L’affaire Petit Poucet n’est finalement pas terminée. Cet internaute qui avait qualifié Free de « premier pirate de France » va voir son procès en diffamation rejugé.
Et ce n’est pas Free qui a souhaité faire appel de la décision de relaxe prononcée devant le TGI de Paris le 14 février dernier, mais le parquet...
L’affaire Petit Poucet n’est finalement pas terminée. Cet internaute qui avait qualifié Free de « premier pirate de France » va voir son procès en diffamation rejugé.
Et ce n’est pas Free qui a souhaité faire appel de la décision de relaxe prononcée devant le TGI de Paris le 14 février dernier, mais le parquet alors que c’est le FAI qui était à l’origine des poursuites.
« J'habite au fin fond de ma campagne, je n'ai avant cette histoire jamais eu affaire à la justice, si on m'avait dit qu'un jour j'irais à la cour d'appel de Paris... (toujours sans avocat !) » nous confie Petit Poucet, chef d’entreprise du sud-ouest de la France, qui préfère toujours garder son anonymat.
Une affaire rejugée en appel
Cette affaire dite Petit Poucet est née dans un commentaire laissé sous une actualité de nos confrères de 01net. Dans ce message, l’internaute mettait à l’index l’attitude de Free au regard des Newsgroups binaires. « si les serveurs de newsgroups de Free étaient saisis, la justice y trouverait des centaines de Go de matériels copyrightés. C'est encore beaucoup plus grave que pour le peer 2 peer, car les fichiers sont stockés physiquement chez Free » exposait-il avant de lâcher « encore combien de temps un drapeau de pirate va-t-il flotter au-dessus du siège de Free ? »
Évoquant une « complicité de contrefaçon par fourniture de moyen », Petit Poucet tentera de couper court à la plainte en diffamation de Free en apportant l’exception de bonne foi. C’est -à-dire une série de faits qui démontrent sa bonne foi, sa sincérité, la proportionnalité de ses propos et la poursuite d’un but légitime (informer, non nuire) : il fournit des liens vers des pages web, des articles de presse, des commentaires, des messages dans des forums qui montreraient que Free ne peut raisonnablement ignorer la présence de fichiers illégaux sur les Newsgroups Binaires.
En première instance, la plainte de Free avait donc été jugée recevable, mais le Fai sera débouté. Petit Poucet qui demandait réparation pour procédure abusive sera lui aussi débouté (notre actualité).
Des enjeux supérieurs ?
« Je pense que si le parquet fait cette démarche assez étonnante pour une affaire de diffamation dont il n'est pas à l'origine de la procédure, c'est que les enjeux sont importants » nous éclaire Petit Poucet. Le parquet ou ministère public, représente les intérêts de la société et est placé sous un certain lien de dépendance avec la garde des sceaux, et donc du gouvernement.
Entre temps, on rappellera que les éditeurs de BD ne sont pas parvenus à faire qualifier Free d’éditeur sur son serveur Usenet, afin de responsabiliser le FAI sur la présence de BD scannées disponibles sur les NG dédiés.
L’affaire Petit Poucet n’est finalement pas terminée. Cet internaute qui avait qualifié Free de « premier pirate de France » va voir son procès en diffamation rejugé.Et ce n’est pas Free qui a souhaité faire appel de la décision de relaxe prononcée devant le TGI de Paris le 14 février dernier, mais le parquet alors que c’est le FAI qui était à l’origine des poursuites.
« J'habite au fin fond de ma campagne, je n'ai avant cette histoire jamais eu affaire à la justice, si on m'avait dit qu'un jour j'irais à la cour d'appel de Paris... (toujours sans avocat !) » nous confie Petit Poucet, chef d’entreprise du sud-ouest de la France, qui préfère toujours garder son anonymat.
Une affaire rejugée en appel
Cette affaire dite Petit Poucet est née dans un commentaire laissé sous une actualité de nos confrères de 01net. Dans ce message, l’internaute mettait à l’index l’attitude de Free au regard des Newsgroups binaires. « si les serveurs de newsgroups de Free étaient saisis, la justice y trouverait des centaines de Go de matériels copyrightés. C'est encore beaucoup plus grave que pour le peer 2 peer, car les fichiers sont stockés physiquement chez Free » exposait-il avant de lâcher « encore combien de temps un drapeau de pirate va-t-il flotter au-dessus du siège de Free ? »
Évoquant une « complicité de contrefaçon par fourniture de moyen », Petit Poucet tentera de couper court à la plainte en diffamation de Free en apportant l’exception de bonne foi. C’est -à-dire une série de faits qui démontrent sa bonne foi, sa sincérité, la proportionnalité de ses propos et la poursuite d’un but légitime (informer, non nuire) : il fournit des liens vers des pages web, des articles de presse, des commentaires, des messages dans des forums qui montreraient que Free ne peut raisonnablement ignorer la présence de fichiers illégaux sur les Newsgroups Binaires.
En première instance, la plainte de Free avait donc été jugée recevable, mais le Fai sera débouté. Petit Poucet qui demandait réparation pour procédure abusive sera lui aussi débouté (notre actualité).
Des enjeux supérieurs ?
« Je pense que si le parquet fait cette démarche assez étonnante pour une affaire de diffamation dont il n'est pas à l'origine de la procédure, c'est que les enjeux sont importants » nous éclaire Petit Poucet. Le parquet ou ministère public, représente les intérêts de la société et est placé sous un certain lien de dépendance avec la garde des sceaux, et donc du gouvernement.
Entre temps, on rappellera que les éditeurs de BD ne sont pas parvenus à faire qualifier Free d’éditeur sur son serveur Usenet, afin de responsabiliser le FAI sur la présence de BD scannées disponibles sur les NG dédiés.
Le 5 avril 2008 à 14:52
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Il y a 294 commentaires
Sans avocat
Sans avocat
Moi non plus je n'ai plus d'avocat. J'en avais encore un hier, mais je l'ai mangé.
Plus serieusement, Free possede des fichiers tendancieux sur ses servers mais n'a pas le statut d'éditeur, alors qu'un site qui renvois un lien sur une news d'un autre site l'a. Ca me dépasse un peu.
Edité par l- o0 le samedi 5 avril 2008 à 15:06
Le parquet va en appel? on sent bien qu'il y a du lobbying la dessous.
Si je me rappelle de mes cours de droit, le parquet, c'est le ministère public et donc l'Etat français.
Si je me rappelle de mes cours de droit, le parquet, c'est le ministère public et donc l'Etat français.
Sans avocat
tout le monde n'a pas spécialement les moyens de débourser 1000€ / jour pour un avocat
ou alors il s'y connait pas mal en justice (à moins qu'il soit suicidaire
) sinon j'ai mangé un avocat à midi (upss déjà fait trop tard)
Edité par tucsoufle le samedi 5 avril 2008 à 15:07
Petit poucet, je suis avec toi et aussi contre ce système à la con !!! Qui va y gagner le plus dans cette histoire ??? Nous ne sommes plus dans un pays libre... Même si on a raison !
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