À défaut de résoudre le conflit entre la Chine et le Tibet, l'internet chinois semble se débrider peu à peu. Après la demande de la part du Comité international olympique de débloquer un maximum la toile afin « que la presse soit en mesure de fonctionner comme elle l'a fait lors des précédents Jeux », l'encyclopédie libre Wikipédia, régulièrement censurée en Chine, s'ouvre en partie aux internautes chinois révèle Reuters.
Fêtant encore récemment la création de son dix millionième article, Wikipédia compte plus de 170 000 articles en langue chinoise, et 2,3 millions en anglais. Ce sont ces derniers qui seraient désormais disponibles de façon fragmentée. En effet, les sujets sensibles tels que la place Tian An Men ou encore le Tibet restent toujours inaccessibles aux Chinois, les pages Wikipédia en question renvoyant vers un message indiquant que le navigateur ne peut pas se connecter.
Selon l'agence de presse anglaise Reuters, des internautes chinois vivants à Beijing (Pékin) et à Shanghai ont assuré pouvoir visiter certaines pages anglophones de l'encyclopédie libre, comme le musicien "Johann Sebastian Bach " ou encore le "dim sum", plat typique chinois.
Bloquant régulièrement des sites jugés sensibles – YouTube en a encore fait les frais récemment – les autorités chinoises ont donc suivi en partie les conseils de Kevan Gosper, membre du CIO, qui estimait il y a quelques jours qu'un blocage au cours des Jeux refléterait « une image très mauvaise » du pays.
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