La ministre Christine Lagarde, et les secrétaires d’Etat Luc Chatel et Hervé Novelli se sont vus remettre les conclusions du groupe de travail, portant sur les mécanismes de réductions de prix. Le rapport, d’une cinquantaine de pages, veut trouver plusieurs recettes pour épargner et protéger le pouvoir d’achat des ménages.Précisons d’ores et déjà que le groupe a indiqué que le délai donné pour mener à bien sa réflexion et produire des propositions « était bien trop court pour pouvoir se livrer à une réflexion approfondie de chacun des aspects relevant de la problématique générale ». Plusieurs des propositions concernent cependant directement le secteur des nouvelles technologies. En voici un bref résumé :
Autoriser la revente à perte de produits technologiques obsolètes, sous certaines conditions : pour casser le caractère trop rigoureux des soldes, le groupe de travail préconise une issue pour les « produits technologiques à obsolescence rapide ». Plutôt que d’attendre la phase des soldes d’hiver ou d’été, un commerçant pourra vendre à perte un ordinateur par exemple n'importe quand dans l'année. Et sans encourir de sanction.
Toutefois, pour éviter les abus trop faciles, le groupe souhaite que seuls les produits non réapprovisionnés par le commerçant et qui ont été payés et mis en vente depuis plus de 30 jours soient concernés. Par ailleurs, « la publicité concernant de telles opérations de revente à perte ne pourrait se faire qu’à l’intérieur du magasin ou sur le site marchand concerné ». Ces restrictions permettraient d’isoler uniquement les produits informatiques réellement obsolètes : « il est peu probable qu’une enseigne achète un produit technologique très attractif, le mette en vente durant trente jours, puis le vende à un prix inférieur au seuil de revente à perte en s’interdisant d’être réapprovisionnée et de faire de la publicité hors du magasin pour ledit produit » estiment les rapporteurs.
Favoriser la limpidité des prix sur internet, le cas des prix barrés : « les sites marchands, tout comme les magasins, lorsqu’ils pratiquent des réductions de prix, doivent mettre à la disposition du public une définition claire et lisible du prix de référence telle qu’elle résulte du droit en vigueur ». L’objectif est d’éviter de plonger le consommateur dans le brouillard et donner l’illusion d’une bonne affaire à coup de prix barrés.
L’affichage des prix complets des produits ou des prestations : les frais annexes doivent apparaître de manière visible, en particulier lorsqu’ils sont incontournables. Et cet affichage doit être organisé suffisamment en amont de l’acte d’achat. Pour les sites Internet marchands, le montant des frais de livraison devrait être affiché à proximité du prix des produits. « Alternativement, les clients d’un site Internet devront disposer de la possibilité, à tout moment, de consulter leur liste d’achats sur laquelle figurera le prix total accompagné de l’indication des frais de livraison associés ».
Améliorer les comparateurs de prix : le groupe de travail préconise une mesure destinée à l’amélioration des comparateurs de prix sur Internet, outil jugé utile pour éclairer les consommateurs en leur évitant une perte de temps sur la recherche du meilleur prix. Pour ce faire, le groupe souhaite engager une concertation avec la fédération des entreprises de vente à distance, la DGCCRF et les associations de consommateurs pour établir des principes méthodologiques et commerciaux garantissant une plus grande impartialité des comparaisons. Les comparateurs, qui sont en principe partenaires des boutiques référencées, pourraient alors adopter ces principes sur une base volontaire, ou à défaut se voir proposer une régulation plus intrusive à l’aide de labels ou de contrôles.
Liberté de choix dans les options : interdire la pratique consistant à ajouter par défaut à la commande du client, sans son consentement préalable, des composantes optionnelles : des accessoires, une garantie, etc. Soulignons ici que CDiscount a été récemment condamné pour cette pratique, alors que d’autres boutiques en ligne abusent encore sans rougir de cette démarche.
On signalera au passage que la vente liée n'a pas été examinée par ce groupe de travail.
Le 4 avril 2008 à 07:10
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Il y a 126 commentaires
geekounet85
Le vendredi 4 avril 2008 à 07:16:49
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[quote: news]Améliorer les comparateurs de prix : le groupe de travail préconise une mesure destinée à l’amélioration des comparateurs de prix sur Internet, outil jugé utile pour éclairer les consommateurs en leur évitant une perte de temps sur la recherche du meilleur prix. Pour ce faire, le groupe souhaite engager une concertation avec la fédération des entreprises de vente à distance, la DGCCRF et les associations de consommateurs pour établir des principes méthodologiques et commerciaux garantissant une plus grande impartialité des comparaisons. Les comparateurs, qui sont en principe partenaires des boutiques référencées, pourraient alors adopter ces principes sur une base volontaire, ou à défaut se voir proposer une régulation plus intrusive à l’aide de labels ou de contrôles.
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prixdunet est donc directement impliqué!
bah c'est indirectement de la vente liée les composants optionnels, non?
:vindev:
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prixdunet est donc directement impliqué!
interdire la pratique consistant à ajouter par défaut à la commande du client, sans son consentement préalable, des composantes optionnelles
On signalera au passage que la vente liée n'a pas été examinée par ce groupe de travail.
bah c'est indirectement de la vente liée les composants optionnels, non?
:vindev:
Pas mauvaise l'idée, mais ce sont les petits commerçants qui vont morfler ! il y a une différence entre "produits non réapprovisionnés" et "produits non réapprovisionnables". Les gros vont faire beaucoup de stock, pour casser les prix un mois après et se réapprovisionner plus tard. Ce que les petits ne pourront pas faire vu qu'ils ont un stock plus limité.
Edité par xzof le vendredi 4 avril 2008 à 07:21
Edité par xzof le vendredi 4 avril 2008 à 07:21
Lol Et de l'autre coté ils vont rajouter des taxes pour leur chaine tv sans pub .N'importe quoi
Edité par farny le vendredi 4 avril 2008 à 07:37
Edité par farny le vendredi 4 avril 2008 à 07:37
Liberté de choix dans les options : interdire la pratique consistant à ajouter par défaut à la commande du client, sans son consentement préalable, des composantes optionnelles : des accessoires, une garantie, etc. Soulignons ici que CDiscount a été récemment condamné pour cette pratique, alors que d’autres boutiques en ligne abusent encore sans rougir de cette démarche.
ca marche aussi pour le windows installé d'office ?
Autoriser la revente à perte de produits technologiques obsolètes
Cool, on aura des processeurs AMD à 1€
'Dredi c'est permis
ca veut dire que c'est la fin dehttp://www.rue-montgallet.com ?
On voit déjà depuis longtemps des tas de pauvres gens avec des baladeurs P3, pour rendre la vie plus sympa.
Belle mesure d'améliorer le pouvoir d'achat en baissant les prix de l'électronique grand publique !!! Chaque famille modeste (--) a déjà une console de jeux et surtout une LCD... Ca vaut déjà plus rien le téléphone à 1€ !
Ca fait oublier l'argent trop cher (en effet), la bouffe inabordable, l'inflation, le pétrole, l'énergie, le logement qui va en foutre encore plus sur le carreau.
Vraiment gadget cette mesure (sans jeu de mot)
Belle mesure d'améliorer le pouvoir d'achat en baissant les prix de l'électronique grand publique !!! Chaque famille modeste (--) a déjà une console de jeux et surtout une LCD... Ca vaut déjà plus rien le téléphone à 1€ !
Ca fait oublier l'argent trop cher (en effet), la bouffe inabordable, l'inflation, le pétrole, l'énergie, le logement qui va en foutre encore plus sur le carreau.
Vraiment gadget cette mesure (sans jeu de mot)
Moi ce qui m'enerve c'est qur certains comparateur on voit un produit à 10 euros alors qu'il en vaut 100 et en cliquant sur le lien le marchand propose tout autre chose.
Souvent sur des lecteurs MP3 qui ne sont plus que des écouteurs chez le marchand...
Souvent sur des lecteurs MP3 qui ne sont plus que des écouteurs chez le marchand...
ca marche aussi pour le windows installé d'office ?
Non il semble que cette infraction à la loi ne soit malheureusement pas encore à l'ordre du jour. Pourtant les prix détaillés et le choix des logiciels forcés aujourd'hui à être achetés avec une machine pourrait participer aux économies.
Est-ce que le gouvernement est au courant que c'est la bouffe qui coute trop cher et non l'informatique ?
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