Encore un site français condamné pour diffusion d'un flux RSS
Les agrégateurs sont-ils dans l'impasse ?
Le flux RSS serait-il le cancer du web ? Après LesPipoles, Fuzz, et d’autres, voilà Dicodunet, nouveau site condamné pour avoir publié un lien via ce système d’information automatisée. Dans cette affaire, les faits étaient bien connus puisque similaires à l’affaire Olivier Dahan vs LesPipoles : il avait repris le lien pointant chez Gala.fr avec le titre de l’article et quelques mots de présentation faisant état des relations intimes du réalisateur de la Môme avec une actrice américaine (spécialiste dans la manipulation du pic à glace). Le site est un agrégateur de contenu classique, alimenté par la combinaison de plusieurs sources d’information.
Or, le 8 février dernier, la société Aadsoft, derrière Dicodunet, se voyait assignée en tant que propriétaire du site. Dans cette assignation en référée, outre le retrait de l’article, Olivier Dahan demandait 30 000 euros de dommages et intérêts et 4500 euros pour remboursement de frais, ainsi qu’une menace d’astreinte pour chaque jour de retard. La méthode est similaire aux précédentes affaires, ce qui n’est pas surprenant puisque c’est le même cabinet d’avocat qui gère l’attaque.
Pour sa défense, Dicodunet fera valoir que le lien avait été retiré et qu’il ne s’agit pas d’une entreprise de presse. Par ailleurs, « qu’elle n’est ni hébergeur ni éditeur » et « qu’il est difficile de la rendre responsable d’une information qu’elle n’a pas fait naître ».
Le tribunal de Nanterre va là encore conclure à la violation de la vie privée, en prenant soin de qualifier DicoduNet comme éditeur. C’est le site qui a décidé d’agencer ses différentes sources choisies sur des thèmes donnés (ici la rubrique « Actualités / Personnalités ») afin d’offrir à l’internaute un panorama sectoriel. À la lumière de ces quelques critères, pour le juge, pas de doute, cela « constitue bien un choix éditorial ». Un statut qui semble appuyé par la présence « de publicités dont elle tire apparemment profit », critère surprenant, car absent de la LCEN.
Conclusion du juge : « le fait de prêter à une personne une relation sentimentale, réelle ou supposée, crée un préjudice moral en ce qu’elle voit un sujet personnel transformé en objet de curiosité pour les internautes, et ce dans un but mercantile ». Dicodunet est donc condamné à 500 euros de dommage et intérêts ainsi que 1000 euros pour remboursement de frais. Pour la petite histoire, la page people mise à l’index n’avait été visitée que par... 72 visiteurs uniques.
Le 2 avril 2008 à 08:20
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Il y a 102 commentaires
Ça vire vraiment au n'importe quoi la "justice" française ...
Welcome to USA where Justice = $ !
Welcome to USA where Justice = $ !
j'espère qu'il va y avoir appel et éventuellement cassation car c'est totalement contraire à l'esprit de la loi LCEN
Spyder974
Le mercredi 2 avril 2008 à 08:44:44
#3
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le jeudi 30 septembre 04
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6588
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Alors la il y a rien de mieux que la $justice$, certains doivent se faire ch
er à attendre des proces plusieurs années, sans compter les appels, et la en moins d'un mois l'affaire est regler ... Je ne comprend pas pourquoi des affaires de si peu d'importance est traitée super vite et une affaire de vole risque de durée des mois/année .... je ne parle pas des histoires de cols blancs, qui la ne verra jamais le jour ....
Justice pourris !!!
c'etait mon coup de gueule du matin
Voilà comme ça tout le monde est au courant maintenant (et plus les 72 lecteurs sur ce site), et comme c'est une décision de justice, c'est public et non plus privé. Bravo.
Au fait, en relayant cette info et en donnant de très forts indices sur ladite relation supposée, PCi ne s'exposerait pas un peu là ... ?
Au fait, en relayant cette info et en donnant de très forts indices sur ladite relation supposée, PCi ne s'exposerait pas un peu là ... ?
X-System
Le mercredi 2 avril 2008 à 08:55:22
#5
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le mercredi 21 juillet 04
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Je pense que le directeur de l'entreprise s'engueule au chef de l'informatique après avoir passé au tribunal car le chef de l'informatique avait annoncé à son directeur que quelqu'un a mis la diffusion d'un flux RSS. Il lui avait dit qu'il est possible d'obtenir 30 000 euros de dommages et intérêts et 4 500 euros pour remboursement de frais.
Mais en réel, il n'obtient que 500 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros pour remboursement de frais.
Le directeur doit avoir dépensé pas mal d'argent à son avocat pour l'attaque
C'est mon avis
Edité par X-System le mercredi 2 avril 2008 à 08:56
Mais en réel, il n'obtient que 500 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros pour remboursement de frais.
Le directeur doit avoir dépensé pas mal d'argent à son avocat pour l'attaque
C'est mon avis
Edité par X-System le mercredi 2 avril 2008 à 08:56
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