Depuis quelques jours, certaines voix se sont élevées chez les testeurs et les utilisateurs concernant une éventuelle « triche » de NVIDIA, dans la dernière version du benchmark 3D de Futuremark : 3DMark Vantage.
En effet, suite au lancement de sa GeForce 9800GTX+, qui ne sera pas disponible avant la mi-juillet, NVIDIA a fourni à la presse la première version de ses pilotes permettant d'activer la plupart des fonctions PhysX sur les GeForce 9800 et les GTX 200.
Ceux-ci, qui devraient aussi être officialisés le mois prochain, permettent aux jeux et applications qui tiraient partie du PPU d'Ageia, d'exploiter les cartes graphiques compatibles avec CUDA afin de calculer certains effets physiques sur le GPU plutôt que sur le CPU, et ainsi optimiser les performances.
Problème, selon certains, 3DMark Vantage exploite cette fonctionnalité dans son test CPU2, ce qui donne un avantage aux cartes NVIDIA au niveau du score CPU, et donc du score global.
Annoncée dès le départ par Futuremark, cette capacité à tirer parti des GPU compatibles avec PhysX ne nous apparaît pas comme un souci, ni même une tricherie puisque rien n'a été dissimulé.
En effet, il est normal qu'une fonctionnalité qui peut être exploitée dans les jeux soit mise en avant dans un outil de mesure de performances surtout si l'on peut désactiver cette fonction.
Pour voir ce qu'il en était, nous avons installé le pilote Forceware 177.39 ainsi que le pilote PhysX 8.06.12 qui nous ont été fournis par NVIDIA , le tout avec une GeForce GTX 280 gentiment fournie par Gainward.
Une fois 3DMark Vantage lancé, nous avons exécuté un test « Performance » et notre score GPU est bien resté inchangé, ou presque, puisqu'il n'est passé que de 9816 à 9884, une différence de 0.69 % qui n'a rien d'inhabituel et que l'on retrouve aussi avec les cartes AMD.
Le score CPU, lui, est par contre grimpé de 10 539 points à 35 350 points, une multiplication par plus de trois qui s'explique le résultat du test CPU2 qui passe de 14.41 à 133.76 étapes calculées par seconde, soit un rapport d’un à dix, ou presque.
La consommation, elle, sera un peu plus importante lorsque le GPU sera utilisé puisque l'on passera de 285 watts à la prise, à près de 320 watts.
Au final, le score global passe donc de 9987 points à 12000 points.
Mais, d'un simple clic sur la case « Disable PPU » dans les options, nous avons pu retrouver des scores tout à fait normaux, permettant ainsi une comparaison avec les cartes qui n'exploitent pas PhysX.
Reste que l'on trouvera tout de même cette différence démesurée, et injuste au niveau du fameux « Hall of fame », qui ne devrait pas tenir compte d'une telle différence, d'autant plus que l'impact de la physique via l'API de NVIDIA dans la réalité des jeux actuels étant quasi nulle, et son avenir étant encore incertain.
Car elle n'est pour l'instant exploitée que par UT3, et encore, dans des niveaux spécifiques, livrés dans un Modpack qui avait été mis en ligne par Ageia il y a de nombreux mois. Ceux-ci permettent d'avoir des murs destructibles, des tornades et autres effets de poussière.
Dans les faits, et après un test de notre part, nous avons pu constater les performances suivantes :
Comme on peut le voir, les gains sont bien là, et cela laisse entrevoir de belles possibilités pour NVIDIA, si cela se confirme avec d'autres jeux, sans cartes spécifiques, qui intéressent massivement les joueurs.
Car depuis cette version spécifique d'UT3, aucun titre n'a annoncé tirer parti de la version GPU de l'API PhysX, un patch étant nécessaire pour cela pour les jeux déjà sortis et les quelques titres annoncés par NVIDIA devront d'abord s'imposer comme des jeux réellement attractifs avant de faire de cette capacité des GeForce un réel atout.
Ainsi, comme pour le GPGPU, l'exploitation de l'API PhysX peut être un atout pour NVIDIA, bien que l'utilisation du GPU à la place du CPU pour ce type de calcul fasse encore débat au niveau de l'impact sur les performances, même chez les développeurs.
Il ne faut pas aussi perdre de vue que les deux concurrents du caméléon, AMD et Intel, qui est propriétaire d'Havok et de son moteur physique, sans aucun doute le plus utilisé actuellement, se sont récemment alliés sur ce terrain justement pour éviter une nouvelle hégémonie de NVIDIA.
Reste donc à voir quel sera le choix des développeurs, et ce qu'en penseront les joueurs, qui sont les premiers concernés. Car c'est bien cela qui fera le succès ou non de l'exploitation de l'API PhysX par les GeForce, et non pas un score boosté sous 3DMark via une option, heureusement désactivable.
En effet, suite au lancement de sa GeForce 9800GTX+, qui ne sera pas disponible avant la mi-juillet, NVIDIA a fourni à la presse la première version de ses pilotes permettant d'activer la plupart des fonctions PhysX sur les GeForce 9800 et les GTX 200.
Ceux-ci, qui devraient aussi être officialisés le mois prochain, permettent aux jeux et applications qui tiraient partie du PPU d'Ageia, d'exploiter les cartes graphiques compatibles avec CUDA afin de calculer certains effets physiques sur le GPU plutôt que sur le CPU, et ainsi optimiser les performances.
Problème, selon certains, 3DMark Vantage exploite cette fonctionnalité dans son test CPU2, ce qui donne un avantage aux cartes NVIDIA au niveau du score CPU, et donc du score global.Annoncée dès le départ par Futuremark, cette capacité à tirer parti des GPU compatibles avec PhysX ne nous apparaît pas comme un souci, ni même une tricherie puisque rien n'a été dissimulé.
En effet, il est normal qu'une fonctionnalité qui peut être exploitée dans les jeux soit mise en avant dans un outil de mesure de performances surtout si l'on peut désactiver cette fonction.
Pour voir ce qu'il en était, nous avons installé le pilote Forceware 177.39 ainsi que le pilote PhysX 8.06.12 qui nous ont été fournis par NVIDIA , le tout avec une GeForce GTX 280 gentiment fournie par Gainward.
Une fois 3DMark Vantage lancé, nous avons exécuté un test « Performance » et notre score GPU est bien resté inchangé, ou presque, puisqu'il n'est passé que de 9816 à 9884, une différence de 0.69 % qui n'a rien d'inhabituel et que l'on retrouve aussi avec les cartes AMD.
Le score CPU, lui, est par contre grimpé de 10 539 points à 35 350 points, une multiplication par plus de trois qui s'explique le résultat du test CPU2 qui passe de 14.41 à 133.76 étapes calculées par seconde, soit un rapport d’un à dix, ou presque.
La consommation, elle, sera un peu plus importante lorsque le GPU sera utilisé puisque l'on passera de 285 watts à la prise, à près de 320 watts.
Au final, le score global passe donc de 9987 points à 12000 points. Mais, d'un simple clic sur la case « Disable PPU » dans les options, nous avons pu retrouver des scores tout à fait normaux, permettant ainsi une comparaison avec les cartes qui n'exploitent pas PhysX.
Reste que l'on trouvera tout de même cette différence démesurée, et injuste au niveau du fameux « Hall of fame », qui ne devrait pas tenir compte d'une telle différence, d'autant plus que l'impact de la physique via l'API de NVIDIA dans la réalité des jeux actuels étant quasi nulle, et son avenir étant encore incertain.
Car elle n'est pour l'instant exploitée que par UT3, et encore, dans des niveaux spécifiques, livrés dans un Modpack qui avait été mis en ligne par Ageia il y a de nombreux mois. Ceux-ci permettent d'avoir des murs destructibles, des tornades et autres effets de poussière.
Dans les faits, et après un test de notre part, nous avons pu constater les performances suivantes :
Comme on peut le voir, les gains sont bien là, et cela laisse entrevoir de belles possibilités pour NVIDIA, si cela se confirme avec d'autres jeux, sans cartes spécifiques, qui intéressent massivement les joueurs.
Car depuis cette version spécifique d'UT3, aucun titre n'a annoncé tirer parti de la version GPU de l'API PhysX, un patch étant nécessaire pour cela pour les jeux déjà sortis et les quelques titres annoncés par NVIDIA devront d'abord s'imposer comme des jeux réellement attractifs avant de faire de cette capacité des GeForce un réel atout.
Ainsi, comme pour le GPGPU, l'exploitation de l'API PhysX peut être un atout pour NVIDIA, bien que l'utilisation du GPU à la place du CPU pour ce type de calcul fasse encore débat au niveau de l'impact sur les performances, même chez les développeurs.Il ne faut pas aussi perdre de vue que les deux concurrents du caméléon, AMD et Intel, qui est propriétaire d'Havok et de son moteur physique, sans aucun doute le plus utilisé actuellement, se sont récemment alliés sur ce terrain justement pour éviter une nouvelle hégémonie de NVIDIA.
Reste donc à voir quel sera le choix des développeurs, et ce qu'en penseront les joueurs, qui sont les premiers concernés. Car c'est bien cela qui fera le succès ou non de l'exploitation de l'API PhysX par les GeForce, et non pas un score boosté sous 3DMark via une option, heureusement désactivable.
David Legrand
le 25 juin 2008 à 15:29
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