Jean Yves Lafesse a été débouté de son action contre Youtube et Dailymotion (la décision chez l'excellent Juriscom.net). L’humoriste n’avait pas apprécié de retrouver ses vidéos en libre diffusion sur ces plateformes. Il réclamait un dédommagement de 8 millions d’euros à YouTube, dont 2 millions pour le préjudice moral, et 1,5...
Jean Yves Lafesse a été débouté de son action contre Youtube et Dailymotion (la décision chez l'excellent Juriscom.net). L’humoriste n’avait pas apprécié de retrouver ses vidéos en libre diffusion sur ces plateformes. Il réclamait un dédommagement de 8 millions d’euros à YouTube, dont 2 millions pour le préjudice moral, et 1,5 million d’euros pour Dailymotion.
Finalement, révèle la Gazette du Net, le tribunal de grande instance de Paris l’a débouté et même condamné à 10 000 euros pour couvrir les frais de justice engagés par les parties adverses. Le débat ne s’est pas orienté sur la qualité d’hébergeur ou d’éditeur à la lumière de la loi sur la confiance dans l’économie numérique, mais sur le terrain de la preuve. « La qualité d'auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l'œuvre est divulguée. Il convient en conséquence de pouvoir attribuer toute œuvre à ses auteurs pour pouvoir déterminer l'existence de leurs droits ».
Un problème de preuve
Or, cela peut sembler surprenant, mais Jean-Yves Lafesse (et sa société) s’est surtout « contenté d'affirmer que toutes les références des programmes listés correspondent à ses œuvres sans effectuer de manière systématique de comparaison entre une œuvre précise et une vidéo mise en ligne ». Il aurait dû ainsi démontrer que chaque vidéo mise en ligne correspond individuellement à une de ses œuvres plutôt que de fournir une simple liste de référence. En clair, l’affirmation n’étant pas suffisante, le tribunal n’a pu que débouter l’humoriste faute d’avoir pu « constater l'existence d'une contrefaçon qui suppose nécessairement la comparaison d'une œuvre identifiée avec sa reproduction, sa représentation ou sa diffusion ».
Le débat hébergeur/éditeur non levé
Dans ce dossier, Lafesse l’avait emporté contre une autre plateforme en ligne, MySpace. Cette fois aucun problème d’identification. Mieux : le site avait été qualifié d’hébergeur compte tenu de l’environnement du site communautaire : « s’il est incontestable que [MySpace] exerce les fonctions techniques de fournisseur d’hébergement, [la société] ne se limite pas à cette fonction technique ; qu’en effet, imposant une structure de présentation par cadres, qu’elle met manifestement à la disposition des hébergés et diffusant, à l’occasion de chaque consultation, des publicités dont elle tire manifestement profit, elle a le statut d’éditeur et doit en assumer les responsabilités. »
En tant qu’hébergeur, le site était responsable de toute publication, sans pouvoir profiter du bouclier de la LCEN qui protège le fournisseur technique de tout contrôle a priori. Pour Youtube et Dailymotion, on devra attendre une nouvelle plainte pour trancher la question de leur véritable statut.
À ce jour, une requête avec Lafesse sur Youtube fournit encore et toujours 146 références.
Jean Yves Lafesse a été débouté de son action contre Youtube et Dailymotion (la décision chez l'excellent Juriscom.net). L’humoriste n’avait pas apprécié de retrouver ses vidéos en libre diffusion sur ces plateformes. Il réclamait un dédommagement de 8 millions d’euros à YouTube, dont 2 millions pour le préjudice moral, et 1,5 million d’euros pour Dailymotion. Finalement, révèle la Gazette du Net, le tribunal de grande instance de Paris l’a débouté et même condamné à 10 000 euros pour couvrir les frais de justice engagés par les parties adverses. Le débat ne s’est pas orienté sur la qualité d’hébergeur ou d’éditeur à la lumière de la loi sur la confiance dans l’économie numérique, mais sur le terrain de la preuve. « La qualité d'auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l'œuvre est divulguée. Il convient en conséquence de pouvoir attribuer toute œuvre à ses auteurs pour pouvoir déterminer l'existence de leurs droits ».
Un problème de preuve
Or, cela peut sembler surprenant, mais Jean-Yves Lafesse (et sa société) s’est surtout « contenté d'affirmer que toutes les références des programmes listés correspondent à ses œuvres sans effectuer de manière systématique de comparaison entre une œuvre précise et une vidéo mise en ligne ». Il aurait dû ainsi démontrer que chaque vidéo mise en ligne correspond individuellement à une de ses œuvres plutôt que de fournir une simple liste de référence. En clair, l’affirmation n’étant pas suffisante, le tribunal n’a pu que débouter l’humoriste faute d’avoir pu « constater l'existence d'une contrefaçon qui suppose nécessairement la comparaison d'une œuvre identifiée avec sa reproduction, sa représentation ou sa diffusion ».
Le débat hébergeur/éditeur non levé
Dans ce dossier, Lafesse l’avait emporté contre une autre plateforme en ligne, MySpace. Cette fois aucun problème d’identification. Mieux : le site avait été qualifié d’hébergeur compte tenu de l’environnement du site communautaire : « s’il est incontestable que [MySpace] exerce les fonctions techniques de fournisseur d’hébergement, [la société] ne se limite pas à cette fonction technique ; qu’en effet, imposant une structure de présentation par cadres, qu’elle met manifestement à la disposition des hébergés et diffusant, à l’occasion de chaque consultation, des publicités dont elle tire manifestement profit, elle a le statut d’éditeur et doit en assumer les responsabilités. »
En tant qu’hébergeur, le site était responsable de toute publication, sans pouvoir profiter du bouclier de la LCEN qui protège le fournisseur technique de tout contrôle a priori. Pour Youtube et Dailymotion, on devra attendre une nouvelle plainte pour trancher la question de leur véritable statut.
À ce jour, une requête avec Lafesse sur Youtube fournit encore et toujours 146 références.
Source :
Gazette du net
Le 19 décembre 2007 à 09:18
(26 959
lectures)
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Il y a 80 commentaires
Omega_17_The_True
Le mercredi 19 décembre 2007 à 09:20:48
#1
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le samedi 4 février 06
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921
commentaires
DTC la fesse Elle était tellement prévisible celle là.
Edité par Omega_17_The_True le mercredi 19 décembre 2007 à 09:22
carapitcho
Le mercredi 19 décembre 2007 à 09:21:37
#2
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le mardi 3 janvier 06
-
1004
commentaires
Je voulais la faire
2 millions de préjudice moral! :)
Bah il devait etre sacrément atteint moralement le pauvre !
SixK
Bah il devait etre sacrément atteint moralement le pauvre !
SixK
fumoffu
Le mercredi 19 décembre 2007 à 09:27:13
#4
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le jeudi 13 juillet 06
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1472
commentaires
la justice française juge de plus en plus la forme et non le fond et ce dans tout types de procès :(
princedelu
Le mercredi 19 décembre 2007 à 09:28:35
#5
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-
258
commentaires
Lafesse ca fait longtemps que ce n'est plus drole.
On le voit juste une fois par an, avant noel pour la promo DVD
On le voit juste une fois par an, avant noel pour la promo DVD
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