Comme annoncé, c’est aujourd’hui que Reporters sans frontières lance la première Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet.
Pour marquer le coup, l’initiative renouvelle son opération 24h contre la censure, qui rappelle que 63 cyberdissidents sont toujours derrière les barreaux à ce jour simplement pour avoir usé de leur strict droit à la liberté d’expression sur le Web. La plupart (62) sont enfermés dans six pays (Arabie saoudite, Birmanie, Chine, Egypte, Syrie et Viêt-nam), principaux adeptes de la paire de ciseaux. « La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs », note RSF qui aurait pu attribuer là une médaille d’or au pays hôte des J.O.
Avatar et cybermanifestation
Dès 11h, aujourd’hui jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris), « les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Égypte, Érythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam ». il suffit de se rendre sur le site et de remplir un petit formulaire, en quelques secondes. On choisit alors un pays, puis un slogan pour se noyer alors dans la masse des manifestants : www.rsf.org/24heures/pages/ (le site est surchargé)
L’organisation annonce également sa nouvelle liste des « ennemis d’Internet » :
Censeurs et avec reproches
On est ainsi passé de 13 pays en 2007 à 15 en 2008. A cette liste, RSF ajoute 11 pays sous surveillance étroite en Afrique (la Gambie et l'Érythrée), en Asie (la Malaisie, Thaïlande, Sri Lanka), en Europe (le Tadjikistan) et au Proche-Orient (Bahreïn, Émirats arabes unis, Libye, Jordanie et Yémen). « À la différence des premiers, ils n’emprisonnent pas les blogueurs et ne censurent pas massivement la Toile. Mais la tentation est grande et les dérapages réguliers. Ces pays ont souvent mis en place le cadre juridique nécessaire pour museler Internet si bon leur semble. Leurs autorités judiciaires ou politiques utilisent parfois les lois antiterroristes pour surveiller et localiser des opposants et des militants qui s’expriment sur le Net ».
A cette occasion, RSF rappelle encore que Internet est un domaine où la censure est toujours contournable. A coup de proxies et de logiciels spécialisés, il est possible de se défaire de certains jougs. RSF édite ainsi sa nouvelle version du Guide du blogueur et du cyberdissident, qui comprend une série de techniques de contournement de la cybercensure.
Pour marquer le coup, l’initiative renouvelle son opération 24h contre la censure, qui rappelle que 63 cyberdissidents sont toujours derrière les barreaux à ce jour simplement pour avoir usé de leur strict droit à la liberté d’expression sur le Web. La plupart (62) sont enfermés dans six pays (Arabie saoudite, Birmanie, Chine, Egypte, Syrie et Viêt-nam), principaux adeptes de la paire de ciseaux. « La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs », note RSF qui aurait pu attribuer là une médaille d’or au pays hôte des J.O.
Avatar et cybermanifestation
Dès 11h, aujourd’hui jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris), « les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Égypte, Érythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam ». il suffit de se rendre sur le site et de remplir un petit formulaire, en quelques secondes. On choisit alors un pays, puis un slogan pour se noyer alors dans la masse des manifestants : www.rsf.org/24heures/pages/ (le site est surchargé)
L’organisation annonce également sa nouvelle liste des « ennemis d’Internet » :
- Arabie saoudite
- Belarus
- Birmanie
- Chine
- Corée du Nord
- Cuba
- Égypte
- Éthiopie
- Iran
- Ouzbékistan
- Syrie
- Turkménistan
- Tunisie
- Viêt-nam
- Zimbabwe
Censeurs et avec reproches
On est ainsi passé de 13 pays en 2007 à 15 en 2008. A cette liste, RSF ajoute 11 pays sous surveillance étroite en Afrique (la Gambie et l'Érythrée), en Asie (la Malaisie, Thaïlande, Sri Lanka), en Europe (le Tadjikistan) et au Proche-Orient (Bahreïn, Émirats arabes unis, Libye, Jordanie et Yémen). « À la différence des premiers, ils n’emprisonnent pas les blogueurs et ne censurent pas massivement la Toile. Mais la tentation est grande et les dérapages réguliers. Ces pays ont souvent mis en place le cadre juridique nécessaire pour museler Internet si bon leur semble. Leurs autorités judiciaires ou politiques utilisent parfois les lois antiterroristes pour surveiller et localiser des opposants et des militants qui s’expriment sur le Net ».
A cette occasion, RSF rappelle encore que Internet est un domaine où la censure est toujours contournable. A coup de proxies et de logiciels spécialisés, il est possible de se défaire de certains jougs. RSF édite ainsi sa nouvelle version du Guide du blogueur et du cyberdissident, qui comprend une série de techniques de contournement de la cybercensure.
Marc Rees
le 12 mars 2008 à 11:08
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