Annoncée comme la prochaine révolution après l’invention du transistor, composant aujourd’hui présent dans tout matériel électronique, la puce conçue par la société Eneco est une technologie pour le moins fascinante.
Le principal défaut d'un processeur est la chaleur qu’il dégage. On tente alors de le refroidir par tous les moyens à disposition, à savoir dissipateurs, ventilateurs, kits de refroidissement à eau et même pour certains à azote liquide. Ces kits sont souvent bruyants, s’épuisent sur la durée et deviennent de plus en plus volumineux.
La solution proposée par Eneco est une puce qui a la caractéristique d’absorber la chaleur et de transformer celle-ci en électricité. Et ce n’est pas tout : si à l’inverse on fournit de l’électricité à la puce, son pouvoir de dissipation thermique augmente.
Le « Power Mode » (Mode puissance)
En absorbant la chaleur, la puce peut générer jusqu’à environ 10kW, annonce Eneco. La puce serait très économique à produire puisque la méthode de fabrication reste similaire à celle d’autres composants électroniques standards. Très efficace pour les températures modestes, cette solution serait durable, silencieuse, exempte de vibrations et ne génèrerait aucune émission autre que celle de la source de chaleur.
Le « Cooling Mode » (Mode refroidissement)
Si au lieu de récolter de l’électricité, on en « injecte », l’effet sera que la température sera plus efficacement dissipée. D’après Eneco, des tests en laboratoire auraient permis de descendre vers les –150°C.
Cette technologie a été validée par le National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a confirmé les mesures et les résultats. Apple et Dell se sont d’ailleurs montrées Intéressées par cette puce. Son application serait idéale pour les portables, qui verraient leur autonomie améliorée. Pour un ordinateur de bureau, cela signifierait un refroidissement totalement silencieux et durable.
MAJ : après plusieurs emails de lecteurs et quelques recherches supplémentaires, il apparaît que cette technologie n'est pas à proprement parler nouvelle. De plus, comme l'indique très justement un de nos lecteurs (merci Michel), le site d'Eneco précise bien que le rendement est inférieur à 30% pour une face froide à 20°C et une face chaude à 400°C. Le rendement diminue si l'amplitude thermique entre les deux faces diminue également.
Il indique également : "Le but du systeme n'est donc pas de récupérer la chaleur du CPU, mais d'un brûleur. On ne rechargerait plus le PC à l'électricité, mais à l'ethanol. Le CPU chauffera toujours autant, et les 70-80% d'inefficacité du convertisseur d'énergie s'ajouteront à cette dissipation".
A noter que l'on pourra trouver des informations supplémentaires sur les mécanismes utilisés dans Eneco sur cette page (merci Cédric).
Le principal défaut d'un processeur est la chaleur qu’il dégage. On tente alors de le refroidir par tous les moyens à disposition, à savoir dissipateurs, ventilateurs, kits de refroidissement à eau et même pour certains à azote liquide. Ces kits sont souvent bruyants, s’épuisent sur la durée et deviennent de plus en plus volumineux.
La solution proposée par Eneco est une puce qui a la caractéristique d’absorber la chaleur et de transformer celle-ci en électricité. Et ce n’est pas tout : si à l’inverse on fournit de l’électricité à la puce, son pouvoir de dissipation thermique augmente.
Le « Power Mode » (Mode puissance)
En absorbant la chaleur, la puce peut générer jusqu’à environ 10kW, annonce Eneco. La puce serait très économique à produire puisque la méthode de fabrication reste similaire à celle d’autres composants électroniques standards. Très efficace pour les températures modestes, cette solution serait durable, silencieuse, exempte de vibrations et ne génèrerait aucune émission autre que celle de la source de chaleur.
Le « Cooling Mode » (Mode refroidissement)
Si au lieu de récolter de l’électricité, on en « injecte », l’effet sera que la température sera plus efficacement dissipée. D’après Eneco, des tests en laboratoire auraient permis de descendre vers les –150°C.
Cette technologie a été validée par le National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a confirmé les mesures et les résultats. Apple et Dell se sont d’ailleurs montrées Intéressées par cette puce. Son application serait idéale pour les portables, qui verraient leur autonomie améliorée. Pour un ordinateur de bureau, cela signifierait un refroidissement totalement silencieux et durable.
MAJ : après plusieurs emails de lecteurs et quelques recherches supplémentaires, il apparaît que cette technologie n'est pas à proprement parler nouvelle. De plus, comme l'indique très justement un de nos lecteurs (merci Michel), le site d'Eneco précise bien que le rendement est inférieur à 30% pour une face froide à 20°C et une face chaude à 400°C. Le rendement diminue si l'amplitude thermique entre les deux faces diminue également.
Il indique également : "Le but du systeme n'est donc pas de récupérer la chaleur du CPU, mais d'un brûleur. On ne rechargerait plus le PC à l'électricité, mais à l'ethanol. Le CPU chauffera toujours autant, et les 70-80% d'inefficacité du convertisseur d'énergie s'ajouteront à cette dissipation".
A noter que l'on pourra trouver des informations supplémentaires sur les mécanismes utilisés dans Eneco sur cette page (merci Cédric).
Source :
Eneco
Jérémy Friche
le 23 novembre 2006 à 14:15
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