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Un premier Canadien à faire les frais de la loi anticamcording

Il avait une sale bobine

cinéma film bobine caméra projection libre Alors qu’il s’installait paisiblement pour filmer dans une salle de cinéma la projection de « Dan in real life », un homme s’apprête désormais à subir les conséquences de la loi votée en juin dernier au Canada.

En effet, un amendement a touché juste en promettant des peines plus lourdes pour quiconque serait pris la main sur la caméra et la caméra sur le trépied, en train de pirater sans vergogne et sans permission (authentique !) un film dans une salle obscure. Le 25 juin dernier, le royal assent, trace de la monarchie constitutionnelle au Canada, avait alors validé cette proposition. La sanction encourue pour le coupable monte jusqu’à deux ans de prison tout de même.

Eh bien, pris en flagrant « camcording », le jeune de 23 ans va pouvoir célébrer cette inculpation ; il est en effet le premier à s’être ainsi fait attraper, le 27 octobre dernier. Une arrestation qui avait revêtu des aspects de traques à l’agent secret. D’un côté le piratin disposait de tout le matériel adéquat pour uploader directement sur le net le film en question, de l’autre, la police et l’équipe de sécurité du cinéma portaient des lunettes de vision nocturne.

Outre les deux ans de prison en jeu, et dans l’hypothèse où l’on déterminerait que son action avait une visée commerciale, le pauvre chéri se réserverait de vilaines nuits. Le nombre d’années sous les verrous monterait alors à cinq avec confiscation des biens. Et là, on se dit que oui, la MPAA a bien fait son boulot, après des mois de pression pour que cette législation soit approuvée au plus tôt aux États-Unis.
le 17 novembre 2007 à 09:13 (35 090 lectures)