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L'avis de l'ARCEP sur l'ADSL, le Wimax et la fibre optique

Et après la fibre ?

Paul Champsaur, le président de l’ARCEP, l'autorité en charge de réguler les communications électroniques (internet et téléphonie) en France, a récemment prononcé un discours à l'Assemblée nationale sur l'aménagement du territoire. Un bilan a donc été fait, ainsi que les perspectives pour les années à venir.

1,7 % de la population en zone blanche

Salon internet 2008 ParisÀ ce jour, la France compte ainsi plus de 15 millions d’accès à Internet à haut débit (ADSL, câble et Wimax), et environ la moitié de ces accès est désormais dégroupée. « Au total, le haut débit est aujourd’hui accessible à 98,3 % de la population en France. »

Les 1,7 % des personnes n'ayant pas accès au haut-débit, soit tout de même 550 000 lignes, ne seront cependant pas laissés au bord de la route. Selon Paul Champsaur, « France Télécom propose aux collectivités une solution NRA-ZO, permettant de rendre certaines lignes éligibles à l’ADSL. L’ARCEP a demandé à France Télécom de proposer une offre de gros permettant aux autres opérateurs, y compris aux délégataires des collectivités territoriales, de fournir la même prestation. L’Autorité s’attache à rendre cette offre opérationnelle dans les meilleurs délais. »

Outre l'offre NRA-ZO, il ne faut bien évidemment pas oublier le Wimax. Sur ce point, l'ARCEP assure qu'elle effectuera dans deux mois, le 30 juin 2008 précisément, un premier contrôle des obligations de couverture des opérateurs, alors que des fréquences Wimax ont été attribuées il y a deux ans déjà.
 

Enfin, les solutions satellitaires restent très intéressantes aux yeux de l'ARCEP, pour la simple raison que leurs coûts de déploiement terrestre sont nuls. L'internaute doit cependant "investir" un minimum afin de s'équiper. « Les solutions satellitaires sont d’ores et déjà utilisées en complément dans le cadre des projets zones blanches des collectivités, ainsi que dans la cadre du service universel en Suisse. »

La fibre optique et son potentiel à long terme


Internet geek nerdEnfin, au sujet de la fibre optique (FTTH), la France n'en est qu'à ses débuts, ce n'est pas un scoop. « Le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné représente l’équivalent du déploiement du réseau cuivre dans les années 1970 » résume ainsi Paul Champsaur, avant de voir des jours meilleurs : « Il va permettre, une augmentation considérable (et a priori non limitée) des débits offerts. Dans un premier temps, on estime qu’un débit symétrique de 100 Mbits/s va constituer une première étape. »
 

Reste que la fibre optique a un coût, 1 milliard d'euros par an en moyenne d'ici à 2018. Pour accélérer la mise en place de la fibre optique, réduire les coûts et augmenter la concurrence, l'ARCEP a demandé à France Télécom de proposer « à ses concurrents une offre d’accès à ses fourreaux pour y déployer de la fibre. Les conditions techniques et tarifaires de cette offre ont vocation à être régulées d’ici l’été par l’ARCEP. » L'autorité oublie cependant de préciser que selon l'UFC-Que Choisir, France Télécom fait tout pour freiner la concurrence.

Pour un bon déploiement de la fibre optique dans l'Hexagone, sa mutualisation est indispensable si la France veut devenir l'un des leaders mondiaux. Il faudra donc passer par des lois afin de réglementer la situation. « Des modifications législatives et réglementaires sont nécessaires pour prévoir cette mutualisation pour l’ensemble des opérateurs et faire en sorte qu’elle puisse être régulée. C’est l’objet des dispositions qui figurent dans le projet de loi pour la modernisation de l’économie. »

Source : L'ARCEP
le 23 avril 2008 à 14:56 (14 290 lectures)