Lors des diverses actualités qui ont suivi la publication des licences de Vista, plusieurs éléments ont étonné les lecteurs. Au début, l’attention s’est bien entendu focalisée sur le nombre maximal d’installations du système sur des machines différentes. Après une levée de boucliers et un raz-de-marée de protestations, Microsoft a clarifié sa licence, et l’on pourra transférer la licence du système (en version boîte) d’une machine à une autre sans limitation.Le chapitre de la virtualisation a toutefois attiré les regards aussi à cause de certaines limitations légales imposées par la licence. Ainsi, nous avons appris que seules les éditions Business et Ultimate de Vista pouvaient être installées dans une machine virtuelle. Les éditions Home Basic et Home Premium ne peuvent pas être installées de cette manière en toute légalité. Cela signifie que la manipulation est possible, mais qu’elle est en violation de la licence. L’exception qui confirme la règle concerne toutefois les abonnés MSDN qui pourront légalement installer les deux éditions Home en machines virtuelles.
Il y avait une certaine incompréhension des limites imposées par Microsoft sur la virtualisation de ses systèmes, en particulier des éditions Home qui seront clairement les plus vendues (surtout la Home Premium). Car ces limitations ne se bornent pas non plus aux choix des éditions, mais ont un impact financier direct. Il faudra en effet posséder une licence séparée pour le système virtualisé : dans le cas d’un Vista Business par exemple, on ne pourra pas utiliser la même licence pour installer le système de manière classique et pour l’utiliser dans une machine virtuelle ailleurs.Microsoft explique ce choix par deux points importants :
- La virtualisation est surtout utilisée dans le milieu de l’entreprise
- La sécurité est directement en ligne de mire
C’est cette même explosion de l’utilisation des solutions de virtualisation qui pousse Microsoft à parler de sécurité. L’arrivée en masse de tels logiciels comme les produits VMware, Virtual PC, Xen ou encore Parallels WorkStation comprend pour l’éditeur de Redmond une certaine part de risques. Quoique ces derniers soient essentiellement liés à la plateforme Windows, on se souviendra de la démonstration de Blue Pill, un malware qui pouvait utiliser la virtualisation sous Vista 64 bits pour se cacher et être indétectable. La faille a été corrigée, mais l’auteur du malware, Joanna Rutkowska, avait expliqué à la conférence Black Hat qu’il pouvait être adapté à n’importe quel système d’exploitation de type AMD64 (et donc EM64T).
Finalement, quelles que soient les raisons invoquées par Microsoft, la situation est pour l’instant limitée. On peut toutefois imaginer qu’avec le temps, comme pour le nombre de transfert de licence d’une machine à une autre, Microsoft pourrait modifier sa licence pour l’assouplir et répondre ainsi à une demande croissante du marché. Après tout, la version Familiale de Windows XP était limitée à la gestion d’un seul cœur d’exécution sur les processeurs avant d’en gérer deux via le Service Pack 2. Alors qui sait ?
Source :
ZDnet Asie
Vincent Hermann
le 27 novembre 2006 à 11:18
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