Les sites de partitions gratuites sont dans la ligne de mire des éditeurs et sociétés de publications depuis quelque temps maintenant.
Dernier en date, l’international music score library project (imslp) qui, basé au Canada, se propose de diffuser des partitions tombées dans le domaine public. Il faut dire que le pays, comme bon nombre...
Les sites de partitions gratuites sont dans la ligne de mire des éditeurs et sociétés de publications depuis quelque temps maintenant.
Dernier en date, l’international music score library project (imslp) qui, basé au Canada, se propose de diffuser des partitions tombées dans le domaine public. Il faut dire que le pays, comme bon nombre d’autres, fait plonger dans le pot du domaine public, les créations 50 ans après la mort de leur auteur. « Plus de 8000 œuvres (15000 partitions) de plus de 1000 compositeurs ont été ajoutés, faisant ainsi une des plus grandes collections de partitions libres et gratuites » décrit l'entrée Wikipedia qui lui est consacrée.
De l'Autriche, on crie
Or, le responsable du site a reçu deux lettres d’Universal Edition, un éditeur autrichien, l’une en août l’autre mi-octobre (un exemplaire).
Dans ces « Cease and Desist », documents où un ayant droit ordonne à une personne de mettre fin à une pratique qu’il estime illégale, Universal Edition souligne qu’elle dispose des droits de publications de plusieurs compositeurs européens tels Bartok, Berg, Friedman, Janacek, Mahler, J .Marx, Respighi, Schonberg, Strauss, Szymanowskain ou von Zemlinsk.
Ces publications, rappelle l’éditeur, sont protégées selon les règles communes du droit d’auteur, propre à chaque système juridique. Or, ces auteurs profitent en Europe et aux États-Unis d’une durée de protection de 70 ans après la mort du compositeur, soit 20 ans de plus qu’au Canada. De quoi transformer en délinquant celui qui croyait respecter son droit.
Entre 50 et 70 ans de protection
Légales dans les législations « cinquantenaires », illégales par la lorgnette européenne ou américaine, les créations sur le net se heurtent ainsi aux frontières physiques.
Sous menace de juteux procès, UE demande une armada de mesures dont un filtrage des adresses IP des visiteurs selon leur destination. Un Européen qui viendrait récupérer les partitions, se verrait ainsi refuser celles qui ne franchissent pas la barre des 70 ans. Faute de réaction appropriée, l’éditeur se réserve le droit de poursuivre le site pour violation du copyright.
Le responsable de Imslp, Xiao-Guang Go, n’a que peu de moyens. Simple étudiant, il se voit mal combattre le Goliath de l’édition (qui n’a pas de rapport avec Vivendi Universal). Il a ainsi proposé de baisser temporairement le rideau et transmettre sa base ; à ce jour, le responsable du fameux et ancestral Projet Gutemberg s’est volontairement proposé d’héberger ces données, dans la marge de manœuvre que lui ouvre la loi.
La musique, droit fondamental pour l'être humain ?
Xiao-Guang Go explique ses motivations sur son site : « À l’origine, j’ai conçu ce projet après avoir visité certains pays il y a quelques années. Dans des magasins qui étaient présentés parfois comme la plus grande librairie musicale, j’ai découvert moins de dix partitions d’orchestre. Comme musicien et mélomane, je trouve inacceptable le fait qu’une chose aussi fantastique que la musique puisse être aussi inaccessible dans certaines régions du monde. J’ai le profond sentiment qu’un accès à notre culture et nos arts est un droit fondamental pour chaque être humain. Et sûrement pas un simple privilège. Par conséquent, j’ai créé IMSLP avec l’intention que la musique, issue du domaine public, puisse être librement accessible par toute personne ».
On soulignera enfin que ces questions ont déjà été soulevées dans le passé. Le site canadien Les Classiques des Sciences Sociales – qui propose des centaines d’ouvrages en téléchargement gratuit - avait déjà été menacé par les Presses Universitaires de France (PUF) toujours sur cette confrontation entre les durées de protection.
On lira également sur ce thème, le papier de nos confrères d'Ecrans.fr
Les sites de partitions gratuites sont dans la ligne de mire des éditeurs et sociétés de publications depuis quelque temps maintenant.Dernier en date, l’international music score library project (imslp) qui, basé au Canada, se propose de diffuser des partitions tombées dans le domaine public. Il faut dire que le pays, comme bon nombre d’autres, fait plonger dans le pot du domaine public, les créations 50 ans après la mort de leur auteur. « Plus de 8000 œuvres (15000 partitions) de plus de 1000 compositeurs ont été ajoutés, faisant ainsi une des plus grandes collections de partitions libres et gratuites » décrit l'entrée Wikipedia qui lui est consacrée.
De l'Autriche, on crie
Or, le responsable du site a reçu deux lettres d’Universal Edition, un éditeur autrichien, l’une en août l’autre mi-octobre (un exemplaire).
Dans ces « Cease and Desist », documents où un ayant droit ordonne à une personne de mettre fin à une pratique qu’il estime illégale, Universal Edition souligne qu’elle dispose des droits de publications de plusieurs compositeurs européens tels Bartok, Berg, Friedman, Janacek, Mahler, J .Marx, Respighi, Schonberg, Strauss, Szymanowskain ou von Zemlinsk.
Ces publications, rappelle l’éditeur, sont protégées selon les règles communes du droit d’auteur, propre à chaque système juridique. Or, ces auteurs profitent en Europe et aux États-Unis d’une durée de protection de 70 ans après la mort du compositeur, soit 20 ans de plus qu’au Canada. De quoi transformer en délinquant celui qui croyait respecter son droit.
Entre 50 et 70 ans de protection
Légales dans les législations « cinquantenaires », illégales par la lorgnette européenne ou américaine, les créations sur le net se heurtent ainsi aux frontières physiques.
Sous menace de juteux procès, UE demande une armada de mesures dont un filtrage des adresses IP des visiteurs selon leur destination. Un Européen qui viendrait récupérer les partitions, se verrait ainsi refuser celles qui ne franchissent pas la barre des 70 ans. Faute de réaction appropriée, l’éditeur se réserve le droit de poursuivre le site pour violation du copyright.
Le responsable de Imslp, Xiao-Guang Go, n’a que peu de moyens. Simple étudiant, il se voit mal combattre le Goliath de l’édition (qui n’a pas de rapport avec Vivendi Universal). Il a ainsi proposé de baisser temporairement le rideau et transmettre sa base ; à ce jour, le responsable du fameux et ancestral Projet Gutemberg s’est volontairement proposé d’héberger ces données, dans la marge de manœuvre que lui ouvre la loi.
La musique, droit fondamental pour l'être humain ?
Xiao-Guang Go explique ses motivations sur son site : « À l’origine, j’ai conçu ce projet après avoir visité certains pays il y a quelques années. Dans des magasins qui étaient présentés parfois comme la plus grande librairie musicale, j’ai découvert moins de dix partitions d’orchestre. Comme musicien et mélomane, je trouve inacceptable le fait qu’une chose aussi fantastique que la musique puisse être aussi inaccessible dans certaines régions du monde. J’ai le profond sentiment qu’un accès à notre culture et nos arts est un droit fondamental pour chaque être humain. Et sûrement pas un simple privilège. Par conséquent, j’ai créé IMSLP avec l’intention que la musique, issue du domaine public, puisse être librement accessible par toute personne ».
On soulignera enfin que ces questions ont déjà été soulevées dans le passé. Le site canadien Les Classiques des Sciences Sociales – qui propose des centaines d’ouvrages en téléchargement gratuit - avait déjà été menacé par les Presses Universitaires de France (PUF) toujours sur cette confrontation entre les durées de protection.
On lira également sur ce thème, le papier de nos confrères d'Ecrans.fr
Le 25 octobre 2007 à 12:15
(30 268
lectures)
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Il y a 101 commentaires
Espèce de pirate ! Tu pourrais au moins respecter les morts !
Ah... Universal... Tout n'est pas qu'une histoire de fric...
Ah... Universal... Tout n'est pas qu'une histoire de fric...
J’ai le profond sentiment qu’un accès à notre culture et nos arts est un droit fondamental pour chaque être humain.
c'est un droit commerical
overdrives
Le jeudi 25 octobre 2007 à 12:25:44
#3
Inscrit
le mardi 11 juillet 06
-
2981
commentaires
je hum je ... raaaaah
il faudrait réellement les tuer, la connerie devrait être passible d'la peine de mort
ou alors leur envoyer Terry Tate
(quoi vous connaissez pas terry tate !!! bouuuuuh)
qu'est ce que ca peut bien leur branler des partition merde !!!
des ptits chinois dans des caves vont faire des studios d'enregistrement et revendre des CD de contrefacon ??? mais merde QU'ON M'EXPLIQUE CE QUE CA PEUT LEUR FOUTRE !!! IL PERDE MEME PAS UN DIXIEME DE CENTIME D'EUROS !!!
Edité par overdrives le jeudi 25 octobre 2007 à 12:27
il faudrait réellement les tuer, la connerie devrait être passible d'la peine de mort
ou alors leur envoyer Terry Tate
(quoi vous connaissez pas terry tate !!! bouuuuuh) qu'est ce que ca peut bien leur branler des partition merde !!!
des ptits chinois dans des caves vont faire des studios d'enregistrement et revendre des CD de contrefacon ??? mais merde QU'ON M'EXPLIQUE CE QUE CA PEUT LEUR FOUTRE !!! IL PERDE MEME PAS UN DIXIEME DE CENTIME D'EUROS !!!
Edité par overdrives le jeudi 25 octobre 2007 à 12:27
On remarquera que les gens qui se plaignent sont les ayant droits. Pas ceux qui ont composé la musique, juste ceux qui profitent du talent de quelqu'un d'autre (de la même famille ou pas).
Ca montre aussi que le web n'est plus un monde vierge et sans frontière. Et que plus son influence augmentera et plus ces frontières seront visibles. C'est le début de la fin de l'age d'or.
Ca montre aussi que le web n'est plus un monde vierge et sans frontière. Et que plus son influence augmentera et plus ces frontières seront visibles. C'est le début de la fin de l'age d'or.
On remarquera que les gens qui se plaignent sont les ayant droits. Pas ceux qui ont composé la musique, juste ceux qui profitent du talent de quelqu'un d'autre (de la même famille ou pas).
Ca montre aussi que le web n'est plus un monde vierge et sans frontière. Et que plus son influence augmentera et plus ces frontières seront visibles. C'est le début de la fin de l'age d'or.
Ca montre aussi que le web n'est plus un monde vierge et sans frontière. Et que plus son influence augmentera et plus ces frontières seront visibles. C'est le début de la fin de l'age d'or.
Normal ils sont 6 pieds sous terre depuis au moins 50 piges
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