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Au Japon, les bactéries se changent en carte-mémoire

Crise du logement, toussa...

bactérie maladie virus microbe Ce n'est pourtant pas la première fois que nos amies les bactéries servent dans le domaine de l'informatique. Souvenez-vous de ce que la bactérie E-coli avait permis voilà quelque temps déjà.

Cette fois, c'est au Japon qu'une équipe de chimistes s'est inspirée de la mémoire génétique, du code qui fixe les normes d'une espèce, et l'ont considérée comme un espace potentiel de stockage. En effet, la conservation du code génétique se perpétue sur des siècles, et en parvenant à graver des données numériques sur un tel espace, on assurerait une longue conservation. Attention tout de même au savon...

L'équipe de l'Université de Keio explique : « Par rapport aux disques durs et aux cartes-mémoires, ils sont extrêmement petits, mais peuvent stocker sur leurs gènes des données en grande quantité sur une très longue période ». Pour ce faire, ils ont « développé une technologie qui permet de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes d'une bactérie, ce qui permet notamment de diminuer les risques de destruction des informations à la suite des mutations génétiques survenant au fil du temps. »

L'élue au rang de future carte-mémoire se nomme Bacillus Subtilis ; l'équipe grava dessus un message concis. Cela consiste en une transformation en éléments chimique des données alphanumériques. Ces éléments gravés, ils s'inscrivent alors dans une séquence de gènes.

Et pour le relire ? Simple : par déduction, on confronte deux bactéries, dont l'une n'aura pas été soumise au procédé de gravure. Et les chimistes de préciser que Bacillus Subtilis dispose de toutes les qualités pour assurer la pérennité de sommes  conséquentes d'informations.

Et Bacillus branchée en externe, ça fait un disque dur ?

merci à NieJ
Source : AFP
le 24 février 2007 à 11:07 (25 436 lectures)