La vitesse globale d'Internet2 passe de 10 à 100 Gb/s
Moi je voudrais juste récupérer une pièce jointe de 1 Mo...
Vous connaissez sans doute le projet Internet2. De son vrai nom UCAID (University Corporation for Advanced Internet Development), il s’agit d’un consortium qui rassemble un grand nombre de partenaires, dont plus de 200 universités américaines et des entreprises telles qu’AT&T, Intel, Sun, Nortel ou encore Cisco.Le but d’Internet2 a toujours été de concevoir des connexions les plus rapides possible tout en créant un réseau parallèle à Internet entre les établissements scolaires, commerciaux et les laboratoires faisant partie du projet. Jusqu’à présent, la base du réseau était de 10 Gb/s (1,25 Go/s), c’est-à-dire qu’il s’agissait de la vitesse dont tous les connectés pouvaient profiter. Cette vitesse a été tout récemment revue largement à la hausse.
L’ensemble d’Internet2 opère désormais à 100 Gb/s (12,5 Go/s), ce qui signifie dans les grandes lignes qu’un film en Haute Définition peut être téléchargé en quelques secondes. Mais à cette vitesse, quels sont réellement les acteurs qui peuvent profiter d’une telle rapidité ? Aujourd’hui, peu d’entreprises, de laboratoires ou d’université peuvent se targuer d’avoir des besoins aussi énormes, mais les choses pourraient évoluer.
Doug Van Houweling, l’un des responsables d’Internet2, indique que c’est le monde scientifique, et plus particulièrement les physiciens, qui pourront nécessiter une telle bande passante dans le futur. Par exemple, le projet LHC (Large Hadron Collider) qui sera mis en service en mai 2008 normalement. Construit à la frontière franco-suisse par le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire), il sera le plus grand accélérateur de particules au monde, son équivalent américain (SSC) ayant été annulé en 1993 par Bill Clinton. Le LHC a chiffré ses besoins, et une bande passante minimale et constante de 1,8 Gb/s sera nécessaire pour envoyer toutes ses données.Et ce n’est que le début, car d’autres projets du même type verront le jour dans les années à venir, notamment le titanesque ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), un réacteur expérimental à fusion nucléaire. ITER sera construit à Cadarache dans la région PACA, créera 3000 emplois et aura des besoins énormes en bande passante. Les données recueillies par le réacteur seront vitales pour la recherche sur la fusion nucléaire et le projet est international.
Les astronomes pourraient également se reposer sur les larges capacités d’Internet2 pour la transmission d’images en très haute résolution et la coordination des radiotélescopes à l’échelle planétaire. Les universités reliées au réseau peuvent également profiter de capacités multimédias sans concurrence avec de la diffusion vidéo haute-résolution en temps réel.Doug Van Houweling indique que le réseau peut facilement progresser encore en termes de vitesse. D’ailleurs, dans les 12 à 18 mois à venir, l’infrastructure passera à 400 Gb/s. des débits qui paraissent lointains et pratiquement surréalistes pour les oubliés du haut-débit qui attendent toujours que leur page Netvibes s’affiche avec un modem 56k.
Source :
Associated Press
Vincent Hermann
le 12 octobre 2007 à 10:11
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