Fin avril 2005, Microsoft annonçait son implication dans un projet commun avec l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Il prenait forme d’un centre de recherche, créé à l’initiative de Gilles Kahn – ex président de l’Insitut - avec deux axes d’études principaux : la sécurité des logiciels et l’analyse logicielle de données scientifiques complexes. L’inauguration du centre a finalement eu lieu en fin de semaine dernière, à Saclay dans l’Essonne.
Le financement de ce front commun se fait à 50-50 avec l’organisme public, avec un départ fixé à 10 millions d’euros, versés par Microsoft. Une goutte d’eau pour Redmond alors que Microsoft Research profite d’un budget de plus de 7 milliards de dollars, avec 700 personnes dans le monde. Actuellement le centre commun INRIA Microsoft Research comprend douze chercheurs, dont quatre de l'INRIA et trois de Microsoft à titre permanent. Ce nombre devrait doubler prochainement.
Selon Bernard Lang, directeur de recherche à l'Inria et défenseur du libre, « C'est un bon accord pour la recherche, mais il n'est pas sans risque, expose-t-il dans les colonnes de Libération. Microsoft en profitera peut-être pour accroître son avance dans certains domaines et débaucher les meilleurs. »
« Gilles Kahn a toujours veillé à ce que le contrat qui lierait l'INRIA et Microsoft Research dans une telle structure concerne strictement la recherche fondamentale et stipule que les logiciels mis au point dans ce cadre seront disponibles sous licence libre de type CeCILL B » expose Jean-Jacques Levy, Directeur du Centre de recherche commun, dans une interview sur le site de l’Inria.
Le financement de ce front commun se fait à 50-50 avec l’organisme public, avec un départ fixé à 10 millions d’euros, versés par Microsoft. Une goutte d’eau pour Redmond alors que Microsoft Research profite d’un budget de plus de 7 milliards de dollars, avec 700 personnes dans le monde. Actuellement le centre commun INRIA Microsoft Research comprend douze chercheurs, dont quatre de l'INRIA et trois de Microsoft à titre permanent. Ce nombre devrait doubler prochainement.
Selon Bernard Lang, directeur de recherche à l'Inria et défenseur du libre, « C'est un bon accord pour la recherche, mais il n'est pas sans risque, expose-t-il dans les colonnes de Libération. Microsoft en profitera peut-être pour accroître son avance dans certains domaines et débaucher les meilleurs. »
« Gilles Kahn a toujours veillé à ce que le contrat qui lierait l'INRIA et Microsoft Research dans une telle structure concerne strictement la recherche fondamentale et stipule que les logiciels mis au point dans ce cadre seront disponibles sous licence libre de type CeCILL B » expose Jean-Jacques Levy, Directeur du Centre de recherche commun, dans une interview sur le site de l’Inria.
Marc Rees
le 15 janvier 2007 à 11:35
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