Fibre : un réseau financé par l'Europe, un butin américain
Le beurre, la vache, la crémière, le champ, etc.
Quelle part du gâteau et pour qui ? Voilà résumées les inquiétudes de Didier Lombard. Selon l’envoyé spécial des Échos à Montpellier au salon de l’Idate, le président de France Télécom regrette que les grands noms américains du web ne participent pas au financement des réseaux cuivrés européens, alors qu'ils en profitent en retour.
Un rapport donnant perdant qui serait inacceptable : « aucune des sociétés nouvelles de l'Internet telles que Yahoo!, Google ou eBay n'[a] contribué significativement au financement des infrastructures [télécoms] (…). il est nécessaire de s'assurer que les investisseurs reçoivent une rémunération à hauteur des risques pris. Or, le modèle basé sur l'audience crée le risque d'une décorrélation entre là où les investissements sont faits et là où les revenus générés par ces investissements sont collectés ».
Du coup, avec le développement des réseaux aussi rapides que coûteux comme la fibre, voilà des investissements qui vont offrir « à ces sociétés non régulées de véritables autoroutes pour déployer leurs services ». La situation menace ainsi l’équilibre entre investissement et revenus des audiences : « il ne sera pas possible à terme d'investir dans des réseaux et des contenus européens si les revenus de l'audience vont aux États-Unis », comme c'est actuellement constaté avec des revenus qui profitent à ces gros services américains en ligne.
Alors que le passé s’appuyait sur des investissements publicitaires dans les médias européens, aujourd'hui, « c'est un peu comme si on allait construire des autoroutes et que seules des voitures californiennes devaient rouler dessus ».
Un rapport donnant perdant qui serait inacceptable : « aucune des sociétés nouvelles de l'Internet telles que Yahoo!, Google ou eBay n'[a] contribué significativement au financement des infrastructures [télécoms] (…). il est nécessaire de s'assurer que les investisseurs reçoivent une rémunération à hauteur des risques pris. Or, le modèle basé sur l'audience crée le risque d'une décorrélation entre là où les investissements sont faits et là où les revenus générés par ces investissements sont collectés ».
Du coup, avec le développement des réseaux aussi rapides que coûteux comme la fibre, voilà des investissements qui vont offrir « à ces sociétés non régulées de véritables autoroutes pour déployer leurs services ». La situation menace ainsi l’équilibre entre investissement et revenus des audiences : « il ne sera pas possible à terme d'investir dans des réseaux et des contenus européens si les revenus de l'audience vont aux États-Unis », comme c'est actuellement constaté avec des revenus qui profitent à ces gros services américains en ligne.
Alors que le passé s’appuyait sur des investissements publicitaires dans les médias européens, aujourd'hui, « c'est un peu comme si on allait construire des autoroutes et que seules des voitures californiennes devaient rouler dessus ».
Marc Rees
le 16 novembre 2007 à 15:56
(26 011
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 13 / 11 / 2007 : Un réseau 100 % fibre optique à 200 Mbits/s chez Verizon
- 08 / 11 / 2007 : Les pourparlers de fusion entre Neuf et Free dans l'impasse
- 02 / 11 / 2007 : La France compte 14,2 millions d'accès haut débit
- 29 / 10 / 2007 : Le chiffre d'affaires de Free s'envole au troisième trimestre
- 25 / 10 / 2007 : Fibre : l'Aforst réservée sur la proposition de France Télécom
- 23 / 10 / 2007 : Fibre : France Télécom ouvre ses fourreaux, sous conditions
- 22 / 10 / 2007 : Free plaide pour la division fonctionnelle de France Télécom
- 18 / 10 / 2007 : Haut débit aux Antilles : sous la plage, les pavés







