Le célèbre Fia-Net, spécialisé dans la protection des transactions sur Internet et bien connu des consommateurs sur la toile, a récemment fait savoir que les tentatives de fraudes ont atteint en 2007 un niveau particulièrement élevé. A contrario, les fraudes (réussies) ont pour leur part régressé. État des lieux.
D'après Fia-Net, ceci basé sur l'étude de 920 sites commerciaux différents, les tentatives de fraudes ont concerné l'année dernière 2,63 % du chiffre d'affaires total de ces sites. Un pourcentage à mettre en perspective par rapport aux années précédentes. Il était en effet de 2,22 % en 2002, de 1,83 % en 2003, de 2,41 % en 2004, de 1,69 % en 2005 et de 2,21 % en 2006.
1 € d'impayé pour 625 € dépensés
Ces mauvais résultats pour les commerçants, ces fraudes venant bien évidemment des acheteurs – le cas des arnaques des magasins n'est ici pas le sujet – sont cependant compensés par des impayés (fraudes réussies) particulièrement faibles : 0,16 % du chiffre d'affaires total.
En somme, cela signifie que pour 625 € d'achats réalisés, les sites commerciaux ont subi en 2007 16,44 € de tentatives de fraudes, pour seulement 1 € d'impayés (et donc 15,44 € de fraudes déjouées). Un rapport de 1/625 excellent, alors qu'il était de 1/222 en 2002, de 1/454 en 2003, de 1/370 en 2004, de 1/1428 en 2005 et de 1/1000 en 2006. 2007 est donc inférieure aux deux précédentes années, mais reste, malgré tout, tout à fait acceptable.
"Un taux d'impayé largement supportable"
« Empiriquement, FIA-NET constate auprès de ses cyber-commerçants affiliés qu’un taux de l’ordre de 0,15 % d’impayés semble largement supportable par les professionnels du web. Toutefois, si ce taux venait à être dépassé et à franchir le seuil de 0,20 % des ventes, l’expérience montre que les commerçants réagiraient sans doute rapidement, en renforçant à nouveau leurs protections et en contrôlant un nombre plus élevé de commandes » analyse ainsi Fia-Net dans son livre blanc.
En extrapolant ses données sur le marché total du Web marchand, évalué à 16,1 milliards d'euros en 2007, les tentatives de fraudes de la part des internautes atteindraient 423 millions d'euros, pour des impayés (fraudes non déjouées donc) de l'ordre de 26,48 millions d'euros.
Le panier moyen du fraudeur s'est élevé pour sa part à 533 € en 2007, contre 462 € en 2006, 363 € en 2005, 505 € en 2004, 569 € en 2003 et 578 € en 2002.
Concernant les secteurs touchés par ces millions d'euros de fraudes, l'informatique est particulièrement concernée, puisqu'elle représente à elle seule près de 37,5 % des fraudes, contre 16 % pour le tourisme, 15,35 % pour l'électronique et 13,6 % pour la téléphonie.
Quant aux moyens de frauder, ils sont relativement classiques et Fia-Net en dénombre deux principaux : « l'utilisation de numéros de cartes de paiement usurpés pour régler en ligne et l'utilisation abusive et détournée de la Loi sur la Sécurité Quotidienne du 15 novembre 2001 permettant à un acheteur identifié et de mauvaise foi de se soustraire à ses obligations de règlement ».
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
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Il y a 16 commentaires
ya des lois qui protègent les consommateurs!
appelez le gouvernement c'est pas normal!Edité par geek85lite le jeudi 19 juin 2008 à 16:24
C quoi cette loi ?
si c çà i dit qu'il voit pas le rapport
peut-être cet article :
Article 36
Après l'article L. 132-2 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 132-4 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-4. - La responsabilité du titulaire d'une carte mentionnée à l'article L. 132-1 n'est pas engagée si le paiement contesté a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation physique de sa carte.
« De même, sa responsabilité n'est pas engagée en cas de contrefaçon de sa carte au sens de l'article L. 163-4 et si, au moment de l'opération contestée, il était en possession physique de sa carte.
« Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, si le titulaire de la carte conteste par écrit avoir effectué un paiement ou un retrait, les sommes contestées lui sont recréditées sur son compte par l'émetteur de la carte ou restituées, sans frais, au plus tard dans le délai d'un mois à compter de la réception de la contestation. »
Ou alors son identité quand on va chercher dans un point relais??
Article 36
Après l'article L. 132-2 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 132-4 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-4. - La responsabilité du titulaire d'une carte mentionnée à l'article L. 132-1 n'est pas engagée si le paiement contesté a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation physique de sa carte.
« De même, sa responsabilité n'est pas engagée en cas de contrefaçon de sa carte au sens de l'article L. 163-4 et si, au moment de l'opération contestée, il était en possession physique de sa carte.
« Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, si le titulaire de la carte conteste par écrit avoir effectué un paiement ou un retrait, les sommes contestées lui sont recréditées sur son compte par l'émetteur de la carte ou restituées, sans frais, au plus tard dans le délai d'un mois à compter de la réception de la contestation. »
Merki, j'avais lu un peu trop en diagonal g pas vu ce passage.
Article 36
Après l'article L. 132-2 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 132-4 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-4. - La responsabilité du titulaire d'une carte mentionnée à l'article L. 132-1 n'est pas engagée si le paiement contesté a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation physique de sa carte.
« De même, sa responsabilité n'est pas engagée en cas de contrefaçon de sa carte au sens de l'article L. 163-4 et si, au moment de l'opération contestée, il était en possession physique de sa carte.
« Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, si le titulaire de la carte conteste par écrit avoir effectué un paiement ou un retrait, les sommes contestées lui sont recréditées sur son compte par l'émetteur de la carte ou restituées, sans frais, au plus tard dans le délai d'un mois à compter de la réception de la contestation. »
ha ouais donc le mec peut se faire passer pour une d'un fraudeur afin de frauder grâce à une loi anti-fraudeur! c'est de la fraude de haut niveau !!!
est ce que les personne légitimes sont comptabilisées dedans? (remarque comment on sait différencier les bons des mauvais?)
est ce que les personne légitimes sont comptabilisées dedans? (remarque comment on sait différencier les bons des mauvais?)
Advestigo est sur le coup t'inquiete...
Edité par thiiil le jeudi 19 juin 2008 à 17:26
je suis rassuré (au fait je viens de me rendre compte qu'il manque un mot à mon com précédent: "victime", placez le là où ça vous arrange (lâchez vous il est pas proof celui-là













