Faciliter la vie des habitants de l'Arizona, la Californie, l'Utah et la Virginie, c'est la dernière bonne intention de Google. De ces intentions dont l'enfer est pavé. En signant avant-hier un partenariat avec ces quatre États, le moteur va permettre aux citoyens de mieux naviguer dans leur recherche d'informations.Si chacun de ces États dispose bien d'un site gouvernemental officiel, les informations, c'est manifestement la croix et la bannière pour les obtenir. « La vérité, c'est qu'un bon paquet des informations contenues sur le site web de l'État est certes public en théorie, mais pas dans les faits, parce que tout bonnement trop compliquées à trouver », témoigne J.L. Needham, responsable des produits Google pour le secteur public.
« Le noeud du problème réside dans ce qu'une part du contenu de ces sites, les moteurs de recherches ne parviennent pas à la trouver », enchérit Darell West, professeur de Sciences Politiques, à l'université de Brown. Cela concernera donc l'accès aux renseignements relatifs à l'enseignement, la santé, et autres.
Éric Schmidt précise : « Ces nombreux partenariats s'intègrent dans ceux que nous signons avec organismes gouvernementaux pour améliorer le service public. » Pour le site, pas de ravalement en perspective, il s'agira surtout de l'intégration du moteur en son sein grâce au Sitemap, un protocole qui permet d’aider l’internaute à faire indexer son site dans un moteur. Yahoo! et Microsoft avaient déjà eu recours à cet outil.
Tout cela vise surtout à permettre simplifier le quotidien : les demandeurs d'emplois pourront mieux diriger leur recherche selon leur secteur d'activité et ainsi de suite. « Cela n'ajoute pas vraiment d'informations en ligne ; il s'agit juste de procurer aux utilisateurs un outil pour obtenir l'information existante », explique West, directeur du Brown's Taubman Center.Niveau sécurité, cet accès du moteur aux banques de données souleverait légitimement des inquiétudes. J.L. Needham prévient que les informations qui n'étaient auparavant pas accessibles ne le seront toujours pas. « Nous rendons seulement ici l'information publique plus accessible. Nous ne sommes pas là pour pirater les contenus et les offrir au public », conclut-il.
Source :
Reuters
Nicolas.G
le 1 mai 2007 à 11:30
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