RSF voyage au coeur de la censure d'Internet en Chine
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur...
Reporters sans frontières vient de jeter un nouveau caillou dans le marais boueux de la censure en Chine. En partenariat avec l'organisation Chinese Human Rights Defenders et RSF, un expert chinois appartenant à une entreprise locale du secteur de l'Internet vient de publier une étude très complète sur la censure imposée par le Parti Communiste Chinois, exemples à l'appui.
L'étude, que l'on peut consulter en intégralité (et en français) sur cette page du site de RSF, montre et démontre comment les organes gouvernementaux responsables de la censure chinoise organisent le contrôle très strict de l'Internet chinois.
Suppression de blogs, de sites, censure d'articles, interdiction de poster, tout ceci s'impose par des consignes précises que l'auteur de l'étude a réussi à intercepter. Le résultat est plutôt inquiétant à lire, voici notamment un exemple de « consignes prohibitives ultérieures à la diffusion d'une information », publié dans l'étude :
« 30 mai 2006, 18h56, expéditeur : Bureau de gestion de l’information sur Internet de Pékin.
"Chers collaborateurs, concernant la mort d’une présentatrice de radio chez l’adjoint au
maire, ne diffusez pas d’information, n’envoyez plus de nouvel article, et retirez du site ceux
qui y ont déjà été publiés ; que les forums, blogs et billets ne mentionnent plus cette affaire.
Merci de répondre." »
Un document PDF qui fait figure de flagrant délit de censure tout au long de ses 17 pages. Inutile de préciser que l'auteur chinois de cette étude souhaite rester anonyme... Indispensable à lire, tout comme les commentaires de RSF sur le sujet.
L'étude, que l'on peut consulter en intégralité (et en français) sur cette page du site de RSF, montre et démontre comment les organes gouvernementaux responsables de la censure chinoise organisent le contrôle très strict de l'Internet chinois.
Suppression de blogs, de sites, censure d'articles, interdiction de poster, tout ceci s'impose par des consignes précises que l'auteur de l'étude a réussi à intercepter. Le résultat est plutôt inquiétant à lire, voici notamment un exemple de « consignes prohibitives ultérieures à la diffusion d'une information », publié dans l'étude :
« 30 mai 2006, 18h56, expéditeur : Bureau de gestion de l’information sur Internet de Pékin.
"Chers collaborateurs, concernant la mort d’une présentatrice de radio chez l’adjoint au
maire, ne diffusez pas d’information, n’envoyez plus de nouvel article, et retirez du site ceux
qui y ont déjà été publiés ; que les forums, blogs et billets ne mentionnent plus cette affaire.
Merci de répondre." »
Un document PDF qui fait figure de flagrant délit de censure tout au long de ses 17 pages. Inutile de préciser que l'auteur chinois de cette étude souhaite rester anonyme... Indispensable à lire, tout comme les commentaires de RSF sur le sujet.
Bruno Cormier
le 10 octobre 2007 à 16:29
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