L'organisme reponsable de l'organisation des adresses et des noms de domaine sur Internet, l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), vient de voter non à la création d'un nom de domaine « .xxx » consacré aux sites pornographiques sur la Toile.
Le principal problème invoqué par l'ICANN dans cette affaire est une question de responsabilité : le simple fait de créer un domaine « .xxx » impliquerait une responsabilité quant au contenu à classer ou non dans ce domaine. Ainsi, l'ICANN pourrait être tenu pour responsable de la dénomination pornographique ou non des sites concernés, le gouvernement canadien avait d'ailleurs menacé de considérer l'ICANN comme tel si le « .xxx » venait à se créer.
Le communiqué de l'ICANN précise donc bien l'idée : cette responsabilité liée au contenu « n'est pas conforme avec son mandat de nature technique ». La décision fut donc rendue à 8 voix contre 5, garnies d'une abstention.
Autre problème plus pragmatique cette fois, l'incertitude de la destination réelle du contenu pornographique sur le Net si le « .xxx » existait. Tous les sites pornographiques ne seraient pas forcément en « .xxx », ce qui pourrait porter à confusion.
De plus, le « .xxx » pourrait aussi multiplier le contenu pornographique accessible sur le Net au lieu de le cantonner à domaine bien particulier. Bref, rien de bien plaisant
pour la protection des internautes sensibles, que la création du « .xxx » devait aider à protéger.
D'ailleurs, cette décision négative semble convenir aux deux parties opposées dans ce débat : l'association Free Speech Coalition, lobby pornographique, et la Family Research Council, pour la protection de la famille traditionnelle, se sont toutes les deux déclarées ravies d'une telle décision.
Le principal problème invoqué par l'ICANN dans cette affaire est une question de responsabilité : le simple fait de créer un domaine « .xxx » impliquerait une responsabilité quant au contenu à classer ou non dans ce domaine. Ainsi, l'ICANN pourrait être tenu pour responsable de la dénomination pornographique ou non des sites concernés, le gouvernement canadien avait d'ailleurs menacé de considérer l'ICANN comme tel si le « .xxx » venait à se créer.Le communiqué de l'ICANN précise donc bien l'idée : cette responsabilité liée au contenu « n'est pas conforme avec son mandat de nature technique ». La décision fut donc rendue à 8 voix contre 5, garnies d'une abstention.
Autre problème plus pragmatique cette fois, l'incertitude de la destination réelle du contenu pornographique sur le Net si le « .xxx » existait. Tous les sites pornographiques ne seraient pas forcément en « .xxx », ce qui pourrait porter à confusion.
De plus, le « .xxx » pourrait aussi multiplier le contenu pornographique accessible sur le Net au lieu de le cantonner à domaine bien particulier. Bref, rien de bien plaisant
pour la protection des internautes sensibles, que la création du « .xxx » devait aider à protéger.D'ailleurs, cette décision négative semble convenir aux deux parties opposées dans ce débat : l'association Free Speech Coalition, lobby pornographique, et la Family Research Council, pour la protection de la famille traditionnelle, se sont toutes les deux déclarées ravies d'une telle décision.
Bruno Cormier
le 2 avril 2007 à 11:37
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