Malgré l’engouement suscité par le 802.11n approchant de sa version finale (actuellement dans sa version Draft 2.0), les possibilités offertes par des taux de transferts démultipliés ne semblent pas faire envisager un avenir radieux à tous les acteurs du domaine des équipementiers réseaux.Selon Broadcom, l’ensemble des appareils embarquant des puces 802.11n ne remplaceront pas les équipements existants basés sur les puces 802.11g. Pour la société, tout se situe dans une histoire de coûts : les cartes, les puces intégrées, les routeurs et autres modems intégrant le WiFi à 54 Mbits/s sont produits en telles quantités que leurs prix sont très abordables.
Toujours selon Broadcom, la production reste très forte, et au fur et à mesure qu’elle se maintient ou qu’elle augmente, les coûts de production diminuent, entraînant les prix toujours plus bas. Comparée à cette situation, l’introduction d’équipements 802.11n se fait lentement, et les tarifs sont bien plus élevés, en dehors de certains ordinateurs qui embarquent déjà cette technologie, comme l’ensemble des Mac désormais, et une partie des machines haut-de-gamme vendues par HP, Acer et Sony notamment.
Broadcom avait publié un premier rapport dans lequel il estimait que les ventes d’équipements 802.11n représenteraient environ 25 % des achats dans le monde du sans-fil. Aujourd’hui, la firme fait légèrement machine arrière, en parlant plutôt de 20 %, car les ventes seraient plus lentes que prévu.Michael Hurlston, vice-président de Broadcom, indique que la très grande majorité des configurations d’entrée et milieu de gammes propose des puces 802.11g. Acteurs très importants dans le domaine, les opérateurs Telecom ne s’orientent pour le moment pas vers la version 11n à cause d’un tarif deux fois plus élevé que la technologie présente. Ils continuent donc sur leur lancée pour l’instant.
Le problème dépend également des sommes investies dans les deux précédentes générations du WiFi (versions 11b et g), relativement proches sur le plan technique. La version 11n apportant un lot de nouveautés assez important, la transition sera moins rapide, et Hurlston prédit que le WiFi 11g gardera pendant un certain temps une partie de marché de 50 %.
Actuellement, la société préfère capitaliser sur ses propres investissements sur le 11g en proposant des solutions toujours plus intégrées avec des tarifs en baisse. Une nouvelle version des puces 11n sera toutefois lancée avant les fêtes de fin d’année.
On remarquera enfin que plusieurs entreprises du secteur avaient annoncé leur intention d’attendre la sortie de la version 2.0 du brouillon du protocole, alors que d’autres préfèrent attendre la version finale de la technologie.
Source :
DigiTimes
Vincent Hermann
le 5 septembre 2007 à 17:37
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