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L'éditeur de Second Life répond à Famille de France

Hop, un rail et un peep show et on oublie tout

bondage zsecond lifeLinden Lab a enfin réagi à la violente attaque menée par Famille de France contre Second Life, titre qu’il édite depuis les Etats-Unis.

L'éditeur a indiqué d’une part ne pas avoir été contacté par l’association, et que « de toutes les manières, Second Life est une plate-forme strictement pour les adultes (18 ans et plus), et Linden Lab instaure des règles sévères pour empêcher l'accès aux mineurs ». L’éditeur en restera là, peut-être abasourdi par l’absurdité de la démarche de l’association puritaine.

Celle-ci publiait voilà peu un communiqué contre le monde virtuel Second Life, estimant que « de véritables photos et vidéos pornographiques en libre accès placardent certaines régions. Les utilisateurs ont la possibilité de mimer des rapports sexuels, allant même jusqu'à des scènes de viol, de bondage, de zoophilie et de scatophilie ». A ce méli-mélo, s’ajoutent la condamnation de la drogue, la publicité pour le tabac, l’alcool etc. qui fleurissent dans cet univers dépravé aux yeux de FdF. « Ces dérives, si elles ne concernaient que des « adultes consentants » poseraient des problèmes limités à une simple question d’éthique, mais, étant donné que des mineurs peuvent avoir accès au site sans limites, la question devient plus importante. »

Ce sursaut d’ordre moral n’en reste pas là, puisque l’association demande en toute simplicité le filtrage d’accès de Seconde Life soit chez l’éditeur, soit par le biais des FAI. Une manière détournée qui avait déjà été utilisée pour couper l’accès au site AAArgh, un site négationniste.

Elle pourrait aussi recommander aux parents de jouer leur rôle puisque sur Second Life comme ailleurs, on tombe toujours sur ce que l’on cherche. Pourquoi donc décharger la responsabilité des parents sur les épaules de la magistrature qui a sans doute mieux à faire que de définir une morale familiale  ?
Source : Afp
le 8 juin 2007 à 10:12 (32 217 lectures)