S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Le P2P au travail peut être constitutif d'une faute grave

L'excès de Gnutella fait maigrir les entreprises

L’usage du poste informatique par un salarié à des fins personnelles est de plus en plus examiné par la justice. Au regard des courriers électroniques privés, la justice estime depuis longtemps maintenant que « le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en...bureau ordinateur bordel L’usage du poste informatique par un salarié à des fins personnelles est de plus en plus examiné par la justice. Au regard des courriers électroniques privés, la justice estime depuis longtemps maintenant que « le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée ; que celle-ci implique en particulier le secret des correspondances ».

Mais pour le téléchargement, la situation est, on le devine, bien moins confortable.

24h/24h et 7j/7

La Cour d’appel de Paris a été amenée à rendre un arrêt sur ces usages à des fins personnelles de solutions peer to peer sur le poste professionnel, informe la GazetteduNet.fr.

Il s’agissait du salarié d’un organisme œuvrant dans la formation professionnelle, en île de France. Un audit sur le système informatique révéla que l’intéressé stockait sur le disque dur de son poste des fichiers récupérés avec une solution P2P, ici Gnutella. La taille du stock était telle qu’il n’avait pu être amassé qu’avec un usage 24h/24h et 7j/7 du réseau pair à pair.

Administrateur zéro

Outre la présence indélicate de nombre de logiciels et fichiers mp3 récupérés ici et là, un autre problème venait plomber son dossier : Gnutella avait été (mal) configuré par le salarié pour permettre la mise à disposition des fichiers professionnels appartenant à l’organisme. Enfin, en guise de goutte d’eau en trop dans le vase : le salarié occupait le poste d’administrateur réseau, et il avait volontairement retardé la transmission des codes pour permettre un audit approfondi de sa console d’administration.

Pour la cour d’appel, aucun doute : il « a profité de ses fonctions et de l'accès privilégié au système informatique de son employeur pour, à l'insu de celui-ci, utiliser ce système à des fins personnelles étrangères à l'activité de l'association et qu'il a aussi, ce faisant, rendu le système particulièrement vulnérable aux intrusions extérieures malveillantes, au mépris des règles élémentaires de sécurité ». Les juges en ont déduit une violation des obligations de son contrat de travail, constitutive d’une faute grave justifiant son licenciement sans préavis.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Le 22 novembre 2007 à 15:27 (27 766 lectures)

Soutenez l'indépendance de PC INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de PC INpact sans pub
  • Et bien plus encore...

Il y a 110 commentaires

Avatar de PH INpactien
PH Le jeudi 22 novembre 2007 à 15:28:59
Inscrit le vendredi 11 mai 07 - 2332 commentaires
Un champion
Avatar de FraGG INpactien
FraGG Le jeudi 22 novembre 2007 à 15:29:48
Inscrit le mardi 22 février 05 - 9103 commentaires
Il risque de pas parler de son dernier taff sur son CV lui
Avatar de Consultant INpactien
Consultant Le jeudi 22 novembre 2007 à 15:30:05
Inscrit le mardi 13 juin 06 - 18158 commentaires
Comme pour les facs quand on a des "admins" branquinioles faut pas s etonner

alle hop a la porte et qui vienne pas pleurer non plus
Avatar de TOM_KILLERz INpactien
TOM_KILLERz Le jeudi 22 novembre 2007 à 15:30:52
Inscrit le mardi 16 décembre 03 - 749 commentaires
Comme pour les facs quand on a des "admins" branquinioles faut pas s etonner

alle hop a la porte et qui vienne pas pleurer non plus

+1

C'est mérité, pas de doutes
Avatar de nikon56 INpactien
nikon56 Le jeudi 22 novembre 2007 à 15:31:21
Inscrit le lundi 2 juillet 07 - 5495 commentaires
alors celui la, il est doué, je crois qu'on en tiens un bon
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.

Il y a 110 commentaires