Le régulateur antitrust américain, en la personne de Thomas Barnett, vient de mettre son grain de sel dans le dossier Apple, et spécialement son iTunes critiqué par plusieurs pays. Contre ces pays qui fustigent le manque d’interopérabilité, Barnett répond que « Apple devrait [au contraire] être applaudie pour la création d’un système légal, bénéfique et facile à utiliser dans le domaine du téléchargement de musique ».
Selon son point de vue, rapporté par Reuters, la régulation via l’interopérabilité aura surtout pour effet « de nuire aux consommateurs, ceux-là mêmes qu'elle prétend aider ». Un message qui sera relativement apprécié par les détenteurs de lecteurs MP3 de confession autre que l’iPod. Aucun pays n’a été expressément cité dans sa déclaration lors d’une conférence à Washington DC, mais les récents débats en Scandinavie tout comme en France avec la DADVSI ne laissent pas de place au doute.
En Scandinavie, les autorités de protection des consommateurs tentent d’imposer justement que les morceaux achetés sur iTunes puissent être lus sans restriction sur des lecteurs concurrents. Voilà une grosse brèche dans le modèle économique d’Apple. Pour la France, on se souvient qu’en plein débat parlementaire sur la DADVSI, le secrétaire au Commerce du gouvernement américain, Carlos Gutierrez, exposait : « Je félicite [Apple] car nous avons aussi besoin que les entreprises se lèvent pour défendre leurs droits de propriété intellectuelle. » Forcer l’interopérabilité est une « culture officielle du piratage », « parrainée par l'Etat » expliquait à ce titre la firme de Cupertino. On connaît la suite, avec la perméabilité du projet de loi à ces critiques américaines et la profonde remise en cause de la version de l’Assemblée Nationale par le Sénat.
Cet épisode contre l’iTunes d’Apple serait en tout cas la parfaite illustration « de la façon dont une attaque sur des droits de propriété intellectuelle menace la dynamique de l’innovation » appuie un peu plus Thomas Barnett. Pour ce représentant de la section antitrust du département de la justice américaine, qu’Apple soit en position majoritaire sur la quasi-totalité de l’offre en ligne ne semble en tout cas pas ébranler l’analyse. Notons enfin que ces coups de griffes interviennent alors que Microsoft et la Commission s'affrontent sur les fonctionnalités de Vista, lesquelles risqueraient de fausser la concurrence sur le marché européen.
Selon son point de vue, rapporté par Reuters, la régulation via l’interopérabilité aura surtout pour effet « de nuire aux consommateurs, ceux-là mêmes qu'elle prétend aider ». Un message qui sera relativement apprécié par les détenteurs de lecteurs MP3 de confession autre que l’iPod. Aucun pays n’a été expressément cité dans sa déclaration lors d’une conférence à Washington DC, mais les récents débats en Scandinavie tout comme en France avec la DADVSI ne laissent pas de place au doute. En Scandinavie, les autorités de protection des consommateurs tentent d’imposer justement que les morceaux achetés sur iTunes puissent être lus sans restriction sur des lecteurs concurrents. Voilà une grosse brèche dans le modèle économique d’Apple. Pour la France, on se souvient qu’en plein débat parlementaire sur la DADVSI, le secrétaire au Commerce du gouvernement américain, Carlos Gutierrez, exposait : « Je félicite [Apple] car nous avons aussi besoin que les entreprises se lèvent pour défendre leurs droits de propriété intellectuelle. » Forcer l’interopérabilité est une « culture officielle du piratage », « parrainée par l'Etat » expliquait à ce titre la firme de Cupertino. On connaît la suite, avec la perméabilité du projet de loi à ces critiques américaines et la profonde remise en cause de la version de l’Assemblée Nationale par le Sénat.
Cet épisode contre l’iTunes d’Apple serait en tout cas la parfaite illustration « de la façon dont une attaque sur des droits de propriété intellectuelle menace la dynamique de l’innovation » appuie un peu plus Thomas Barnett. Pour ce représentant de la section antitrust du département de la justice américaine, qu’Apple soit en position majoritaire sur la quasi-totalité de l’offre en ligne ne semble en tout cas pas ébranler l’analyse. Notons enfin que ces coups de griffes interviennent alors que Microsoft et la Commission s'affrontent sur les fonctionnalités de Vista, lesquelles risqueraient de fausser la concurrence sur le marché européen.
Source :
Reuters
Marc Rees
le 15 septembre 2006 à 08:34
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