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SpiralFrog signe avec Warner Music et espère talonner iTunes

Attention à ne pas exploser chère grenouille

SpiralFrog, la fameuse plateforme de musique gratuite, connaît un succès grandissant outre-Atlantique. Il faut dire que la plateforme propose gratuitement aux habitants du Canada et des États-Unis un catalogue important de musiques et de vidéos, ce uniquement en échange de 90 secondes de publicité avant téléchargement.

Toutes les maisons d'édition ? Pas vraiment.

spiralfrogLancée l'année dernière, avec pour seul catalogue celui d'Universal Music, EMI a rapidement emboîté le pas de la plus grande major du globe, suivie par Sony/ATV Music. Hier, SpiralFrog a annoncé l'arrivée d'une nouvelle maison de disque de poids, à savoir Warner Music Group, ou plus précisément Warner Chappell Music, la branche d'édition musicale de WMG.

À ce jour, SpiralFrog revendique 850 000 utilisateurs inscrits et 2,3 millions de visiteurs uniques par mois. Grâce à ce dernier accord, le fondateur de SpiralFrog peut donc désormais se vanter d'avoir créé « le seul service de ce type à assurer la publication de toutes les grandes majors », même s'il faut bien préciser que seule Universal Music propose une importante partie de son catalogue à SpiralFrog. Les autres maisons de disques ont des accords différents. Aucune chanson d'EMI n'est ainsi disponible sur la fameuse plateforme révèle News.com.

Une troisième place à faire rire La Fontaine

Cela n'empêche pas SpiralFrog de se revendiquer d'ores et déjà comme la troisième plateforme la plus importante en Amérique du Nord après iTunes (Apple) et Rhapsody (RealNetworks), Amazon étant mis de côté par SpiralFrog du fait qu'il soit un magasin. Cependant, cette troisième place n'existe qu'en tant que nombre d'inscrits, et non pas en nombre de téléchargements opérés.

David Pakman, le patron d'eMusic, plateforme de MP3 sans DRM proposant les catalogues de maisons de disques indépendantes – exit donc Universal, Warner, EMI et Sony – ne s'y trompe pas. Avec "seulement" 400 000 inscrits, eMusic est effectivement inférieure à SpiralFrog avoue-t-il à News.com. Reste que ces 400 000 inscrits ont tous payé et utilisé leur carte de crédit afin de télécharger environ 200 millions de morceaux.

Sans véritables revenus, SpiralFrog annonçait en septembre dernier 20 400 $ de chiffre d'affaires pour des pertes de 3,4 millions de dollars, la plateforme américaine tente de survivre et joue donc avec les chiffres pour se faire plus grosse que le boeuf. Logique diront certains, au vu du nom de la plateforme.

Reste que son modèle gratuit pourrait à terme payer, si toutes les maisons de disques jouent le jeu et si les internautes nord-américains arrivent massivement. SpiralFrog espère d'ailleurs doubler Rhapsody et talonner iTunes d'ici la fin de l'année.

Source : Spiralfrog
le 2 avril 2008 à 06:10 (9 099 lectures)