L'Américain Wal-Mart, plus grande entreprise de distribution au monde devant le Français Carrefour, avait créé la sensation en fin d'année dernière en annonçant la vente dans 600 de ses enseignes de l'Everex Green gPC, un ordinateur armé de Linux et vendu 199 petits dollars (sans écran). Doté d'un VIA C7-D à 1,5 GHz, de 512 Mo de mémoire DDR2, d'un disque dur de 80 Go et de gOS, le gPC avait de quoi attirer les petites bourses et les amateurs de Linux. L'offre n'aura malheureusement duré qu'une poignée de mois.
Un porte-parole du magasin a en effet annoncé le retrait du gPC. « Ce n'était pas vraiment ce que nos clients recherchaient » a ainsi tenté d'expliquer le porte-parole. Les ventes du gPC n'ont a priori pas été des plus enthousiasmantes d'après la chaîne de distribution, sans préciser à combien d'unités s'étaient écoulées les gPC.
Linux disparaît des magasins, mais pas du site internet
Pour le Taiwanais Everex, cet échec n'est cependant pas catastrophique. Certaines marques, notamment Dell, ont bien réussi sans proposer leurs produits en supermarchés. Paul C. Kim, directeur marketing d'Everex, juge ainsi qu'utiliser internet pour vendre son gPC est « significativement plus efficace » que de passer par des magasins.
Walmart continue effectivement de vendre les produits d'Everex sur son site internet. On retrouve notamment le gPC2, copie quasi conforme du gPC (indisponible pour sa part), vendu lui aussi à 199 dollars, et accompagné d'une version 2 de gOS. Le CloudBook, l'ultraportable de la marque, disponible pour sa part pour 399 dollars, aussi armé de gOS, est lui aussi visible sur le site de Wal-Mart.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Il y a 88 commentaires
Donc proposer une bouse (niveau hardware) à un utilisateur averti, c'est du suicide commercial. Faut réfléchir avant de commercialiser...
Donc proposer une bouse (niveau hardware) à un utilisateur averti, c'est du suicide commercial. Faut réfléchir avant de commercialiser...
La machine était clairement mal positionnée. Vendre un PC bas de gamme low-cost avec une suite logicielle dépendant de services en ligne (qui irait s'acheter un PC à 200 $ alors que l'abonnement ADSL est à plus de 40 $ par mois ?
). Mais ça montre (selon moi) que l'INpact de "Linux n'est qu'un tueur de coûts" est de moins en moins valable. Ou alors ça montre que le low-cost n'est pas la meilleure solution pour Linux. Donc proposer une bouse (niveau hardware) à un utilisateur averti, c'est du suicide commercial. Faut réfléchir avant de commercialiser...
Mais aux USA, ont-ils aussi des problèmes juridiques avec la vente liée ?










