« Il est temps de bâtir l’Europe des Télécommunications que permettent les réseaux interconnectés ». Voilà le cri d’alarme tiré ce matin par l’UFC et une quarantaine d’associations de consommateurs européennes. Toutes repartent en guerre contre le roaming, ces frais facturés lorsqu'un usager de téléphone mobile veut appeler et être appelé dans un pays étranger.
Le débat est suivi de près par la comission européenne qui souhaîte dégonfler ces tarifs. Or, ces associations accusent la GSM Association « d’exercer un chantage économique sur les parlementaires pour faire capoter le projet de règlement de la commission européenne ».
Ce projet de règlement entend réguler la tarification sur les frais d’itinérance en matière de téléphonie mobile, compte tenu des résistances économiques de certains acteurs.
Les associations publient ainsi une étude pour démonter « une à une les affirmations de la GSMA selon lesquelles la régulation serait préjudiciable à tout le monde, et confirme l’existence de pratiques anticoncurrentielles qui expliquent les prix aberrants imposés aux consommateurs européens depuis plus de 10 ans. »
Elles estiment en outre que les prix du roaming n’ont pas diminué depuis 2005 comme l’a souligné la commission européenne. « Les baisses de prix de gros (IOT) que les opérateurs ont annoncé avoir mis en oeuvre entre eux n’ont pas été répercutées aux consommateurs ».
De même, ces associations dénoncent une stratégie « de prix faciaux ». Elle « consiste à sortir des offres à des prix faciaux moins élevés pour affirmer qu’un prix de détail régulé pourrait priver certains consommateurs de ses offres plus attractives. En réalité, soit ces offres concernent une niche étroite de clients et sont donc inadaptées à la masse des consommateurs, soit sont très contraignantes à l’usage, soit encore s’avèrent être dans certains cas plus chères que le tarif de base ! »
Les critiques ne s’arrêtent pas là : elles évoquent une sous-estimation de la demande de roaming, pour éviter une baisse des prix, et une surestimation de l’impact économique sur le secteur pour mettre « une pression démesurée sur les parlementaires ». Alors que les appels sont parfois jusqu’à 18 fois plus chers que les coûts, l’étude estime à 3,5 milliards l’économie que pourraient faire les consommateurs et professionnels européens chaque année.
Le débat est suivi de près par la comission européenne qui souhaîte dégonfler ces tarifs. Or, ces associations accusent la GSM Association « d’exercer un chantage économique sur les parlementaires pour faire capoter le projet de règlement de la commission européenne ».
Ce projet de règlement entend réguler la tarification sur les frais d’itinérance en matière de téléphonie mobile, compte tenu des résistances économiques de certains acteurs.
Les associations publient ainsi une étude pour démonter « une à une les affirmations de la GSMA selon lesquelles la régulation serait préjudiciable à tout le monde, et confirme l’existence de pratiques anticoncurrentielles qui expliquent les prix aberrants imposés aux consommateurs européens depuis plus de 10 ans. »
Elles estiment en outre que les prix du roaming n’ont pas diminué depuis 2005 comme l’a souligné la commission européenne. « Les baisses de prix de gros (IOT) que les opérateurs ont annoncé avoir mis en oeuvre entre eux n’ont pas été répercutées aux consommateurs ».
De même, ces associations dénoncent une stratégie « de prix faciaux ». Elle « consiste à sortir des offres à des prix faciaux moins élevés pour affirmer qu’un prix de détail régulé pourrait priver certains consommateurs de ses offres plus attractives. En réalité, soit ces offres concernent une niche étroite de clients et sont donc inadaptées à la masse des consommateurs, soit sont très contraignantes à l’usage, soit encore s’avèrent être dans certains cas plus chères que le tarif de base ! »
Les critiques ne s’arrêtent pas là : elles évoquent une sous-estimation de la demande de roaming, pour éviter une baisse des prix, et une surestimation de l’impact économique sur le secteur pour mettre « une pression démesurée sur les parlementaires ». Alors que les appels sont parfois jusqu’à 18 fois plus chers que les coûts, l’étude estime à 3,5 milliards l’économie que pourraient faire les consommateurs et professionnels européens chaque année.
Marc Rees
le 21 février 2007 à 06:53
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