Selon une étude de la Business Software Association, un phénomène inquiétant ronge actuellement le temps de travail des salariés : celui des achats de cadeaux de fin d’année en ligne. Non pas que la générosité soit un vilain défaut, mais effectués depuis le travail, ces comportements entraîneraient des risques pour l’entreprise. « Les réseaux d'entreprise constituent l’un des investissements les plus importants, et les activités des employés sur l'internet peuvent les mettre en danger, rappelle la BSA, association des principaux éditeurs informatiques généralement plus habituée à lutter contre les contrefaçons de logiciels. Et celle-ci de signaler que « les virus et autres logiciels malins, de même que les programmes non autorisés permettant d'acheter des produits, réserver des voyages, communiquer ou partager photos et vidéos peuvent en cette période de fin d'année représenter autant de pièges dans le but de dérober des données, de réduire l'efficacité du réseau, voire d'exposer les employeurs à des plaintes pour atteintes aux droits d'auteur ». Outre une insécurité en hausse, la productivité chute dangereusement pour qui ne prête pas attention à ces débordements.
Une pratique de plus en plus constatée
Or, les salariés seraient de plus en plus nombreux à se livrer à ce genre d’activité (la hausse est établie à +33%) selon le cabinet R&T Stratégies qui a réalisé l’étude auprès de 4000 employés dans 20 pays. A titre d’exemple, 34% des Américains interrogés et travaillant dans le secteur informatique pensent qu’ils feront leurs cadeaux en ligne, contre 28% en 2006.
Et quand on leur demande ce qu’ils feraient pour tuer le temps si leur supérieur devait s’absenter, 25% des Canadiens interrogés ont répondu qu’ils surferaient sur Internet pour se divertir, en visitant les sites d’actualité, de sports ou de potins. Aux États-Unis, ils sont 38%.
Cadeaux, voyages, sports, potins...
Le nombre d’employés travaillant sur le web et tenté par ces activités improductives augmente sensiblement en Europe (+31 pour cent), en Asie (+40 pour cent) et en Amérique du Sud (41 pour cent). « Beaucoup de personnes se connectent sur Internet au travail avec un objectif spécifique à l'esprit : vérifier leur compte en banque, payer une facture, vérification des détails sur les trajets les voyages, ou faire quelques achats. D'autres n'ont pas de but précis, ils se connectent pour tenter de passer le temps ».
La BSA recommande ainsi aux employeurs toute une série de mesures à suivre et de comportements à éviter afin de purifier les comportements des salariés sur le lieu de travail. Des mesures seront publiées sous peu sur le site caast.org, site de l’Alliance canadienne contre le vol de logiciels, puisque l'improductivité pourrait conduire au téléchargement de logiciels pirates.
Source :
Datanews
Marc Rees
le 19 décembre 2007 à 11:55
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