéré à l’issue du processus législatif, la concrétisation de son objectif, qui n’est déjà que de réduire partiellement le piratage, serait fortement compromise ». Une altération qui n’est pas une mince hypothèse : le parcours parlementaire étant long et surtout clos par l’examen éventuel du Conseil Constitutionnel.
Le 8 juillet 2008 à 15:52
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Il y a 162 commentaires
Se baser sur les échanges illicites pour asseoir une taxe variable n’est-il pas une forme de recel
Bien dis
« le principe de base du droit d’auteur, c’est que toute personne qui exploite des œuvres protégées et en tire un bénéfice direct ou indirect doit contribuer à la rémunération des créateurs. »
Belle interprétation personnelle...
Mais comme dis au dessus, le téléchargement de musiques non libres de droit es
un délit
Tout comme il existe des taxes sur les supports alors que la copie privée est pour eux, quelque chose d'illégal.
Tout ce qu'il y a avoir la dedans, c'est le volonté de mettre des taxes qui resteront advitam eternum sur quelque chose d'interdit.
Bon et puis la sacem. j'aimerais bien voir les pourcentage reversés (et ce qui disparait)... Et pour avoir eu a faire avec eux.
prix varient d'une personne à l'autre, d'un jour à l'autre !
c’est le fait pour les opérateurs de tirer indirectement parti des échanges de musique.
Me semble que l'industrie du cinéma aussi avais fait des promesses...
mais on peut trouver des moyens pour
http://www.clubic.com/actualite-34062-la-riaa-poursuit-une-famille-sans-ordinate...
http://www.clubic.com/actualite-22811-la-riaa-attaquee-a-son-tour.html
hum
Edité par x689thanatos le mardi 8 juillet 2008 à 16:53
achetez des actions "vaseline corp." ça va être tendance !
non mais ils nous prennent vraiment pour des cons ...
* taxe media (cd/dvd/disque dur/telephone/mp3) peut utiliser mais pas copier
DRM qui bloquent tout... navré mais j'ai tenté le légal, parfois les plateformes n'ont plus les licences pour les débloquer les médias, en gros tu payes pour avoir quedal !
( ce coup là la fnac s'est pris un mail cinglant et comme par hasard resté lettre morte)
(inspirez un bon coup)
payer pour copier mais ne pas copier mais copier quand même tout en ne copiant pas sans atteindre aux droits d'auteurs qui eux veulent pas que l'on copie mais quand même un peu pour qu'ils entretiennent un peu leur notoriété mais sans leur faire perdre du fric mais qu'on vienne toujours a leur concert a prix exorbitant !
(expirez )
l'absence de ponctuation est honteusement volontaire
non mais ils nous prennent vraiment pour des cons ...
* taxe media (cd/dvd/disque dur/telephone/mp3) peut utiliser mais pas copier
DRM qui bloquent tout... navré mais j'ai tenté le légal, parfois les plateformes n'ont plus les licences pour les débloquer les médias, en gros tu payes pour avoir quedal !
( ce coup là la fnac s'est pris un mail cinglant et comme par hasard resté lettre morte) (inspirez un bon coup)
payer pour copier mais ne pas copier mais copier quand même tout en ne copiant pas sans atteindre aux droits d'auteurs qui eux veulent pas que l'on copie mais quand même un peu pour qu'ils entretiennent un peu leur notoriété mais sans leur faire perdre du fric mais qu'on vienne toujours a leur concert a prix exorbitant !
(expirez )
l'absence de ponctuation est honteusement volontaire
chikenkilr
Le mardi 8 juillet 2008 à 16:50:50
#53
Inscrit
le lundi 6 décembre 04
-
1900
commentaires
j'ai trouvé une solution pour échapper à cette France qui part en vrille !!! euuu, 2sec g'en suis rendu où moi ...
à oui, John is in the kitchen, repeat after me
chikenkilr
Le mardi 8 juillet 2008 à 16:52:32
#55
Inscrit
le lundi 6 décembre 04
-
1900
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j'ai trouvé une solution pour échapper à cette France qui part en vrille !!! euuu, 2sec g'en suis rendu où moi ...
à oui, John is in the kitchen, repeat after me
Where is Brian?
Et si on taxait coca cola ?
Les gens télécharge de la musci illégalement, ensuite, ils l'écoutent et ils dansent dessus. Donc ils ont soif, donc ils boivent. Du coup, coca cola, se fait des couilles en or grace au p2p. Ca coule de source.
Les gens télécharge de la musci illégalement, ensuite, ils l'écoutent et ils dansent dessus. Donc ils ont soif, donc ils boivent. Du coup, coca cola, se fait des couilles en or grace au p2p. Ca coule de source.
/me regrette l'époque de Compuserve et des BBS tiens !

/me se demande si du RTC peut passer par de la VOIP...
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