Un chapitre de la LOPSI ou loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure va intéresser tout ceux se plaignant de ne pas avoir accès au droit. Il va en effet permettre aux victimes de déposer des plaintes en ligne auprès d’un commissariat virtuel. L’objectif est d’éviter les déplacements et les attentes parfois très longues pour des faits qui « de manière quotidienne alimentent l’insécurité ». Des tests seront effectués dès cette année sur plusieurs sites comme celui de la Sécurité Publique et dans certains départements. « La victime pourra ainsi se faire connaître sans crainte de représailles ni contraintes matérielles », rapporte l’AFP. L’objectif sera avant tout d’offrir aux forces de l’ordre un aperçu des faits afin de recevoir les victimes « de façon plus utile ». Les plaintes anonymes seront interdites et seules les plaintes contre X seront admises, révélait pour sa part le Figaro qui, plutôt que de plaintes, évoque davantage l’idée d’une prédéclaration.
On connaissait ainsi la déclaration fiscale en ligne, le registre d’état civil en ligne, le permis à point en ligne, voilà donc les plaintes virtuelles. Le risque est cependant grand de voir la criminalité apparente exploser avec cette facilité qu’auront les citoyens de chercher justice en trois clics.
Marc Rees
le 10 juillet 2007 à 06:11
(16 653
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 05 / 07 / 2007 : Call of Juarez : épilogue dans l’affaire Techland ?
- 25 / 06 / 2007 : La traque aux P2Pistes se passe de l'autorisation de la CNIL
- 22 / 06 / 2007 : Le site de la police belge attaqué par un jeune de 17 ans
- 11 / 06 / 2007 : Quel droit pour la provocation à commettre un délit en ligne ?
- 29 / 05 / 2007 : La protection CSS n’est pas efficace selon un juge finlandais
- 28 / 05 / 2007 : Téléchargement : coup de froid dans le milieu des sous-titres
- 28 / 05 / 2007 : Raid de la police allemande contre un tracker BitTorrent






