Sur Internet, l'Union Soviétique existe encore. La preuve en est : son extension de domaine subsiste, presque 20 ans après l'effondrement du bloc de l'Est. Aujourd'hui encore, il est possible de consulter des adresses Internet se terminant par « .su », pour Soviet Union. Des sites entretenus par des nostalgiques de l'époque communiste.
Mieux encore, alors que ce nom de domaine est censé disparaître, les enregistrements de site comportant cette extension « .su » ont augmenté de 45 % cette année. Des achats d'adresses apparemment opérés par des blogueurs, des entrepreneurs et militants communistes soucieux de voir ce domaine perdurer dans le cyberespace. En 2006, on comptait 11 000 sites en « .su », aujourd'hui il en existe 45 000.
Certains, plus intéressés, en profitent pour accaparer des noms très connus déjà pris dans les noms de domaines plus communs. Ont ainsi été achetées les adresses « apple.su », ou encore « ford.su ». Un administrateur réseau de Moscou a même acheté « microsoft.su » l'année dernière. D'autres, plus politiques, ont choisi des adresses bien plus révélatrices : « ussr.su », « stalin.su », « kgb.su », des URL qui sont d'ailleurs à vendre 30 000 dollars pièce. Une belle idée du communisme !
De nombreuses fois, le « .su » fut menacé de disparition par l'ICANN et les organismes similaires antérieurs, mais le domaine survit. Le « .su » est aujourd'hui classé dans la catégorie « en cours de disparition » par l'ICANN, mais la résistance persiste. « Il n'y aucun problème technique, tout est politique » explique le responsable technique de l'ICANN.
Le « .su » est censé être aujourd'hui remplacé par le « .ru », créé en 1994 pour représenter la nouvelle Russie, et la différencier des ex-pays satellites de l'Union Soviétique, qui ont, eux aussi, eu droit a leur propre nom de domaine.
Mieux encore, alors que ce nom de domaine est censé disparaître, les enregistrements de site comportant cette extension « .su » ont augmenté de 45 % cette année. Des achats d'adresses apparemment opérés par des blogueurs, des entrepreneurs et militants communistes soucieux de voir ce domaine perdurer dans le cyberespace. En 2006, on comptait 11 000 sites en « .su », aujourd'hui il en existe 45 000.Certains, plus intéressés, en profitent pour accaparer des noms très connus déjà pris dans les noms de domaines plus communs. Ont ainsi été achetées les adresses « apple.su », ou encore « ford.su ». Un administrateur réseau de Moscou a même acheté « microsoft.su » l'année dernière. D'autres, plus politiques, ont choisi des adresses bien plus révélatrices : « ussr.su », « stalin.su », « kgb.su », des URL qui sont d'ailleurs à vendre 30 000 dollars pièce. Une belle idée du communisme !
De nombreuses fois, le « .su » fut menacé de disparition par l'ICANN et les organismes similaires antérieurs, mais le domaine survit. Le « .su » est aujourd'hui classé dans la catégorie « en cours de disparition » par l'ICANN, mais la résistance persiste. « Il n'y aucun problème technique, tout est politique » explique le responsable technique de l'ICANN.
Le « .su » est censé être aujourd'hui remplacé par le « .ru », créé en 1994 pour représenter la nouvelle Russie, et la différencier des ex-pays satellites de l'Union Soviétique, qui ont, eux aussi, eu droit a leur propre nom de domaine.
Source :
IB Times
Bruno Cormier
le 21 avril 2008 à 12:15
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