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Terminologie française : ne piratez plus de bootlegs, svp

Elle a encore frappé

La Commission générale de terminologie et de néologie est cet organisme administratif chargé de porter et défendre la langue française face aux coups de butoirs des termes essentiellement anglo-saxons. Rattachée auprès du premier ministre, elle publie de temps à autres des avis au journal officiel pour donner un parfum nettement plus bleu blanc rouge pour le plus grand bien de la Patrie, Super Dupont et Jeanne d’Arc réunis.
                                        
Cette fois, c’est surtout dans l’audiovisuel qu’ont été entrepris les principaux travaux de réfection de notre glorieuse langue. Voilà quelques-unes des traductions de cette dernière fournée publiées au JO dimanche, 23 décembre :

« Teaser » : ce sont ces petites séquences qu’on voit au cinéma ou sur le net. Abandonnez illico l’expression et préférez le terme primesautier d’« accroche ».

« Disposable DVD »
: ce sont des « disques vidéo à durée déterminée », des « disques numériques polyvalents, conçus pour devenir illisible au terme d’une courte utilisation ». L’abréviation en sera DVDD et non DVD-D qui correspond à une marque.

« Movie Bootleg » : plutôt que d’utiliser ce terme, pourtant entré dans les (mauvaises) mœurs, la Commission recommande l’emploi du terme générique « film piraté ».

« Movie theater piracy » ou « theater piracy» : préférez cette fois l’expression “piratage en salle”, définit par « version d’une œuvre cinématographique captée de façon clandestine lors de sa projection en salle ». On s’en doute, la commission recommande de proscrire absolument l’emploi du mot screener.

Reste maintenant à savoir si un pirate manipulant correctement ces expressions aura droit à un traitement de faveur aux yeux des ayants droit. C’est peu probable.


le 24 décembre 2007 à 11:45 (26 922 lectures)