Un lecteur nous a transmis cette demande qui montre par l’image comment se déroule aujourd’hui le contrôle des droits d’auteur via les plates-formes d’hébergement. Ici, c’est de Youtube et d'Universal Music Group (UMG) dont il s’agit.
La pub 2.0
Pour avoir repris un extrait des Bee Gees (More Than a Woman) en guise d’illustration sonore d’une petite vidéo sur un test de résistance d’un téléphone (ajoutée en novembre 2007), voilà le mail reçu par ce lecteur, usager de Youtube :
Avec le tatouage numérique des œuvres, les majors ont donc aujourd’hui la possibilité d’automatiser les contrôles et réclamer leurs droits en deux temps, trois mouvements.
UMG a revendiqué une partie ou la totalité du contenu audio de votre vidéo
L’utilisateur est ainsi alerté que des études statistiques poussées vont être menées sur ce contenu. Universal saura ainsi « le nombre de vues », en plus d’une multitude d’autres informations dont les détails ne sont pas donnés. Mais ce n’est pas tout : « des publicités pourront également s'afficher sur la page de votre vidéo » prévient-on encore chez Google/Youtube. Et c’est sur ces pubs incrustées dans le flux streaming – et pour laquelle l’utilisateur n’a aucune emprise – qu’UMG se dédommagera de l'atteinte à ses droits.
« UMG a déposé cette réclamation dans le cadre du programme d'identification de contenu YouTube. (….) Nos partenaires peuvent localiser leur contenu en utilisant notre système automatisé d'identification de correspondance vidéo/audio ou en vérifiant manuellement les vidéos » explique laconiquement Youtube.
Généralisation à venir
On se souviendra que dans les accords dits Olivennes, les ayants droit se sont engagés à « s’organiser pour utiliser les dispositifs légaux existants et à collaborer de bonne foi avec les plates-formes d’hébergement et de partage des contenus pour évaluer, choisir et promouvoir des technologies de marquage et de reconnaissance des contenus (fingerprinting ou watermarking) communes aux professions concernées ». Ces ayants droit ont encore promis de « mettre à disposition les sources permettant l’établissement des catalogues d’empreintes de référence aussi larges que possible ».
Les plates-formes, elles, ont promis de « généraliser à court terme les techniques efficaces de reconnaissance de contenus et de filtrage en déterminant notamment avec eux les technologies d’empreinte recevables, en parallèle aux catalogues de sources d’empreinte que les ayants droit doivent aider à constituer ». Autant dire que ces techniques d’identification et de réaction vont peu à peu être systématisées, une forme de licence globale privée qui aura la publicité comme seule monnaie d’échange.
La pub 2.0
Pour avoir repris un extrait des Bee Gees (More Than a Woman) en guise d’illustration sonore d’une petite vidéo sur un test de résistance d’un téléphone (ajoutée en novembre 2007), voilà le mail reçu par ce lecteur, usager de Youtube :
Avec le tatouage numérique des œuvres, les majors ont donc aujourd’hui la possibilité d’automatiser les contrôles et réclamer leurs droits en deux temps, trois mouvements.
UMG a revendiqué une partie ou la totalité du contenu audio de votre vidéo
L’utilisateur est ainsi alerté que des études statistiques poussées vont être menées sur ce contenu. Universal saura ainsi « le nombre de vues », en plus d’une multitude d’autres informations dont les détails ne sont pas donnés. Mais ce n’est pas tout : « des publicités pourront également s'afficher sur la page de votre vidéo » prévient-on encore chez Google/Youtube. Et c’est sur ces pubs incrustées dans le flux streaming – et pour laquelle l’utilisateur n’a aucune emprise – qu’UMG se dédommagera de l'atteinte à ses droits.
« UMG a déposé cette réclamation dans le cadre du programme d'identification de contenu YouTube. (….) Nos partenaires peuvent localiser leur contenu en utilisant notre système automatisé d'identification de correspondance vidéo/audio ou en vérifiant manuellement les vidéos » explique laconiquement Youtube.
Généralisation à venir
On se souviendra que dans les accords dits Olivennes, les ayants droit se sont engagés à « s’organiser pour utiliser les dispositifs légaux existants et à collaborer de bonne foi avec les plates-formes d’hébergement et de partage des contenus pour évaluer, choisir et promouvoir des technologies de marquage et de reconnaissance des contenus (fingerprinting ou watermarking) communes aux professions concernées ». Ces ayants droit ont encore promis de « mettre à disposition les sources permettant l’établissement des catalogues d’empreintes de référence aussi larges que possible ».
Les plates-formes, elles, ont promis de « généraliser à court terme les techniques efficaces de reconnaissance de contenus et de filtrage en déterminant notamment avec eux les technologies d’empreinte recevables, en parallèle aux catalogues de sources d’empreinte que les ayants droit doivent aider à constituer ». Autant dire que ces techniques d’identification et de réaction vont peu à peu être systématisées, une forme de licence globale privée qui aura la publicité comme seule monnaie d’échange.
Marc Rees
le 12 mai 2008 à 09:30
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