Nouvelle partie de ping-pong entre Microsoft et la Commission européenne. Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence, vient de démentir les accusations de « vendetta » à l’encontre de l’éditeur. Selon elle, « les actions de la Commission sont [au contraire] guidées par la volonté et le désir de créer en Europe le climat des affaires le plus favorable à l'innovation, dans l'intérêt ultime des consommateurs européens ». Cet échange a été réalisé par lettres interposées, dans les colonnes du Financial Times.
Pour Neelie Kroes, les manœuvres de Microsoft apparaissent guidées par « une campagne coordonnée visant à décrire la Commission sous des traits négatifs ». Un peu plus tôt, Microsoft affirmait que la commission « jouait un jeu » avec la firme. L’éditeur pointait du doigt le risque de nouveau retard de Vista : le prochain OS pourrait être à nouveau reporté selon les exigences de la Commission européenne en matière de concurrence. L’institution européenne ne supporte que difficilement les fonctions préinstallées notamment en matière de sécurité, lesquelles incitent le consommateur à ne pas rechercher de solution concurrente.
Avant cet échange, l’éditeur publiait la semaine dernière une étude, financée par ses soins, et visant à démontrer que 50 000 emplois seraient créés avec Vista, dans ces six pays européens (l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la France, la Pologne et le Royaume-Uni). On notera que la Commission a, de son côté, réformé les règles antitrust, notamment en durcissant le barème de calcul des infractions et en instaurant une délation à l'américaine (l'entreprise qui dénonce le cartel est relaxée).
Pour Neelie Kroes, les manœuvres de Microsoft apparaissent guidées par « une campagne coordonnée visant à décrire la Commission sous des traits négatifs ». Un peu plus tôt, Microsoft affirmait que la commission « jouait un jeu » avec la firme. L’éditeur pointait du doigt le risque de nouveau retard de Vista : le prochain OS pourrait être à nouveau reporté selon les exigences de la Commission européenne en matière de concurrence. L’institution européenne ne supporte que difficilement les fonctions préinstallées notamment en matière de sécurité, lesquelles incitent le consommateur à ne pas rechercher de solution concurrente.
Avant cet échange, l’éditeur publiait la semaine dernière une étude, financée par ses soins, et visant à démontrer que 50 000 emplois seraient créés avec Vista, dans ces six pays européens (l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la France, la Pologne et le Royaume-Uni). On notera que la Commission a, de son côté, réformé les règles antitrust, notamment en durcissant le barème de calcul des infractions et en instaurant une délation à l'américaine (l'entreprise qui dénonce le cartel est relaxée).
Source :
reuters
Marc Rees
le 19 septembre 2006 à 14:46
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